Posts tagged ‘peinture’

Rancinan II

   Gérard Rancinan  continue d’interpréter le monde !

      Il met en scène la rébellion, les excès de la société de consommation, nos efforts dérisoires pour la conserver. Il donne à voir en s’inspirant d’oeuvres emblématiques ou en composant des images qui, au-delà d’un esthétisme un peu kitsch, véhiculent un message politique qui nous pousse à sortir de notre bulle, de celle que créent tous les moyens d’information et de manipulation de l’opinion ; c’est aussi la bulle qu’on s’invente pour essayer de comprendre et d’assembler les éléments qui font notre histoire.

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  Son site est ici

31 janvier 2013 at 7 h 30 mi Laisser un commentaire

Canaletto Guardi

Exposition au Musée Jacquemart-André jusqu’au 2expo1 janvier

Canaletto – Guardi  les deux maîtres de Venise

Vite…c’est bientôt la fin !

Les cartes postales n’existaient pas à l’époque (XVIIIè) et les voyages étaient l’apanage des gens riches et cultivés. Les anglais furent nombreux à effectuer le « Grand Tour » et à s’enticher de Venise et de sa lagune. Les Veduta ont été peintes pour  garder une trace de l’émotion ressentie alors à la vue de cette ville sublime et de ses trésors artistiques.

Cette exposition rend hommage à ces Védutistes, maîtres en Art du paysage, que furent Canaletto, le plus connu, mais aussi Guardi, Belotto et d’autres.imgint2

Beaucoup de monde dans les petites salles du Musée, parfois peu de recul pour voir les tableaux…mais il était parfois bon de regarder de très près pour admirer la dextérité de Canaletto et son incroyable précision.

Ma préférence est allée à Guardi que je connaissais peu. Guardi et sa lumière, son trait de pinceau qui donne une  impression de mouvement, du temps qui passe…. ciels changeants parfois chargés, Grande luminosité. Présence de l’eau.. Venise..ville d’eau et de ciel..l’eau qui dans ses tableaux prend souvent plus de place que la terre et les monuments, la vie est sur l’eau .. les barques semblent glisser sur le Grand Canal

Les personnages sont animés, touchants, présents…douceur des lignes, des couleurs. rose, violet, bleu pâle, turquoise. La perspective est parfois décalée et cette légère asymétrie permet au regard de se perdre au-delà du tableau.

C’est moins précis, moins architectural que Canaletto, mais pour moi, c’est plus romantique, plus « impressionniste ». Moins de virtuosité dans les lignes, plus de subtilités ; moins de détails. Là où Canaletto dessine toutes les fenêtres des Palais, Guardi ne fait parfois que les suggérer. Le même paysage prend alors une autre dimension et donne une atmosphère plus proche de celle de la Venise rêvée, moins léchée mais beaucoup plus conforme à ….. l’image que j’en ai !

Tableaux  peints par Guardiguardiguardi_kscanalgua

14 janvier 2013 at 14 h 39 mi Laisser un commentaire

Relire Hopper

hopper

L’éditeur: Le peintre comme modèle : Paul Auster, Norman Mailer, Grace Palet, James Salter,Walter Mosley, Ann Beattie, Leonard Michaels, sept romanciers américains dont les écrits renvoient aux lumières et aux ombres des tableaux d’Edward Hopper. Sept nouvelles, certaines inédites, pour s’immerger dans la mélancolie radieuse ou désemparée d’une solitude, quand un monde ordinaire donne lieu à des récits insolites et inattendus.Une anthologie présentée par Alain Cueff.

A l’occasion de l’exposition sur Hopper que je suis allée voir au Grand Palais ( une heure de queue de bon matin..mais ça vaut le coup !) j’ai acheté ce livre de nouvelles inspirées par son univers.
J’avais aimé « L’arrière-saison » de Besson. J’en avais goûté la nostalgie et une vraie complicité avec le  tableau dont il fait parler les personnagesphil. Aussi, j’étais heureuse de trouver d’autres textes qui racontaient d’autres vies, sa peinture s’y prête tellement. Que cachent ces visages inexpressifs ?
 Une grande solitude au coeur d’ une ville écrasante dont on ne voit qu’un pan de mur ?
A quoi pensent-ils ?
A des évènements que j’imagine tristes, inquiétants, irréels, banals, maussades. Lumière blanche, visages ébauchés, troubles, corps en attente, tête « en pensée ». un No Mans Land où tout peut arriver.
Dans ce livre, des nouvelles inattendues, hop4décalées, glauques, possibles…
 Celle de Norman Mailer très américaine, bien dans l’esprit un peu looser  des « héros » du peintre.
  Grace Palley dresse le portrait de la Middle Class : un pavillon, un couple .. la routine… le grain de sable. Tout est si propre, la pelouse, la maison, le jardin, les enfants, un décor lisse qui cache beaucoup de choses.
Et puis il y a ce texte en rapport direct avec le tableau « New York Movie »nymovie.. « Le rien qui n’est pas là ». Un bonheur.. On rentre avec  tant de facilité et de plaisir (voyeurisme ? curiosité légitime ?) dans la tête de cette femme grâce à Léonard Michaels  qui imagine – de façon fort philosophique – ce que peut penser cette ouvreuse. Il nous livre alors une belle interprétation  du rôle de la lumière chez Hopper « Même la nuit peut paraître obscurément lumineuse dans les tableaux de Hopper, ou étrangement théâtrale, comme dans un film noir, une obscurité caressante et enveloppante, séduisante et effrayante – la sensation que quelque chose à l’extérieur ne peut être dissipé par la lumière électrique. »
Puis, d’autres histoires… que j’ai moins aimées ; « J’ai créé mon néant » de Paul Auster ( extraits de Moon Palace), « Crépuscule », « L’ombre écarlate ».
chien   « Cap Code Evening » est à part. Ann Beattie met en scène le peintre lui même. C’est  sa voisine qui en parle . J’y ai retrouvé ce tableau, avec le chien,  je crois … Pour moi, c’est celui-là,  On peut le « raconter » comme ça.
  J’aime Hopper pour cette raison, ses personnages sont à la fois impersonnels et terriblement inspirants. Ils ne nous regardent pas, jamais, ils regardent en eux-mêmes ou devant eux et quand il n’y a nul personnage ou qu’ils sont loin, l’image lumineuse irradie encore de signification..nous interroge.  Que va t-il se passer ? Peut-être rien… Qui habite là ?   C’est  étrange, dérangeant, parfois menaçanthop6hopp1.
Une lecture qui complète bien l’expo, donne des pistes … et stimule l’imagination . On a très envie ensuite de se faire tout un cinéma en regardant le catalogue !
D’ailleurs, Hooper adorait le cinéma.

2 janvier 2013 at 17 h 12 mi 2 commentaires

Edgar Degas, l’homme pressé

Françoise Barbe-Gall

Présentation de l’éditeur : Aux antipodes d une approche classique de l art, Françoise Barbe Gall recherche avant tout à « déverrouiller » l accès à la peinture. Elle propose à l’auditeur de découvrir l’ esprit d’ une oeuvre en l aidant à affiner son regard. D une grande clarté dans son propos, enregistré sur le vif de la parole, Françoise Barbe-Gall nous propose une promenade dans l oeuvre d Edgar Degas. Observateur précis et minutieux de la réalité, Degas est aussi le peintre du geste furtif et de la pose à peine retenue, celui qui saisit au vol ce que personne n était censé voir….

Bien assis dans son fauteuil, on commence l’écoute du CD ; il dure 1heure, une fiche avec les principaux tableaux évoqués est présente dans la pochette. Le ton est agréable, l’enregistrement de qualité…..je n’écoute pas  le CD en une fois…trop long..car ce n’est pas un roman ou la vie de Degas qui est racontée ici, même si c’est évoqué au détour d’un tableau…. c’est un véritable cours.

Par petits bouts, images à l’appui, j’ai donc attentivement tendu l’oreille, sensible au charme de  la voix qui permet de gommer les longueurs  (Pour mieux profiter de la leçon, je recommande de regarder de plus grandes reproductions.) On apprend des choses, beaucoup de choses sur le point de vue du peintre, son amour des corps, des danseuses, des objets, sa recherche de l’instant où les corps se relâchent, quand l’attention tombe…l’influence des estampes japonaises sur son oeuvre, l’importance du sol… Françoise Barbe-Gall sait attirer notre attention sur des points essentiels à la  compréhension de la démarche de Degas.

Un peu déçue pourtant, pas à cause de la qualité de la prestation, mais je crois simplement que j’ai vraiment beaucoup de mal à écouter plutôt qu’a lire ; là, il manque l’image, on doit toujours y avoir recours pour comprendre le propos (je pense à une série comme « Palette »…un DVD serait-il plus approprié ? ) Ce n’est pas comme un roman où on peut se laisser bercer par l’histoire en fermant les yeux..là, il faut suivre..peut-être est-ce trop didactique aussi, mais il est bien commode, après coup,  de « repiquer » sur le CD  les explications sur un tableau précis pour en avoir un éclairage toujours très clair.

Un produit très pédagogique, dont on sort enrichi…arghhhh !! Mais je peine vraiment  à sortir des pages qu’on tourne et qu’on retourne ! On y revient à son rythme…là on le fait pour moi !

Il faudrait que je m’y mette quand même !!

Merci à Babelio et aux Editions « Le Livre Qui Parle » pour cette découverte

Yoshi a bien aimé

22 février 2012 at 8 h 18 mi 2 commentaires

La passion Lippi

Sophie Chauveau

Le Mot de l’éditeur : Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d’une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des Carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de la Renaissance.
Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché.  Bravant tous les interdits,  il commet par amour l’ultime provocation. Le scandale le pousse à l’exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au cœur de son enfance.
Peintre voyou, ange ivre, Fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l’art et le monde de l’argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d’artisans estimés à celui d’artistes reconnus.

Passionnant  ce livre qui nous plonge d’emblée dans les débuts de la Renaissance..on est à  Florence en compagnie de Cosme de Medicis, le bienfaiteur de cette sublime ville…bien sur, c’est un roman, alors il y a peut-être des inexactitudes historiques..peu importe ! si vous voulez des détails ou des développements précis sur l’histoire de l’art …ouvrez une monographie. Ici, c’est la vie et l’imagination qui parlent, une époque restituée, comme un tourbillon de vie et de création.

Quel destin que celui de Lippi..Voyou, moine, élève de Guido, maître de Botticelli, amoureux fou d’une nonne à 50 ans. Le génie à l’état pur, entre Dieu en bordel ! Il étouffe, suffoque…  trop forte, trop incroyable cette vie  offerte par Cosme …. Besoin de s’évader, de compenser toute cette grâce par les plaisirs de la chair et du vin. Sur ses traces, on visite Florence pour retrouver la folie et l’inventivité de cette époque extraordinaire.Tous les grands sont là : Ghiberti, Brunelleschi , Massacio, Donatello.. disgrâces, liberté, misère…il fera  reconnaître son art pour ce qu’il est, s’affranchit de tout…Amour et passion des femmes, de la peinture. Un homme capable d’admirations sincères, capable de travailler comme un fou, de disparaitre des jours ou des semaines. Autodestruction et génie. Le style du roman est haché, rapide. On ne souffle guère et c’est tant mieux. Les personnages sont de chair et de sang…sous tension ou plus apaisés quand Lippi rencontre sa Madone.

Une lecture pour mieux sentir les vibrations de la peinture..le rouge de Masaccio, la pureté des anges de Fra Angelico, le vert d’Uccello…les pigments  que l’on broie, des couleurs rares et précieuses, la peinture à l’huile n’est pas encore née. Une Toscane sereine  ou  bruissante de complots. Jeux d’influence et floraison artistique.

« La beauté pour toute morale  » Christiane Desroches Noblecourt

merci  à Sandrounette pour ce beau voyage ! Premier volet d’une trilogie qui se poursuit avec « Le rêve de Botticelli » et « L’obsession Vinci ».

19 novembre 2010 at 8 h 12 mi 11 commentaires

Monet ou la (loi) joie des séries !

 Pour terminer en beauté le Festival Normandie Impressionniste, après Giverny et Honfleur, nous sommes allés au Musée des Beaux Arts de Rouen (jusqu’au 26 septembre)

Beaucoup de magnifiques tableaux venus du monde entier, mais j’ai été particulièrement « envoutée » par les cathédrales de Monet…tout est dans le regard et dans l’instant du regard

 

 Peintes de 1892 et 1893, elles sont magnifiques, de véritables portraits avec une épaisseur picturale et des couleurs si ..irréelles..On devine le  travail et  l’acharnement du peintre ( il en rêvait la nuit ) pour attraper la lumière, capturer ses reflets à toute heure du jour..la pierre semble prendre vie, on les contemple comme des  personnages qui nous parlent et nous touchent..tantôt chaudes et ensoleillées, ou froides et distantes, grises et sinistres..suivant la courbe du soleil avec l’impression que pour un moment le peintre a arrêté le temps.

En tout Monet a peint  vingt six « cathédrales » ( onze sont présentées à Rouen ). A ses pinceaux  de 7h du matin jusqu’à 6 heures du soir, avec toujours cette obsession du temps et  de la lumière  … « Ce que peint Monet, c’est l’espace qui existe entre lui et les choses . C’est son rêve de clarté qu’il fait se dresser devant lui par ces pierres de Rouen où il fixe toutes les poésies errantes résumées en ces ombres verdâtres, en ces lueurs phosphorescentes, en ces brasillements roses et ces pures flammes d’or » Gustave Geffroy

Monet peindra d’autres  séries  aussi fascinantes les unes que les autres : Les Meules, Les Peupliers puis plus tard bien sûr Les Nymphéas.

Des séries comme en feront aussi  Warhol et Lichtenstein qui réinterpretera  à sa façon les fameuses cathédrales  .. …   je  préfère de beaucoup les originales !

7 septembre 2010 at 19 h 30 mi 2 commentaires

Dimanche à Giverny

parce que c’est agréable quand vient le pintemps de mettre une belle robe

parce que j’adore Monet et les Impressionnistes

parce que j’aime ce coin de Normandie

parce qu’en toute saison, son jardin est source d’émerveillement et que je ne  serais pas du tout surprise de croiser le peintre au détour d’une allée tellement le lieu est magique !

parce qu’il y a en ce moment au musée de Giverny une lumineuse exposition : « L’impressionnisme au fil de la Seine »   des chefs-. d’oeuvre de Caillebotte, Signac, Seurat, Renoir et bien d’autres encore..

et parce que cette année,  c’est le festival  Normadie impressionniste .  Peinture, art contemporain, musique, cinéma, danse, photographies, conférences, déjeuners sur l’herbe, guinguettes….une belle  programmation  qui concerne toute notre région de Rouen à Cherbourg en passant par Caen, Le Havre et j’en passe….allez voir sur leur site   http://www.normandie-impressionniste.fr/

L’été sera plein de couleurs !

11 avril 2010 at 18 h 39 mi 8 commentaires

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