Posts tagged ‘polar’

Martini Shoot

F.G. Haghenbeck51qh7bqepUL

Présentation de l’éditeur : Sunny Pascal, amateur de tequila et de planches de surf, gagne sa vie en lavant les grands d’Hollywood des scandales les plus incroyables. En cette année 1963, un nouveau contrat l’emmène à Puerto Vallarta, dans son Mexique natal, sur le tournage du nouveau film de John Huston, La Nuit de l’iguane, qui réunit sur une même plage le sulfureux couple d’Elizabeth Taylor et Richard Burton, la sublime Ava Gardner, la capricieuse Sue Lyon et tout un staff haut en couleur. Entre deux cocktails bien corsés, Sunny devra veiller à ce que ce casting de marque ne s’entre-tue pas avant le clap de fin. Une gageure lorsque l’on sait que le réalisateur a offert à chacun un pistolet en or muni de balles en argent gravées à leur nom… Un polar noir et glamour campé sur le mythique tournage de La nuit de l’iguane de John Huston.

Un polar alcoolisé, une ambiance à la Raymond Chandler sur fond de balles en argent, de coups fourrés et de sensualité torride. Un hommage aux détectives mythiques des années 50 …. Boissons fortes, pépés, gringos pas nets, mexicains corrompus jusqu’à l’os, chantages, spéculation immobilière..Que du bonheur !

Critique acerbe du cinéma hollywoodien des années 60…blanchiment d’argent, Lolitas, drogue, alcool qui coule à flots. L’action se situe pendant un tournage mythique dans la tièdeur de Puerto Vallarta..Mexique, iguanes..belles bêtes..comme Ava, sensuelle et impériale, Burton et Liz en pleine passion, Huston géant imbibé génial et violent..un producteur plutôt louche sur les bords. Tous les ingrédients d’un polar électrique dont chaque chapitre porte le nom d’un coktail du plus connu – Cuba Libre, Martini dry, Lagon bleu – au plus exotique..Kamikaze, Negroni, Salty dog… avec recettes et explications de l’origine des dits breuvages saupoudrées de la musique la mieux indiquée pour les siroter en bonne compagnie au bar de la plage devant une mer d’émeraude.

C’est drôle, violent bien écrit ( sur une Remington ou une vieille Underwood pour sûr )…très visuel, en plans rapides ou érotiques (censure Hollywood s’entend), des plans dignes de Sergio Leone..de la sueur et du sang, de l’ironie. Un régal

On replonge illico dans l’ambiance moite et vénéneuse de « la Nuit de l’iguane » ; du coup, je l’ai revisionné..pas pris une ride … Ava toujours aussi magnétique ..Burton alcoolique pas anonyme c’est sûr avec Liz Taylor pas loin derrière, Deborah Kerr plutôt inquiètante. Et il me semble même bien y avoir aperçu la longue silhouette de Sunny Pascal.

Sunny, un détective cool, grand buveur, amateur de femmes fatales, qui ne s’en laisse pas compter même devant des pointures comme Burton ou Huston, pas toujours net..du nez, de la gueule , prend des coups, les rend, pige vite, tire bien, et un vrai gentleman avec les femmes ! J’aime

16 mai 2013 at 16 h 51 mi Laisser un commentaire

La chambre rouge

Edogawa Ranpoedo

L’éditeur : Un homme mutilé aux prises avec les perversions de sa femme, une « chaise humaine » prodiguant des caresses à ses victimes, des confessions criminelles dans une « chambre rouge », une intrigue machiavélique autour d’une « pièce de deux sen »… On trouvera dans ces cinq récits une même atmosphère et un goût pour les mises en scène fantastiques et obsessionnelles : une logique implacable qui fait du crime une voie esthétique, où s’entremêlent perversions sexuelles, cruauté raffinée et délires mentaux. Edogawa Ranpo (1864-1965) est considéré comme le fondateur de la littérature policière au Japon. Ranpo Edogawa est aussi un anagramme d’Edgar Allan Poe qu’il admirait.

Ranpo_EdogawaCe livre écrit vers 1920 dans un style très moderne est d’un naturel étonnant vu le sujet ; cela lui confère une fausse naïveté propre à nous égarer ! C’est là son talent..Il nous parle de crime comme s’il évoquait une oeuvre d’art ou un prodige de l’intelligence. Attention ! Il n’est question ici que de perversions, de meurtres et de délires très japonais (?). « La chenille » dans le genre érotico-glauque en est une illustration et nous place en situation de voyeur inconfortable qui m’a rappelé un peu Mygale de Jonquet. Dépravation sexuelle, monstruosité et sadisme sont décrits de façon clinique, sans fausse pudeur. Des estampes plutôt hard !la_chenille_image

« La chaise humaine » étonnante et tordue est ma nouvelle préférée. Je me prends alors  à imaginer avec effroi ce que peut ressentir le fauteuil dans lequel je m’abandonne parfois un livre à la main…L’auteur, malicieux nous mène par le bout du nez, on croit comprendre l’intrigue, démasquer le meurtrier et ses mobiles….

« La chambre rouge » est angoissante à souhait. Mise en scène impeccable : tout semble possible dans  l’esprit d’un être dérangé qui pour s’évader de la monotonie quotidienne se jette dans une boulimie de meurtres impunis. Le crime parfait, moral (un comble !) machiavélique, et raffinement suprême..personne ne s’en doute, au contraire ! On suffoque,on est pris dans l’engrenage..là encore, on est berné !

Les dernières histoires plus « psychologiques », moins « Grand Guignol », parlent de duperie, de vengeance dont le but est toujours de prouver qu’on est le meilleur dans le pire.. Des machinations diaboliques où l’âme humaine se révèle bien sombre . Des scénarios menés avec beaucoup de rouerie

Un petit livre très particulier, formidable d’imagination et de manipulation ! C’est noir mais si bien construit qu’on ne peut être qu’admiratif devant tant d’ingéniosité …Voilà un auteur qui déploie son art avec la profondeur d’un stratège du jeu de Go ! Je lirai encore bien volontiers Edogawa Ranpo !

7 février 2013 at 7 h 53 mi 2 commentaires

Tokyo

Mo Haydertokyo

L’éditeur : Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d’une nurse à la silhouette monstrueuse… Mœurs inavouables, violence, écrasant secret… Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. Le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l’existence contestée datant de l’invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l’aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions…

Haletant…et c’est peu dire !

Chine 1937 . Massacre des habitants de Nankin par l’armée japonaise…tortures, viols….Inhumain.

Grey est une jeune anglaise étrange ; marquée dans sa chair et dans son âme, elle est obsédée par cet évènement . La solution à son mal-être réside dans la réalité d’un fait particulièrement horrible qui a eu lieu durant ce massacre…Personne ne peut croire à une telle chose ! La progression en parallèle de deux récits ( celui d’un vieux professeur témoin de l’inimaginable qui en détient une trace irréfutable, et celui de Grey qui, retrouvant cet énigmatique document, dénouera le noeud de sa folie.) rend la lecture très prenante..l’intérêt va crescendo dans les deux histoires. C’est très habile.tokyo

Ici, Tokyo est une  ville oppressante aux lumières blafardes. Immeubles  impersonnels. Grey habite une vieille demeure délabrée en troublante compagnie …une maison hantée …les esprits, les kamis rodent, la taraudent, lui parlent..Il y a surtout ce jardin humide et sauvage plein d’herbes folles et de plantes envahissantes, pourrissantes (à l’image de ce qui est sa tête ?)…Un refuge autant qu’un piège.

Galerie de personnages effrayants, noire comédie, récit sous tension permanente dans un univers en pénombre..non dit ..bruit, lumières qui clignotent,  club à hôtesses,  modernes geishas au service des hommes. Parmi la clientèle des Yakuzas, un vieil homme et une nurse comme les figures grimaçantes du théâtre No. D’étranges morts tels des sacrifices, une catharsis macabre mais salutaire qui finira en une explosion de douleurs et de vérités, avec des révélations finales assez, assez..je n’en dirai pas plus…

A vous de lire et de frissonner ! Le mélange de raffinement dans certains détails et de sous-entendus encore plus parlants que des descriptions obscènes donne à ce thriller une ambiance réellement troublante.

 

5 janvier 2013 at 14 h 55 mi 4 commentaires

Julius Winsome

Gérard Donovan

Le Mot de l’éditeur Julius Winsome, quinquagénaire, vit en ermite dans un chalet au cœur de la forêt du Maine. Horrifié par la violence, il ne chasse pas, contrairement aux hommes virils de la région. Il se contente de chérir les milliers de livres qui tapissent son chalet avec pour seul compagnon son chien Hobbes. La vision  de ce dernier, ensanglanté et mourant le changera en tueur fou..

Froid comme une lame, prenant.

Julius Winsome vit en solitaire, ne chasse pas, lit beaucoup, caresse son chien, jouit paisiblement de la nature qui l’entoure ; mais  un jour il trouve Hobbes mortellement blessé par une balle à bout portant… Pourquoi ?

Commence alors un lent voyage vers la folie …. Hobbes, son chien, son ami,  dont l’assassinat est le symbole de toutes les victimes innocentes et de la cruauté des hommes . Les tueurs sont partout dans la forêt..les chasseurs, tous les chasseurs, tous coupables parce que tous capables de tuer par plaisi. Pour assouvir sa vengeance,  Julius se révèlera un fantastique tireur animé par une haine totale. Lui, le pacifiste, est maintenant passé du côté de la mort  programmée où le gibier n’a aucune chance ; plaisir trouble à pister, mettre en joue, achever….complètement parano, il imagine des complots, des machinations.

Son père et son grand-père qui avaient fait la guerre  lui ont transmis le respect de la vie ; pas de chasse, plutôt l’amour des livres, la vie avant tout, parce qu’elle est fragile et éphémère. Mais dans ces sombres  forêts du Maine, la nature est  impitoyable, elle déteint sur les hommes, insidieusement .. une nature étouffante, sauvage et souveraine. Il suffit d’un petit déclic pour que la barbarie resurgisse quand on touche à l’intime, là où ça fait mal, nos manques, nos sentiments profonds, nos fêlures.

Un roman noir, beau, violent, barbare..une fable sur l’homme civilisé face à une nature féroce…il ne fait pas le poids ! Oppressant. On observe, on épie dans une  ambiance de glace en accompagnant Julius dans sa folie meurtrière,  juste  derrière son épaule, comme une caméra …  on sent son souffle, ses hésitations, l’excitation qui s’empare de lui et le fait frissonner. Quelle violence !

Un roman  fou écrit au scalpel, plein de sang et de larme ; mais aussi des instants d’émotion de paix et de poésie  pour parler de l’hiver, de la forêt du Maine sous la neige, des nuits qui n’en finissent pas « Un hiver dure cinquante livres et vous fixe au silence tel un insecte épinglé, vos phrases se replient en un seul mot, le temps suspend son vol, midi ou minuit c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Chaque coup d’oeil rencontre de la neige. chaque pas s’enfonce vers le nord. Voilà l’heure du Maine, l’heure blanche. c’est aussi l’époque où une journée entière s’engouffre d’un seul coup par l’unique fenêtre de la chambre, et je restais au lit le plus clair du jour, les couvertures étant plus chaudes que l’air. »

lu dans le cadre du défi Nature Writing organisé par Folfaerie

3 avril 2011 at 16 h 34 mi 10 commentaires

La mort et la belle vie

Richard Hugo

Le Mot de l’éditeur : Grande voix de la littérature de l’Ouest des Etats-Unis, considéré par beaucoup comme  » un maître à écrire « , Richard Hugo  eut James Welch, James Crumley pour étudiants ou disciples à l’université du Montana. Poète reconnu, il est l’auteur d’un unique roman, resté mythique pour les amateurs de romans noirs : La mort et la belle vie, d’autant plus remarquable qu’il met en scène l’inoubliable Barnes La Tendresse. Flic chevronné et poète à ses heures. Al Barnes a quitté la police de Seattle par lassitude et haine de la violence. En s’établissant à Plains, petit patelin du Montana. Il pense pouvoir enfin mener  » la belle vie  » et s’adonner à ses plaisirs favoris : les femmes, la pêche et la bonne chère. Mais ses espoirs sont vite anéantis lorsque sont commis des crimes qui l’entraînent dans l’enquête la plus complexe de sa carrière et qui réveillent une autre affaire vieille de vingt ans…

Barnes la Tendresse..un flic poète ! Tout de suite on l’aime ; on aime ses amis, sa copine et le  shériff  Red Yellow Bear qui travaille avec lui. Si je vous disais que Walt Longmire pourrait être un de ses petits cousins, pour sûr, vous allez l’aimer encore plus. Doit- on voir chez  Craig Johnson et son duo Longmire/Henri Standing Bear un hommage à l’auteur et à son héros ?

Paysages du Montana, parties de pêche bucoliques, retour au vert pour un flic qui n’aimait pas la ville et avait bien  failli y laisser sa peau ; Al est une sorte de Maigret de l’Ouest, psychologue, connaisseur de l’âme humaine, un homme bien qui n’aime pas avoir recours à la violence. Pourtant l’histoire  commence rudement : un paisible pêcheur massacré à coups de hache par une géante des bois. L’ enquête évoluera au fil des pages, un autre meurtre, une vieille histoire… ça devient diablement compliqué et haletant, mené avec finesse et habileté par notre héros et ses copains flics, des poètes aussi dans leur genre.

Attention! ne pas se fier aux apparences : la richesse, la politesse, jolies femmes, maisons de rêve … Mais Barnes n’est qu’un homme après tout, il succombe parfois mais renifle l’embrouille en  faisant marcher ses méninges quand il le faut. Un thriller psychologique écrit d’une plume experte avec des dialogues vivants, chaleureux, prenants ; amitiés, amours, passions, folie tissent  des fils qui se nouent au fur et à mesure avec souvent beaucoup d’humour et de dérision.

Avec Hugo, on ne voit pas le temps passer ;  tel le petit Poucet il sème des indices subtils pour nous mettre sur la voie, ménage un vrai suspense ;  on reste longtemps aveuglé comme Barnes par nos préjugés. Voilà une belle intrigue avec des qualités littéraires certaines :  double jubilation ! Et surtout un héros terriblement attachant …. que demander de plus ??

j’ai adoré!

18 février 2011 at 13 h 31 mi 9 commentaires

Consulting

François Thomazeau

Le Mot de l’éditeur : Excepté les victimes, les personnages de cette histoire semblent mépriser toutes les formes de sincérité et d’idéalisme qui pourraient subsister dans notre société. C’est leur job. Antoine, consultant employé par La Boîte, et Pascal, syndicaliste plaqué par sa femme et licencié suite à un plan social, sont enchaînés l’un à l’autre par une conjoncture violente. Petits maîtres de l’ironie ou vrais cyniques, le tandem, que les temps modernes ont revêtu d’un réa- lisme troublant, se lance sur les routes en quête de réhabilitation. Bien sûr, ils n’ont ni les mêmes motivations ni les mêmes méthodes, et les pistes se brouillent. On pense à Lautner, car, dans ce scénario noir et caustique sur le dégraissage nouvelle tendance, la critique sociale avance à peine masquée, avant d’exploser en exutoire. Une reconversion, comme disent les managers. François Thomazeau est journaliste sportif et, depuis les années 90, écrit des romans noirs.  Il est l’un des pionniers du néopolar

 Il m’a fallu attendre une cinquantaine de pages  pour commencer à voir l’action se profiler et les personnages prendre réellement vie.. mais je n’ai pas regretté l’attente ! Ici, la critique sociale est virulente et radicale. Tous pourris, syndicats et patrons ; les rapports sociaux…des  rapports de violence et de force poussés jusqu’à l’extrême…la mort comme solution definitive offerte aux DRH pour dégraisser ou se débarrasser des éléments  perturbateurs. Le ton froid et ironique nous fait voir les choses en noir et rire jaune … déprimant. Mais dans le bouquin, ce petit jeu de massacre est très jouissif  !! On est aux premières loges et les personnages sont gratinés !

L’intrigue est bien ficelée avec des rebondissements, des individus pervers, cachotiers, faux-cul ; tout le monde avance masqué, brouille les pistes…qui est le méchant ?…enfin le plus méchant, le manipulateur en chef ? Bien sûr, ne pas se fier aux apparences, quoique…. Et la présence d’une belle femme n’arrangera rien..Tout le monde en prend pour son grade ; le peuple trinque aussi, de vrais moutons, bien fait pour lui ! Avec en prime une fin qu’on n’attendait pas..

Bref, au bout d’un certain temps, ça démarre fort… l’histoire et les personnages, caricatures plutôt réussies : le syndicaliste paumé et cocu, l’ancien commando au physique avantageux et au regard d’acier trempé, la femme « rebellequiaepouséunrichardquinelarespectepas », le flic à l’ancienne ..

Je cite un des protagonistes « Grâce à la gauche, un peu partout, Blair, Jospin, Schröder, Zapatero et les autres, on a compris la combine.On a remplacé patrons par entreprises, salariés par collaborateurs, les primes par les stock-options ou des intéressements, le travail par des missions, l’exploitation par la participation, les contre-maîtres par des cadres, les chômeurs par des demandeurs d’emploi, les licenciements par des reconversions. La misère par le développement durable alors que seul le sous-développement l’est ! Seuls les mots ont changé. Tout le monde gobe ça. Les gens sont persuadés d’avoir quelque chose à predre alors qu’ils n’ont rien. Que des mots. Et c’est pour garder ce rien qu’ils paient à crédit aux banquiers, qu’ils votent pour nous. Pour protéger leur misère (…..) C’est ça que vous auriez dû faire les syndicats (…) changer de nom : devenir des « conseils en gestion de temps de travail », proposer des « projets de développement de l’épanouissemnt personnel » et pas des revendications salariales. si vous aviez fait ça, les patrons seraient dans la mouise jusqu’au cou ! »  …..Si c’est comme ça que les choses évoluent, on a du souci à se faire ! Voilà vraiment un bouquin amoral qui donne envie de se révolter..tout fiche en l’air..ou de profiter à fond du système ! pour sûr on a envie d’être du bon côté !

En tout cas, se méfier des mots, qui cachent et travestissent la brutalité du réel..manipulation des promesses  et des idéaux qui engendrent la perte des valeurs et la violence. Ce polar qui dégomme la société libérale au bazooka en est une excellente démonstration !

Merci à BOB et aux éditions « Au-delà du raisonnable » pour ce livre

28 janvier 2011 at 17 h 24 mi 3 commentaires

La disparue de Noël

Anne Perry

Le Mot de l’éditeur : Reconnue par tous comme responsable du suicide de Gwendolen Kilmuir, Isobel Alvie doit racheter sa faute aux yeux de la gentry. Elle entreprend alors, en compagnie de Lady Vespasia, un voyage expiatoire afin de prévenir la mère de Gwendolen. Cette aventure se révèlera être un éprouvant pèlerinage, semé d’embûches…

un polar sans meurtre ni véritable meurtrier. C’est surtout un roman qui juge et condamne une société victorienne capable de tuer mieux que n’importe quel bourreau…à petit feu et insidieusement.  Les femmes de l’Angleterre d’alors  étaient bien mal loties..même les nobles..sans mariage, sans enfants pas de salut. Malheur aux célibataires, aux veuves intrépides ou aux femmes trop libres !

Dans ce monde d’hypocrisie et de convenances, nous suivons  nos deux  farouches héroïnes (bien sur,  belles et dignes en toutes circonstances…) dans un périple risqué et magnifique à travers le nord de l’Ecosse. Selon un très ancienne coutume, Isobel est partie la bas pour expier sa sous-disant  faute. Par amitié, mais pas seulement, L’indomptable Angélique  Lady Vespasia l’accompagne.

Le destin s’accomplit donc…dignité et retenue…pour se terminer par un Noël plutôt lugubre dans un décor de rêve.

J’ai aimé l’ambiance de l’histoire ( seuls les valets sont aimables dans ce « beau » Monde), le voyage en Ecosse,  l’amitié complexe entre les deux femmes, qui se livrent peu à peu. Mais l’intrigue fut mince et le livre m’a laissé un peu sur ma faim ..un peu fleur bleue quand même..une sorte d’Arlequin gothique ?

lu dans le cadre du Défi de Noël organisé par Evy

Pour ce défi, j’avais aussi entrepris de lire  le roman de Mary & Carol Higgins Clark  « Trois jours avant Noël »… carton rouge…j’ai laissé « tomber » : soporifique et plat ….ces trois jours sont interminables !

18 décembre 2010 at 8 h 57 mi 8 commentaires

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