Posts tagged ‘spectacle’

Un bon moment….. »Ensemble et Séparément »

En ce mois de janvier j’ai eu le plaisir de voir une excellente pièce … malgré un fauteuil peu confortable (pas de place pour les jambes) et une chaleur équatoriale qui semblait s’être concentrée en haut des balcons !

« Ensemble et Séparément » avec Jean Piat et Marthe Villalonga à  la Comédie des Champs Elysées

Une pièce drôle, profonde aussi…un jeu d’acteurs parfait ; Jean Piat presque 90 ans et toujours une immense présence, une allure, beaucoup d’élégance malgré une jambe qui doit le faire souffrir. Quelques hésitations, bien vite rattrapées mais durant 1h15 on a l’impression de revoir Le fameux Comte d’Artois des Rois Maudits, certes un peu moins fringuant mais c’est la même voix, les mêmes intonations.

Marthe Villalonga, toute en retenue, a laissé tomber cet accent pied noir qui fait notre bonheur au cinéma. Elle campe ici une femme maligne et tendre mais aussi complexe et un peu perdue. Beaucoup de nuances dans son jeu.  Du Françoise Dorin efficace. Deux solitudes qui se rejoignent dans une  » amour-mitiè » très plausible et …très moderne. Certaines répliques sont prévisibles, c’est vrai, mais on passe une bonne soirée à suivre ce couple d’âge mûr qui nous donne la pêche. Beaucoup de vieux dans la salle ….éhéhéhé ….dont je suis. C’est un tort car cette pièce concerne tous les âges ; c’est un hymne à la vie et à l’amour, au hasard qui vous tombe dessus parfois, aux relations qui, de mille façons, peuvent exister entre les hommes et les femmes. On sort de la salle avec le sourire et une pensée particulière pour Jean Piat qui au moment de saluer est apparu bien plus fragile et disons le, bien plus vieux que pendant le spectacle. Miracle de la scène et d’un rôle taillé pour lui qui l’habitait tout entier..Une pensée aussi pour Marthe Villalonga qui prend soin avec tendresse de son compagnon de scène et joue drôlement bien du piano. Ils forment un tandem épatant

26 janvier 2014 at 10 h 39 mi Laisser un commentaire

Bollywood Express

Jeudi soir à Rennes, embarquement pour une Inde de pacotille mais combien généreuse et pleine d’énergie !

Un spectacle produit à Mumbai  « 100% Bollywood » déluge de bling et de kitsch!

On parcourt le pays à bord d’un train. Alliance du cinéma et de la danse : l’écran en fond de scène s’intègre parfaitement à l’histoire.  Quelle pêche ! On frappe des mains, on se trémousse sur sa chaise tels des adorateurs de Shiva, un tika vous pousse entre les deux yeux ; histoire débile à l’eau de rose..On s’en fiche ! Mais de l’humour, des méchants, des super-gentils, un prince, une belle journaliste …Wouahhhhhhh n’en jetez plus !

Tout est prétexte à des danses effrénées combinant modernité et postures anciennes. Rythme prenant. Les hommes dotés d’abondantes chevelures noires, pantalons moulants et tenues scintillantes, découvrent des torses musclés face à des filles voluptueuses et sensuelles mais sacrément dynamiques. Dépaysant et euphorisant. Tout le monde avait le sourire en sortant de la salle dans la grisaille et le crachin.

En Inde, le cinéma est fait pour oublier la morosité et les soucis du quotidien….ça tombe bien et c’est une bonne idée commerciale d’avoir apporté ce spectacle chez nous. Vive Ganesh dieu dodu et bienveillant ! A nous les Taj Mahal en plastique blanc sur fond rose et les beautés  sucrées du Pendjab ! Happy Diwali !…Les lumières de Noël me paraissent du coup bien ternes à côté de toute cette profusion de couleurs ;o)

A la sauce Geek, la magie de Bollywood ça peut être aussi ça :o)

14 décembre 2013 at 10 h 10 mi Laisser un commentaire

Lang Lang à Pleyel avec le New York Philharmonic

Après Calacas, direction la salle Pleyel et le New York Philharmonic

Je revendique mon éclectisme ! Et puis on avait bien envie de voir et d’écouter « en vrai » Lang Lang.  L’étoile filante qui parcourt la planète se posait à Paris pour un peu plus de 30 minutes de concert !

Le Philharmonic est  dirigé depuis 2009 par Alan Gilbert qui l’a engagé dans l’exécution d’oeuvres de compositeurs américains et de musique contemporaine ; c’est aussi une histoire de  famille..papa et maman sont violonistes dans l’orchestre dirigé par leur fils !

J’aime la musique.  Pas spécialiste du tout, je dirai simplement ici ce que j’ai ressenti au niveau des émotions et de la chaleur qui se dégageait de cette soirée. Alan Gilbert est un homme souriant, la mâchoire carrée, énergique et vibrant ; il  occupe tout l’espace avec un plaisir évident à diriger auquel répond le plaisir non moins évident des musiciens à jouer.

Premier morceau « Feria » de Magnus Lindberg…..Là, j’avoue, je zappe, je n’ai pas aimé, pas compris, des sons forts, pas d’harmonie, abstraction musicale..n’évoque rien..pas envie d’en savoir plus ; c’est mal, je sais…tant pis !

Ensuite, devant nos yeux, l’orchestre se lève, on range les chaises, les partitions, les violonistes partent, changent de côté, un piano surgit sur la scène comme par magie des entrailles du théâtre….J’ai pensé alors  à certains dessins de Sempé qui montrent  les musiciens en coulisse, le monsieur qui place les partitions et se trompe, les blagues qu’ils se font…. tout ça dans la décontraction la plus totale…puis apparait Lang Lang., comme le piano, subitement. Petit, souriant, tendu, la mèche noire, ramassé dans son costume, prêt à bondir sur son instrument !

Il s’installe, je ne le vois que de profil :  Bartok, concerto pour piano n°2. Concentration maximum, complicité totale avec le chef d’orchestre, d’emblée, on le sent. La part belle est faite aux cuivres ;  le piano… les doigts voltigent comme indépendamment du pianiste…. virtuosité, technicité, puissance … On est entraîné et hypnotisé par  son jeu.. on devine une partition hyper compliquée et technique qu’une jeune femme prend garde à bien tourner au bon moment. Il est parti dans son monde, nous avec ; pas trop de mimiques, plutôt sobre.

Le début du deuxième mouvement est magnifique. Les cordes donnent effectivement comme il est dit dans le livret « un effet lunaire et glacé » sur fond de timbale ;  Lang Lang poursuit son martelage inspiré : il prend le temps de regarder, presque d’avaler sa partition ou est-ce une attitude pour mieux coller et se fondre dans sa musique.

Dernier mouvement puissant, grande cohérence, fusionnel avec l’orchestre. Alan Gilbert y est pour beaucoup. C’est déjà fini ! Nombreux rappels. Le pianiste salue, remercie, détendu, en nage, ses yeux noirs enveloppent la salle. Il revient pour Liszt,  montrer qu’il sait aussi effleurer les touches. Un peu cabotin là? …. Ici s’arrêtera sa prestation.

Le concert se termine par la Symphonie n°5 de Prokofiev...c’est « épique et méditatif »( cf.livret) . L’orchestre donne toute sa force et son talent sous la baguette d’un chef généreux et expressif. Beaucoup de jubilation dans leur jeu. Mais j’ai déploré que, la symphonie à peine terminée, beaucoup de gens se précipitent vers la sortie. Pourquoi ne pas profiter encore de cet orchestre et prendre le temps de les saluer ? Snobisme ? Un train à prendre? Du lait sur le feu ? Manque de correction ? Histoire de dire simplement « J’y étais » ???

Heureusement la majorité est restée ! Des rappels. Ils ont joué la Marche de Radetzky, puis un autre morceau au style différent…. une colle pour moi : César Frank ? Gershwin ? J’ai demandé à mon voisin, mais comme il n’avait même pas reconnu la marche précédente je me suis dit que je n’étais  si nulle que ça 🙂 Si quelqu’un peut me renseigner à ce sujet…. C’est fait ! (voir les commentaires) Il s’avère donc qu’il ne faut jamais se moquer de ses voisins et  que le niveau de ma culture musicale correspond à l’indice des températures actuelles : – 10, -15 ! Mais je ne demande qu’à apprendre 🙂

PLEYEL ….  Je n’y étais pas retournée depuis plus de 30 ans, au temps de « Connaissances du Monde » quand des alpinistes (Mazeaud, Rebuffat..etc..) et des explorateurs  nous contaient de vive voix et films à l’appui leurs fantastiques tribulations en Himalaya, en Papouaisie ou en Antarctique!  Tout ça n’existe plus, mais j’ai eu grand plaisir à renouer avec cette belle salle modernisée  pour y passer une excellente soirée.

8 février 2012 at 14 h 39 mi 6 commentaires

CALACAS

Le zingaro nouveau est arrivé !

J’avais trouvé Darshan ennuyeux …. Calacas me réconcilie avec Bartabas ! Toujours aux premières loges, le nez sur la piste ; du sable dans les yeux, on vibre au rythme du galop des chevaux et des acrobaties des cavaliers.

Le Mexique,  la mort, des squelettes gros, petits, laids, drôles, charmants,affreux, ridicules, frénétiques…. partout… suspendus à des fils, sur de petits chevaux tricotant des pattes ; des squelettes, comme nous les vivants, avec leurs personnalités, leurs outrances ! On rit de cette autre vie qui nous attend ; on s’en moque, on la regarde bien dans les yeux ! Les tableaux alternent, magnifiques, insolites, burlesques ; des numéros d’une chorégraphie inventive à un rythme soutenu.

Une piste avec un cygne noir, des dindons…. Hommes et bêtes, défilé furieux de carrioles grotesques – vanité vanité, tout n’est que vanité – Même les pompiers, les mariés, les animaux, sont réduits à l’état d’os, tas d’os désarticulés qui miment, raillent, continuent leurs rondes infernales. Du Grand Guignol… des acrobates pleins  de grâce ou de force, des percussionnistes extraordinaires, chinchineros qui tournent et virevoltent avec grosses caisses et cymbales !  Double piste en haut et en bas.

Alors comment ne pas avoir le tournis, pris par la musique, les costumes, la souplesse des acteurs, la beauté des chevaux comme cet arabe blanc qui galope seul en piste .. Beauté pure

On rit, on tremble, on se pousse, surpris par un funambule qui, tenu par un fil, vous passe à quelques centimètres du visage, tout grimaçant dans son masque de mort bien trop grand pour lui ! Quel plaisir

Voici quelques photos d’Agathe Poupeney ; vous en trouverez d’autres ICI

29 janvier 2012 at 17 h 11 mi 2 commentaires

les amis du placard

Quelques jours à Paris..et le plaisir d’aller au Théâtre de la Pépinière découvrir cette pièce de Gabor Rassov.. noire mais si drôle !

La mise en scène est de Pierre Pradinas.

Le sujet : Profitant d’une vente promotionnelle dans une grande surface de la région parisienne, Jacques (Didier Bénureau) et Odile (Romane Bohringer) se sont achetés un couple d’amis.
Ils les gardent dans un placard et les sortent régulièrement dans l’espoir de passer de bonnes soirées. Jour après jour, ils se montrent de plus en plus exigeants avec ces amis qu’ils ont tout de même payés assez cher.

On rit jaune dans cette pièce rythmée et méchante. Voilà deux bourgeois qui s’ennuient ;  mais grâce à cette merveilleuse société de consommation, ils ont la possibilité de s’acheter des amis au super marché..il suffit de leur donner un peu à manger et de leur réserver un placard où au moins l’un d’entre eux pourra s’allonger. Encore mieux que des animaux de compagnie ! Corvéables à merci, ils sont jour et nuit à la disposition de leurs acheteurs…deux tyrans domestiques frustrés qui se vengent sur ces humains  rabaissés au statut de « choses ».. brimades et flatteries..les deux monstres leur prennent tout..dignité, pudeur, amour..ne respectent rien !

Quelle comédie..on ne sait si on doit rire ou pleurer de toute cette farce..on éclate de rire parfois jusqu’aux larmes devant l’absurdité et le burlesque de certaines scènes (la sequence des marionnettes est terrible et celle de la conversation littéraire irresistaible ! ) Pouvoir, manipulation, inaptitude aux relations humaines, tout est truqué, faussé par l’argent..dominés et dominant, les hommes  plus cruels encore sous des dehors civilisés ; les plus bas instincts se déchaînent ! Pour notre plus grand  bonheur..

Des acteurs à la hauteur : Romane Bohringer, coincée et bête comme ses pieds,  respire la médiocrité, pleine  d’une admiration dégoulinante pour son imbécile de mari qui n’est qu’un raté dans la vie courante.  Alors c’est dans leur maison qu’ils exercent pouvoir et sadisme sur leurs jouets  humains. Regard vide et diction impéccable, elle passe de la douceur à la haine avec une facilité glaçante. Sanglée dans des robes de « pouffe », perchée sur des talons hauts, affublée d’un chignon ridicule..aucun cheveu ne dépasse..elle nous fait à la fois peur et pitié. Une sacrée composition.

Et que dire de  Didier Bénureau, incarnation vivante de la méchanceté et de la connerie la plus crasse..il suinte la veulerie, se vautre dans l’abject et le sadisme avec délectation  comme un gros chat pervers..un  vrai régal!

Les pauvres amis sont touchants de bassesse et d’invention(excellent Matthieu Rozé)..pleins d’imagination et de santé..ils ont été élevés en plein air et sont garantis bio !..comme les poulets. Ils se révoltent quand même, essaient de lutter, louvoient, tentent, flattent, critiquent…

Une pièce jubilatoire et cruelle qui dénonce des travers de notre temps. Des monstres qu’on aimerait être ..rien qu’un tout petit peu parfois..pour se venger de tout ce qu’on n’ose pas dire ou faire dans une société où la pression et les contraintes  ménent fatalement à la frustration et à un individualisme forcené qui nous éloigne les uns des autres.

16 novembre 2010 at 17 h 17 mi Laisser un commentaire

Alexandra David Néel, mon Tibet

de Michel Langliney au Théâtre du Petit Montparnasse

avec  Hélène Vincent et Emilie Dequenne

Extrait d’un article de Dominique Darzacq : « Pionnière à la volonté de fer, exploratrice fascinée par la culture et les peuples qu’elle rencontre, orientaliste érudite qui n’hésite pas, à soixante et onze ans, à s’embarquer pour la Chine qu’elle sillonne pendant sept ans, et où elle affronte les épouvantes de la guerre sino-japonaise, Alexandra David-Néel (Hélène Vincent) est une sacrée bonne femme que Michel Lengliney prend au soir de sa vie. A ce moment où, recluse dans sa « Forteresse de la Méditation » de Digne, elle engage Marie-Madeleine Peyronnet, qu’elle rebaptise méchamment « Tortue » et qui sera pendant plus de dix ans, sa secrétaire, sa confidente, sa nounou, sa bonne à tout faire et, peut-être avant tout, son souffre-douleur. Ses jambes l’ont lâchée mais pas la tête. Percluse de rhumatismes qui l’obligent à se déplacer avec des béquilles et la confinent sur sa chaise longue, elle se sent « rouillée comme un vieux cargo sur un banc de sable », enrage et vitupère contre le paysage, « ces Alpes qui se poussent du col pour singer mes Himalayas « .

  Je suis allée voir cette pièce il y a quelque temps, c’était la dernière ; je ne le savais pas mais  l’ai ressenti à la fin quand les deux actrices se sont étreintes longuement avec émotion. Deux comédiennes de cinéma pour moi. D’abord Hélène Vincent inoubliable dans ‘La vie est un long fleuve tranquille » et Emilie Dequenne, révélation de Rosetta.

J’ai voulu  la voir  en hommage à Alexandra David Néel qui m’a donnée envie toute petite de partir,  de voyager, de comprendre. Une femme libre et forte dont le livre « Voyage d’une parisienne à Llassa » qui trônait dans la bibliothèque de mes parents m’a profondement marquée. En 1924, déguisée en paysanne tibétaine, elle sera la première Européenne à entrer dans Lhassa, ville sainte et capitale d’un Tibet interdit aux étrangers. Et ce n’est qu’ une  des aventures de cette femme exceptionnelle au destin unique…elle a parcouru l’Orient, la Chine, l’Inde, le Tibet et bien d’autres contrées.   Il y a quelques années, nous avons eu l’occasion de visiter sa « Forteresse de la Méditation » à Digne au milieu de ces Himalayas miniatures qu’étaient pour elle les Alpes. Quelle émotion de retrouver tous ses souvenirs de voyage…son bol, la toile de tente, son bonnet…émotion d’autant plus grande que c’est  Marie-Madeleine Peyronnet,  qui sera pendant plus de dix ans sa secrétaire et  sa confidente, qui nous a reçus..vieille dame pétillante et pleine  d’humour qui nous a conté les années vécues avec cette formidable femme qui a 100 ans demandait le renouvellemnt de son passeport ! formidable et terrible d’égoïsme, dure, exigeante, despotique mais d’une  intelligente hors du commun et d’une volonté de fer. La Tortue  nous a avoué en avoir bavé mais avoir vécu avec Alexandra une expérience exceptionnelle qui l’a marquée à jamais ;  les plus belles années de sa vie. Alors je suis allée au théâtre pour  mettre des images sur ce qu’elle nous avait dit, pour faire revivre un instant cette grande exploratrice. Je n’ai pas été déçue !

Sur la scène, une Alexandra plus vraie que  nature..même physiquement..le chignon, les canes, les jambes qui n’obeissent plus..elle voyage dans sa tête, écrit, traduit, exige, flatte, méprise, commande, délire et puis la Tortue campée par une Emilie Dequenne très inspirée, déterminée et fragile . Elle  subit, apprend , comprend,  renonce, peste mais revient toujours,  attirée par les lumières d’une personnalité extraordinaire.

Les vacances approchent et si vous passez par Digne, poussez la porte de  Samten Dzong…. si la Tortue est toujours vaillante, j’espère que c’est elle qui vous guidera dans ce drôle d’endroit où plane encore la présence de cette femme incroyable !

7 juin 2010 at 6 h 16 mi 9 commentaires

Le mec de la tombe d’à côté….au théâtre

J’avais aimé le livre.. la pièce ne m’a pas déçue ! 

Des interprétes drôles et émouvants : Vincent Winterhalter… nounours mal peigné qui joue à merveille les gros ploucs faussement balourds,  plein d’humour et de tendresse et Anne Loiret, la crevette, la beigasse, toute  menue,  agaçante, drôle,  assoiffée d’amour …. Un duo très crédible qui fonctionne du tonnerre. On retrouve toute la cocasserie du livre : lui obsédé par les vaches à traire, les tracteurs à vidanger et la ferme à sauvegarder, elle folle de pureté, de livres, d’opéra mais aussi à l’écoute de ses ovaires « en folie »! La mise en scène de Panchika Velez est  excellente…chacun dans son coin pour dire ce qu’il a sur le coeur  et  souvent ensemble au milieu de la scène sous un drap blanc ou sur la banquette de la voiture pour des retrouvailles passionnées ; les corps parlent plus que les mots. Le  théâtre du Petit Saint Martin se prête bien à cette pièce  intimiste et caustique..parmi mes morceaux préférés : la rencontre au cimetière, la prise de conscience de la réalité par Daphné..ah! les broderies de la maman et les boucles d’oreille Mickey et quand Jean-Marie crie sa solitude et le vide de la maison…Schopenhauer contre Disney ou comment par amour,  jeter des ponts entre deux univers tellement différents ! Après le spectacle, on est sur un petit nuage…on aimerait que ça dure et que ça marche !

Katarina Mazetti a participé à l’adaptation de son livre pour cette pièce pleine de tendresse et d’émotion  grâce à des acteurs étonnants de naturel ! je recommande chaudement 😮  c’est le livre en chair et en os !

17 janvier 2010 at 15 h 25 mi 4 commentaires

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