Posts tagged ‘voyage’

Ormuz

Jean Rolin41850MkP76L

Quatrième de couverture : Unissant le golfe Persique à la mer d’Arabie, le détroit d’Ormuz voit transiter une part importante du pétrole et du gaz irrigant l’économie mondiale. De temps à autre, l’Iran menace de le bloquer, cependant que les États-Unis y font défiler leurs navires de guerre. En gros, c’est ce que l’on désigne comme une zone de tensions, et comme un enjeu stratégique. Or Wax, un personnage aux contours indécis, a formé malgré tout le projet de le traverser à la nage. Y parviendra-t-il, avec l’aide du narrateur et en dépit de difficultés innombrables, ou bien va-t-il plutôt se noyer dans le détroit, pour finir ?

Wax a-t-il réussi à traverser le détroit ? Et d’ailleurs,Wax existe-t-il vraiment ? …..Après tout, peu importe.

Il nous suffit de suivre sa trace sous la plume de Jean Rolin pour mesurer la vanité de l’aventure et la dangerosité de ce lieu hautement stratégique raconté ici de façon inattendue avec un luxe de détails digne d’un naturaliste. Les lieux, les hommes, les animaux, les bateaux de guerre, les barques de pêche, la contrebande, les plantes. Tout a sa place ni plus ni moins dans ce  jeu d’échec grandeur nature, où les puissances se jaugent et s’affrontent.Oman, Irak,Iran, Emirats, USA, France et d’autres »acteurs » des grandes manoeuvres qui prennent ici des allures de film d’avant guerre avec ses officiers en uniforme blanc, ses bouges et ces supposés espions.

Beaucoup de parenthèses et de digressions baroques et savoureuses tout au long des ces courts chapitres émaillés de noms d’oiseaux (guide ornithologique à l’appui), de navires de guerre (avec fiche technique et armement) de batailles (avec dates et référence youtube)  d’ilôts et de vieux fortins en ruine. C’est plein d’ironie et de sable, ça grince, le soleil tape, les stratégies se déploient dans ce minuscule environnement hostile et brûlant..(ah les stratégie asymétriques !!!) Tout est dans le pouvoir des mots et l’auteur en conteur moderne nous entraîne, sur un sujet pourtant loin d’être romantique, sur les sentiers de l’ailleurs et de l’impalpable. On a alors le sentiment d’un voyage au bout de l’absurdité..Quelques arpents de sable, une mer polluée, un enjeu planétaire où le spectacle des nations qui montrent leurs muscles nous apparait vain et ridicule. Un très bon moment de lecture et une réjouissante leçon de géopolitique !650px-Straße_von_Hormuz

11 mars 2014 at 18 h 07 mi Laisser un commentaire

En route pour un tour du monde gastronomique !

Je laisse ici la plume ….ou plutôt la spatule à ma fille qui vous parle de cuisine :o)

Ahlan wa sahlan, Bienvenue !

Le kit Kitchen Trotter de janvier

Le kit Kitchen Trotter de janvier

   A l’occasion des fêtes de Noël j’ai eu la joie de recevoir un abonnement à Kitchen Trotter. Je ne connaissais pas mais c’est un concept intéressant et très attractif pour les fondues de cuisine comme moi !

En quelques mots : chaque mois on reçoit à la maison un paquet contenant des recettes et des ingrédients, le tout sur le thème d’un pays. Il suffit d’acheter les produits frais, de suivre les instructions et le tour est joué !
J’étais très impatiente de recevoir mon premier colis aussi je me suis ruée dessus dès qu’il est arrivé. En janvier nous étions conviés au Liban !

Comment faire un duo de mezzés ? Foul Moudammas et taboulé

Comment faire un duo de mezzés ? Foul Moudammas et taboulé

Dans mon kit j’ai découvert quatre recettes et une foule d’ingrédients : eau de rose, kit à falafel, taboulé etc… et même du savon pour prendre soin de soi une fois la cuisine terminée.
Il y avait également deux autres fiches, une présentant le pays et les ingrédients et une autre avec un petit mot de l’équipe Kitchen trotter ; j’ai trouvé ça plutôt sympathique.
Évidemment j’ai réalisé les plats au fil des semaines avec au début une petite appréhension…..Cuisiner libanais pour une française ça ne va pas forcement de soi.
Heureusement les fiches sont très bien faites : les étapes simples et claires sont agrémentées d’un petit conseil ou d’une suggestion qui fait toujours plaisir surtout si on vous écrit « Ne l’oubliez pas, vous êtes une chef ! ».
Voilà une démarche originale qui met un peu de couleur (et de soleil…) dans les repas de tous les jours. J’ai hâte de recevoir ma boîte de février… Où va-t-elle bien m’emmener ?

En attendant « Bon appétit » ou plutôt Sahten comme on dit au Liban !

Le résultat

Le résultat

Namoura ? Tout est là !

Namoura ? Tout est là !

5 février 2014 at 15 h 05 mi 5 commentaires

Les evapores

Thomas B. Reverdy41tZInmmjDL

L’éditeur : Trois cartons et une valise, c est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D un disparu, on dit simplement qu il s est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer
à chercher son père,qu elle a pourtant quitté depuis des années pour vivre à San Francisco. Elle demande à Richard , son ancien amant, de partir avec elle à la recherche de Kaze. Par amour pour elle, ce détective privé mènera l enquête dans un Japon « parallèle », celui du quartier des travailleurs pauvres de Sanya à Tokyo, repaire pour des milliers d évaporés, et des camps de réfugiés autour de Sendai. Peut-on se débarrasser de son passé ?Ces questions sont au coeur de ce roman qui, sous ses dehors de roman policier et d histoire d amour, mène une véritable enquête existentielle. De façon poétique et sensible, Thomas B. Reverdy explore la part d ombre en chacun de nous et met en scène toutes les variations possibles de notre désir de fuite.

Un roman japonais prenant et original.

Kaze, disparu dans son propre pays : « évaporé » comme  beaucoup le font là-bas. Ils ne donnent aucune nouvelle pendant des années ou plus jamais. La honte et le déshonneur les font changer de vie ou mourir. Mieux vaut ne pas savoir. La famille ne les cherche pas, la police non plus

Mais Yukiko vit aux USA depuis longtemps. Plus vraiment japonaise, pas encore américaine. Elle reviendra chercher ce père disparu et renouera tout naturellement avec sa vie d’avant, ses amis, ses habitudes, les goûts, les odeurs de son pays natal. Des racines profondes et indestructibles.

De très beaux passages sur Kyoto, les quartiers méconnus de Tokyo, les démunis, les paumés, les vies parallèles et clandestines. L’auteur décrit un Japon rarement présenté ainsi.

Subtile beauté des paysages, des femmes japonaises. Portrait d’un pays, après Fukushima, en proie au doute et à la corruption et qui malgré sa modernité semble toujours habité par son passé, ses codes, ses traditions. Mystère de la langue, des signes, de la musique des mots. Rôle de l’oubli, de l’appartenance. Recherche d’une identité à travers un désir de fuite réelle ou imaginée.

Comme Richard l’Américain, l’Occidental, on se sent étranger, maladroit face à ces situations singulières. On ne comprend pas mais on se sent aussi paradoxalement en phase avec le héros disparu dans sa recherche d’une existence nouvelle – C’est attirant – Sera-t-il plus heureux et apaisé ? A-t-on droit à une deuxième chance ? Aura-t-on le courage de regarder sa vie en face, et là sans demi mesure, si le bilan est négatif, partira-t-on sans se retourner ?

Un roman qui soulève bien des questions dérangeantes sur un ton un peu désespéré. Troublant

4 décembre 2013 at 9 h 37 mi Laisser un commentaire

Traité du zen et de l’entretien des motocyclettes

Robert M. Pirsigzen

L’éditeur : À deux sur une moto, père et fils sillonnent les routes, direction la Californie. Ils croisent Newton, Goethe et Kerouac. Ils réparent carburateur, culasse et pistons mal huilés. Chris raconte des histoires de fantômes, son père lui dévoile l’art de l’informatique et les théories de la Création. Ils se découvrent comme on démonte un moteur. C’est un road-trip, une chevauchée philosophique et fantastique…

Robert M. Pirsig est né en 1928 à Minneapolis. Il a été rédacteur technique dans les revues spécialisées consacrées aux motocyclettes.
CIMG1935Les vacances se terminent
Ensoleillées et familiales
Pour faire durer le voyage, voilà un livre ébouriffant
 Je crois qu’on devrait tous se mettre à la moto !
Après Fulvio Ervas qui en avait démontré les vertus dans « N’aie pas peur si je t’enlace » c’est au tour de Pirsig de prouver à quel point c’est un fabuleux moyen pour aller à la rencontre des autres, se libérer du quotidien, affronter ses peurs et resserrer les liens familiaux !
Encore mieux que le divan de Sigmund …. en plus on voit du pays, l’aventure à l’écoute du moteur, l’esprit libre de vagabonder et de faire le point.
un roman unique, une résurrection pour un père schizo et un fils plutôt mal parti
Pour l’auteur la vie est à l’image d’un bricolage soigné appliqué à sa moto : entretenir son engin , c’est regarder le fonctionnement, y réfléchir, prendre son temps, ne pas brusquer – agir avec amour comme un bon artisan – Il ne suffit pas de savoir lire le mode d’emploi, on doit se pénétrer de l’existence même des objets, se soucier de la  « Qualité ».
 Définir la « Qualité », tel est son Graal tout au long du livre. Cette quête donne lieu à une passionnante réflexion philosophique (très abordable…) assortie d’un road movie plein de souffle, de désespoir et de grandes joies.
On y croise Raymond Poincaré, Socrate, Platon..bien d’autres encore. Le temple de la raison contre la pensée romantique…comment lier les deux ? Peu importe que vous n’ayez pas de moto, ce livre s’adresse également aux amateurs de machines à laver, bicyclette, perceuse et tout autre engin susceptible de tomber en panne ou de nous tracasser !
( Sûr que la moto c’est plus fun !)
Le héros, libre penseur tombé dans la folie…. sauvé par l’amour d’un fils est un bel esprit à la recherche de la vérité. Un bouquin étonnant que n’auraient pas renié les adeptes de Kerouac, un livre tout corné, avec des passages surlignés (rare chez moi de faire ça…)…notamment celui où il développe un exemple de blocage : il est absolument inadmissible d ‘être tenu en échec par une misérable vis au cours d’un démontage…oh que oui! …Combien de trépignement et de cris devant un noeud qu’on n’arrive pas à dénouer, un boulon qui ne veut pas tourner, une serrure grippée ou un tiroir coincé… Attention, ce petit détail ne l’est pas.
Face à ce mini problème on se heurte en fait « au grand inconnu, au vide qui est au coeur même de la pensée occidentale » … ben oui rien que ça !!
J’ai adoré cette façon qu’il a de donner à nos actes les plus quotidiens et les plus anodins, une signification bien plus intéressante et plus importante qu’elle nous apparait. Chaque problème petit ou grand  doit et peut être résolu par le calme et la réflexion.
une écriture précise et allègre, des épisodes parfois sombres…mais toujours une sortie, une leçon, un conseil.

30 août 2013 at 8 h 02 mi Laisser un commentaire

Sur le chemin des Ducs

Bernard Ollivier51OKTl+MKYL

L’éditeur : Retenu, depuis trop longtemps à son goût, loin des sentiers, Bernard Ollivier, en marcheur et en amoureux de la nature, est reparti sur une route de pèlerinage peu connue, le chemin des Ducs de Normandie, allant de Rouen au Mont-Saint-Michel. Sur les traces de l’histoire, dans des départements qu’il connaît bien pour y avoir vécu, l’auteur de Longue marche dit son goût pour l’aventure moderne et intime de la randonnée. Tout au long des kilomètres parcourus en duo pour la première fois de sa longue carrière de marcheur solitaire , il constate les changements de sa Normandie natale. La fermeture des usines et l’exode rural n’altèrent pas l’éternelle beauté de ses bocages, de ses vallées. Lieu de mémoire et de légendes, la Normandie demeure mystérieuse, gardienne de trésors qu’elle ne partagera, au creux d’un chemin, qu’avec ceux qui sauront lui donner du temps.
Une jolie balade un peu nostalgique sur les chemins normands.
C’est l’automne, le paysage est magnifique ; bocage, forêt dorée, chemins creux, vieilles maisons
Le rythme est lent…ce n’est plus le même marcheur que celui de la Route de la Soie ! Il prend son temps sur le chemin des souvenirs et de l’histoire de France. C’est aussi son histoire car il est d’ici..De l’émotion à parcourir les lieux de son enfance, à noter les changements.
Le chemin n’a pas été parcouru d’une traite et je trouve que c’est dommage..le souffle manque un peu, l’enthousiasme semble retomber à chaque interruption. Par contre, j’ai aimé partager avec lui ses impressions sur les bienfaits de la marche, la difficulté à reprendre la vie « normale » après une longue randonnée.
Et puis, on apprend des choses bien sûr..mais je suis un peu déçue..la traversée de la baie ne l’enthousiasme guère…On a le sentiment que parfois, il se répète
Heureusement, son humour est toujours vif et il y a cet amour des arbres et de la nature qui illumine cette marche et la rend attachante.
Merci à Babelio et aux Editions Phébus pour cette lecture.

13 juillet 2013 at 20 h 05 mi Laisser un commentaire

N’aie pas peur si je t’enlace

Fulvio 51wzIOhavwL Ervas

L’éditeur : Un voyage de trente-huit mille kilomètres, qui commencera par la traversée des Etats-Unis en Harley Davidson. C’est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l’âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l’enlace afin de sentir ce que l’autre a dans le ventre et pour cette raison ses parents ont inscrit sur ses T-shirts : N’aie pas peur si je t’enlace. Pourtant ce voyage se fera, à travers les Etats-Unis et jusqu’en Amérique latine, mille fois plus inattendu que prévu. Sous le regard étonné et teinté d’humour du père, Andrea caressera les crocodiles, communiquera avec les chamans indiens, embrassera les jeunes filles et enseignera à son père à se laisser aller à la vie. Il fera de cette expérience une aventure épique, difficile et grisante.

Une aventure à risque pour ce père épris de liberté qui se lance sur les routes avec un fils autiste de 18 ans. Andréa est beau comme un dieu, marche toujours sur la pointe des pieds comme s’il voulait toucher le ciel… Andréa est imprévisible. Sur leur moto, ils vont se frotter aux grands espaces américains, sans filet. L’écrivain Fulvio Ervas, à l’écoute de cette histoire extraordinaire nous en fait un récit sensible.

Il ne s’appesantit pas sur les obsessions d’Andréa, les passages à vide, les absences, les difficultés…. Elles sont là, il le dit, c’est tout ; ça n’empêche pas d’avancer, de vivre des moments de bonheur et d’amour absolu pour ce père et son fils. Un grand courage, un immense besoin de secouer le carcan du quotidien et de la maladie donnent une dimension supplémentaire à ce voyage tissé de rencontres au sein d’une nature à la mesure de leur pari …. Faire Grand, Enorme, tous les deux, loin de tout ; car il s’agit bien d’une authentique équipée qu’on aurait même du mal à suivre tellement c’est intense et bourré d’imprévus !

Un trip plein de tendresse, d’humour et de philosophie..une leçon de vie, qu’on doit empoigner quels que soient les problèmes..le voyage comme une libération, une thérapie ; pas un conte de fée…loin de là..mais une fable riche de chaleur et d’émotions.

J’ai beaucoup aimé ce livre si vivant qui donne la gnaque, l’envie d’aller à contre courant, de faire ce qu’on a envie quand on le sent, se laisser porter par la vie. C’est bien raconté, sans pathos ; l’intérêt ne faiblit jamais.

andrea 6

19 juin 2013 at 6 h 39 mi 2 commentaires

Promenons-nous dans les bois

Bill Bryson81cKJtMcgFL._SL1500_

Quatrième de couverture : Rentré aux Etats-Unis après des années d’absence, le désopilant Bill Bryson a voulu faire un retour à la nature en s’attaquant à l’Appalachian Trail, un sentier qui serpente sur 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorgie. Dans cette aventure qui mêle histoire naturelle et histoires drôles, il s’est choisi pour compagnon de marche son vieux copain d’école, Stephen Katz. Le problème, c’est que Katz préfère regarder des épisodes d’X-Files dans les motels. L’autre problème, c’est qu’en se promenant dans les bois on risque de croiser d’étranges créatures qui n’ont pas l’humour de l’auteur : des ours, d’autres randonneurs, sans oublier les plantes toxiques qui vous rendent plus vert qu’un Martien. « Jamais un bouquin ne m’a fait autant rire ! » s’est exclamé Robert Redford, qui l’a élu comme livre de chevet.

A la redécouverte de son pays, Bryson ( dont j’avais apprécié « Motel Blues ») nous entraîne du Maine à la Géorgie dans une Amérique sauvage, le long de l’Appalachian Trail où il fait (plus ou moins ) bon crapahuter. Tout en cheminant, il raconte la Grande et les petites histoires des régions traversées….anecdotes macabres ou drolatiques, d’ordre géologique, écologique…. Une mine d’infos alors que la forêt nous entoure, les torrents chantent et les ours guettent…. Mais attention!! il vaut mieux avoir de l’humour face à certaines situations ou certains randonneurs parfois plus redoutables que des serpents à sonnette !

apa C’est un carnet de voyage très réjouissant (merci à Gwenaëlle de me l’avoir signalé). Il m’est arrivée de pouffer au détour d’une remarque, surtout lors de l’achat du matériel et de la préparation « psychologique » du randonneur qui prête une oreille frémissante à toutes les  choses horribles qui peuvent arriver sur le parcours, y compris dans un film comme « Délivrance » qui fut tourné là où débute le périple !

Pas du tout la même ambiance que dans « Wild », c’est sûr. Moins d’émotion et de tensions, des motivations différentes. Mais l’Appalachian Trail n’est pas une mince affaire et même si les deux compères n’en feront qu’une partie, ils sont loin d’avoir la forme olympique. Heureusement que sous la plume de Bryson même les galères se transforment comme par miracle en prétexte à se moquer ( surtout de lui-même) apprendre ou s’émerveiller car tout n’est pas rose dans cette partie du monde ; l’air de rien, le nez au vent, il trace un portrait  plein de saveur et d’émotion d’une Amérique profonde (petits villages isolés, villes endormies) attirant notre regard sur une nature sauvage en danger (tourisme effréné, paysages saccagés, arbres malades).

J’aime beaucoup sa fierté enfantine d’avoir, avec son copain Katz, alcoolique repenti (pas tant que ça en fait…) fait ce retour à la vie sauvage : « Nous avions fait 800 km depuis notre départ d’Amicalola. Il y avait de quoi être fiers. Nous étions de vrais randonneurs maintenant. Nous avions chié dans les bois et dormi avec les ours. Nous étions devenus et serions pour toujours des hommes des montagnes. »

Il retrouvera Katz plus tard pour faire une partie plus sauvage de l’AT. Mais tout comme ils ont abandonné ce tronçon, j’aurais bien fait pareil avec la dernière partie du livre ; la connivence avec son compagnon n’est plus, ils sont déçus….Moi aussi…..On le sent dans le récit qui aurait gagné à s’arrêter à la page 227 ! Ensuite,   passez votre chemin ou attendez vous à quelque chose de plus pédagogique et un brin soporifique. A part ça c’est un livre très chouette !
Robert Redford l’ a parait-il adoré et en a acquis les droits cinématographiques pour devenir Bill à l’écran. Reste à savoir qui peut jouer Katz ? bill-bryson

29 mai 2013 at 13 h 00 mi 2 commentaires

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