Posts tagged ‘PARIS’

Les « Terracotta Daugthers » de Prune Nourry

Au Centquatre à Paris jusqu’au 1er Juin, on peut voir une armée de terre cuite de 108 adolescentes chinoises qui ,tels les fameux guerriers de Xi’an, seront enterrées en Chine en 2015. C’est un hommage aux millions de filles « disparues » avant leur naissance à cause de leur sexe. Ces statues ont été réalisées en Chine dans les vieux ateliers qui fabriquent encore des répliques des guerriers enterrés. Un projet porté par le talent, la patience et la détermination de Prune Nourry.

Une installation imposante dans le cadre immense du Centquatre. Huit modèles d’origine ( 8 orphelines chinoises) sculptés en terre par l’artiste et répliqués par les artisans avec seulement une petite différence à chaque fois. 108 filles au garde à vous, symboles puissants et immémoriaux de vies à jamais disparues. Elles seront exhumées en 2030 quand les conséquences du déséquilibre démographique culmineront en Chine. Cette installation m’a beaucoup touchée : le silence de ces filles, leur masse, leur fragilité, leur sérénité comme un reproche muet face à cette injustice fondamentale qui fait que parce qu’on est fille, on n’a pas le droit de vivre.

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16 avril 2014 at 15 h 52 mi Laisser un commentaire

Nââândé !?

Eriko Nakamura71xIos62haL._SL1500_

L’éditeur : Nââândé ! ? (Ohlala mais que se passe t-il ! ?), c’est le cri que cette japonaise, vivant à Paris depuis dix ans, continue de pousser chaque jour ou presque dans le métro, lors d’un mariage, d’un réveillon, sur la banquette d’un taxi, dans des toilettes publiques ou chez le boucher. Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse. Le métro ? Mais où sont-ils les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal. (….) Avec humour et sagacité, Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d’être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement violent… au point que certains japonais visitant la capitale pour la première fois sont victimes d’une dépression violente : « le syndrome de Paris ». 
Honte aux Parisiens. Des membres d’une association japonaise « Green Bird » forte de 150 bénévoles  (dossard vert, gants jaunes) nettoient inlassablement avec une pelle et un balai les abords de Notre Dame, du Musée d’Orsay et de la Tour Eiffel uniquement afin de rendre présentable notre capitale à leurs compatriotes qui la découvrent pour la première fois. Car Paris est une ville mythique. Idéalisée à l’extrême par un peuple admiratif d’une France romantique et chic, le choc du réel peut être fatal à certains !. Et ce n’est pas fini !
On a encore (un peu) honte pour pas mal d’autres choses dans ce petit livre mais on rit aussi beaucoup ! Voilà une bonne façon de voir à travers d’autres yeux nos …travers, et nos qualités. De même que j’ai découvert la culture japonaise sous un angle nouveau et parfois inattendu.
Pour certaines pratiques, c’est une autre « planète » où j’aimerais un jour me transporter rien que pour connaitre les toilettes, le respect des biens publics, les trottoirs propres, les visites médicales en pyjama, les réunions au quart de poil avec ordre du jour et respect du temps de parole.Par contre, je n’ai pas vraiment envie de fréquenter un métro ou le pince-fesses est une activité très prisée (Nââândé !!), des collectionneurs de petites culottes usagées ou des lolitas perverses ! Nobody is perfect !
Mai j’ai aussi appris avec plaisir que -contrairement à ce que je pensais- les Japonais, sous leur dehors strict et coincé, le sont parfois bien moins que les français quand il s’agit de faire la fête; ils savent se lâcher pour de bon loin des convenances sociales et des codes vestimentaires. Ils assument et tolèrent les ados attifés comme des personnages de manga, les clients honorables complètement saouls que des hôtesses compréhensives raccompagnent avec dignité jusqu’au taxi.
Tout cela est dit avec humour, délicatesse et « mesure »….Très plaisant!
 Photo du tableau de bord d’un avion d’un WC japonais :42057

20 mars 2014 at 16 h 07 mi Laisser un commentaire

Au pays des kangourous

Gilles Pariskangourous

L’éditeur : Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets.

« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. »  Sûr que ce début donne envie de continuer !

C’est toujours mieux de voir le monde et ses misères avec des yeux d’enfant; ça parait plus léger, des choses se passent..c’est comme ça, on fait avec et puis autour il se passe toujours d’autres choses, des gens sont là pour nous aider..des gens qu’on aime et qu’on connait mais aussi ceux qu’on s’invente pour se donner du courage ou qui sont vraiment vrais…parce que seuls les enfants croient à ces anges gardiens qui -j’en suis certaine-veillent sur nous. Les adultes ne comprennent rien aux choses importantes ! il n’y a vraiment que les enfants et les « vieux » pour posséder ce Don !

Le papa de Simon est dépressif, sa maman en Australie. C’est triste oui, oui, mais pas question d’essuyer une larme au coin de l’oeil !  Car il y a « mamie » Lola et ses copines farfelues. Chez elle, c’est la bohème, la vie en couleur, la vie en douceur, comme un rempart qui amortit la maladie de papa et l’absence de maman. L’espoir reviendra petit à petit..les vacances, le bleu de la mer, le jaune du sable, la peau couleur caramel d’Alice, les sauts de kangourou que fait le papa de Simon pour attraper la balle rouge. Le gris s’éloigne.

Une belle histoire qu’on voudrait réelle, même si dans les romans on sait bien que c’est pour de faux !! Mais, après tout, on s’en fiche !

J’ai aimé le ton, les personnages, les moments triste mais beaux et après….plus si tristes. C’est drôle et tendre, plein de larmes et de rires, d’amour, de vieilles dames indignes, de chien qui embrasse sur la bouche, de manège et de barbe à papa !

Lu dans le cadre du Challenge Parischallenge_Paris-1- chez Sharonbarbapapa

1 février 2013 at 16 h 53 mi 4 commentaires

Connaissez-vous Paris ?

Raymond Queneauparis

Quatrième de couverture : Y a-t-il un rapport entre l’eau de Javel et le quai du même nom ? Combien y a-t-il d’arcs de triomphe à Paris ? Quel agréable souvenir dentaire est attaché à la place des États-Unis ? Entre novembre 1936 et octobre 1938, Raymond Queneau pose chaque jour aux lecteurs du quotidien L’Intransigeant trois questions sur Paris. L’Histoire s’y mêle à l’anecdote, la pratique documentaire aux dérives dans la ville, le sourire au savoir. (…)La présente édition vous propose plus de quatre cents de ces questions assorties de leurs réponses. Pour parcourir la Ville Lumière en compagnie de l’un de ses plus éminents piétons et découvrir une œuvre méconnue de Raymond Queneau, jamais encore publiée en volume.

Chaque jour, Raymond Queneau (encore méconnu) propose 3 questions sur Paris. Nous sommes en 1936 et d’une façon très moderne, il établit ainsi un lien direct avec le lecteur, excite sa curiosité. Ce fut pour lui une époque très heureuse où il mêla balade le nez au vent dans « sa » ville et recherches à la Bibliothèque Nationale.lintran

« Queneau lit Paris, de la bibliothèque à la rue. Son parcours est historique et littéraire, son travail lucratif et cathartique. Au désordre de l’actualité, il préfère  » l’ordre séculaire de l’histoire/qui se dépose sur la ville/en traces plus ou moins futiles/qu’on déchiffre comme un grimoire ». (…) Il fouille la mémoire des livres et des pierres, tisse son texte et trace son chemin d’écriture, pour vivre. Il ordonne une ville écrite pour son lecteur…les pierres lui obéissaient, venant se placer d’elles-mêmes à l’endroit voulu. » (Emmanuel Souchier)

Voilà les trois premières questions posées  (et trouvées sur un site bien sympa qui s’intitule : Paris à NU )

1) Où se trouvent le trône de Napoléon et le manteau qu’il portait au sacre ?

2) Qui était le Père-Lachaise ?

3)  En allant de la place de la République à l’Ile Saint-Louis quels arbres remarquables voit-on sur son chemin ?

Alors ?????    (Réponses ….. ICI)

Ce petit livre propose plus de 400 questions /réponses aussi diverses que variées, pointues, générales, étonnantes, drôles, historiques, littéraires, dures à trouver, anecdotiques, inattendues  : Dans quelle maison est mort Molière , quel roi fit de Paris la capitale de la France, à quelle époque fut créé le Jardins des Plantes, sur quel immeuble moderne peut-on voir un phénix renaître de ses cendres..etc..etc..

A vous de jouer, de chercher la fontaine Trogneux, la curieuse façade du 85 rue du Bac ou l’emplacement de la porte par où les assaillants pénétrèrent dans la Bastille…..Travail de détective, jeux de pistes. Pas de plan de Paris pour vous aider et c’est bien comme ça ! Il faut chercher, fureter, flâner, ou simplement feuilleter les pages pour arpenter cette belle ville pleine d’histoire.

Pour les amoureux de la Capitale, les curieux, les fouineurs.

Lu dans le cadre du Challenge Parischallenge_Paris-1- chez Sharonatget

20 janvier 2013 at 19 h 16 mi 1 commentaire

Des ailleurs impossibles

Eugénia Patrizia Soldà

Présentation de l’éditeur: Eugénia Patrizia Solda nous plonge dans la France des années 60. A dix-sept ans, elle étouffe dans une famille dont elle ne peut accepter l’étroitesse et l’hypocrisie et se retrouve aussi confrontée à une société de classes, encore bardée de rejets et où elle, la Ritale, peine à trouver des repères. Avec une finesse et une justesse qui donnent le ton de ce livre, elle nous décrit une France ouvrière(….), la France d’avant mai 68 où sont déjà perceptibles les frémissements et la révolte d’une jeunesse qui rêvait de briser les carcans. Quelques jours dans la vie d’une femme, une errance, des amours , des rencontres dans les rues et les nuits de Paris, une ville magnifiquement décrite, et surtout une quête : celle d’une presque femme à la recherche d’ailleurs impossibles, et surtout en quête d’elle-même dans un univers où son corps de femme lui est prison, et où elle sait que si elle ne veut pas se perdre, il lui faut « se battre, mordre et survivre ».

Journal intime d’une jeune fille dans les années 60. C’est le ton du livre…un ton qui date un peu,  poétique parfois, mais  très fleur bleue…elle passe par toute la  gamme des émotions qu’on éprouve à l’adolescence; je l’ai lu comme un témoignage  sur cette période -ni plus ni moins -témoignage d’une jeunesse révoltée contre la société,  le manque de liberté, l’injustice, l’intolérance .

On suit son errance à travers le  Paris d’alors…le long de la Seine, dans  le square du Vert Galant où vivent  les  hippies.. paumée, peur d’elle-même, de son corps, de ses réactions, de celles des garçons…Amours, amitiés, fuites…encore et encore. Indécisions,  mal de vivre..Beaucoup d’interrogations…c’est long, très long ! Mais j’ai aimé l’atmosphère qu’elle décrit, qu’elle ressent : Paris la nuit quand il pleut,  les quartiers populaires, les bars, les boites, les ouvrières ….elle a su trouver les odeurs, les couleurs, composer une atmosphère ; le cadre est joli, l’aventure moins..Dommage ! Elle essaie de mettre des mots sur ces ailleurs impossibles…mais ce sont des mots déjà entendus , des mots qui devaient lui paraitre lumineux mais qui ne m’ont pas touchée..des images convenues, des histoires de filles ou de psychologie féminine comme on en lit dans les magazines. Déçue.

Merci à Babélio et aux Editions  Chévre-feuille étoilée pour ce livre

6 février 2011 at 19 h 39 mi Laisser un commentaire

Rue des Maléfices

Jacques Yonnet

Le Mot de l’éditeur : Raymond Queneau (il n’était pas le seul) regardait Rue des maléfices comme le plus grand livre jamais écrit sur Paris. Un livre qui l’empêchait de dormir, car les histoires  » vraies  » que l’ami Yonnet, connaisseur des plus sombres venelles de la rive Gauche, raconte dans ces pages (photos de Doisneau à l’appui) ne sont pas de tout repos.
Sentiment d’un autre connaisseur :
 » Parmi les livres à commander avant le Paradis : Rue des maléfices de Jacques Yonnet.  » RAPHAËL SORIN

 

 Paris pendant l’occupation…le vrai Paris, celui des villages..la Maubert, les Gobelins, la Montagne et  la Mouffetard, les vieilles rue de l’Ile ; quand la Bièvre coulait encore à ciel ouvert dans les ruelles et les cours. Le Paris des ptits métiers et des chiffoniers, celui des gitans et des clodos, des Halles et des bistrots….au 1bis de la rue de Bièvre, on y a trouvé un matin le pere Hubert, gelé sous son comptoir a moitié dévoré par les rats ! Entre la Cour des Miracles et le Paris d’Eugene Sue et sur un ton tour à tour populaire, argotique, poetique,  Yonnet se pose là comme un  fameux conteur !

Des bastringues où chante Frehel, du côté de la Contrescarpe, « Le vieux chêne » et ses habitués, les « Quatre fesses » et ses patronnes pas comme tout le monde…ça grouille, les puces, les histoires, les secrets, les trafics et puis le merveilleux car Paris est une vieille femme perclue de légendes ;  mauvais sorts, périmètre maudit, murs qui suintent, poupées envoûtées, rues enchantées, soupentes hantées …ça fuse, ça raconte, ça embobine pour notre plus grand bonheur!

 Une ville fantastique, magique, pleine de personnages inquiètants ou étranges, , le vieux de Minuit, Mina et ses chats,le dormeur du pont au double, « Danse toujours » le truand au grand coeur, fou de François Villon, ses lieutenants  Brizou et Pierrot la bricole toujours accompagné de Dolly-longue-à-jouir..ça ne s’invente pas !

Des histoires de résistance, de prémonition..on aimerait avoir connu ce Paris…..rue Maitre Albert, rue Zacharie… elles ont toutes une histoire singulière; Des photos de Doisneau..en noir et blanc, nuit, pluie..en accentuent le mystère..

Un vrai plaisir de gosse à dévorer ce bouquin foisonnant,  plein d’érudition…envoûtant …ce Paris existe surement encore ..on y croit parfois sans y croire , c’est si bien conté; la prochaine fois, le livre sous le bras, du côté de la Mouffe, jirai à la chasse aux fantômes !

Lu dans le cadre du challenge « Paris, je t’aime » organisé par L’ogresse de Paris, j’ai adoré ce bouquin offert il y a bien longtemps par Lorence lors d’un Swap sur Paris !

25 janvier 2011 at 20 h 07 mi 6 commentaires

Kiki, souvenirs retrouvés

Kiki

L’éditeur: 1929, Paris s’amuse… avant la crise.Une petite fille de rien du tout est élue Reine de Montparnasse. Man Ray publie d’elle des photos coquines et Ernest Hemingway rédige une préface pour l’édition américaine de ses Souvenirs. Kiki a vingt-huit ans, a déjà connu Modigliani et Soutine, Desnos et Kisling…
La censure américaine ne supportera pas le style leste de ses histoires et le livre entrera dans la légende, interdit comme Ulysse de Joyce. Et pourtant le texte de 1929 nous semble bien édulcoré, très en deçà de l’extraordinaire version définitive rédigée neuf ans plus tard et disparue depuis 65 ans. Le manuscrit gisait au milieu de milliers de cartons avec, sur une petite étiquette de bristol, cette simple mention «infiniment précieux».
Voici donc enfin les Souvenirs retrouvés de Kiki de Montparnasse, dans une version intégrale au style inégalable et que l’on n’est pas près d’oublier. N’ayant plus rien à prouver, ni quiconque à ménager, Kiki se livre sans fard et sans arrière-pensée.

 Malgrè toutes ses galères, Kiki est toujours restée la même, une petite fille de la campagne en manque d’amour mais curieuse, d’une intelligence vive et avec un coeur gros comme ça. L’argent ne l’a jamais interessée ; elle aimait les rencontres, les artistes, la vraie vie de bonhême…demain est un autre jour. Sans éducation aucune, elle a fréquenté les plus grands quand ils n’étaient que des chats maigres , ou des fous furieux comme Giacometti..ils  sentaient qu’elle était de la même « race » qu’eux ; alors, sous sa plume une peu leste, on découvre  le Paris des années 20..la Rotonde du père Libion, la Coupole..toujours là Kiki, pour voir plus près, écouter, parler, poser, dessiner, participer à cette folie créatrice aux côtés de Kisling, Desnos, Fujita. Avec un style plein de gouaille,  elle raconte sans fausse pudeur cette époque bénie où le marketing n’existait pas, où on mettait ses tripes dans ses tableaux ; on en bavait avant d’être connu…mais ensuite, on en faisait profiter les copains ! Que de fêtes et de chansons…vies insouciantes et pleines qui parfois se terminent vite et mal, mais qu’importe on a été heureux ensemble!

Ce livre est un concentré d’optimisme et d’amour de la vie avec  de belles photos ou on accroche son regard plein de malice, son nez à la retrousse et des lévres entrouvertes faites pour mordre dans une existence qui ne fut  pourtant pas tendre avec elle ; mais Kiki s’en fout…du moment qu’elle peut rire, chanter, partager, aimer..Témoignage desinteressé et vivant d’une femme libre sur une époque qui autorisait tous les excés, pourvu qu’on ait du talent! Une époque aussi très dure aux misèreux qu’elle évoque avec un humour « douloureux » …pas dupe Kiki !

Un livre touchant écrit d’une plume remplie d’images, d’impressions et de plaisir..quand elle a froid et faim, on a froid et faim…quand elle a chaud au coeur, on se réjouit…elle sait nous toucher..une sacrée vie qu’elle partage avec nous ! c’est la BD de Catel et Bocquet (et les conseils d’un crapaud) qui m’a donné envie de lire cette autobiographie…fidèle la BD, bien dans l’esprit du texte..mais ici, sur Man ray, elle ne dit rien… pudeur ?

Challenge « Paris, je t’aime »

 

 

 

24 janvier 2011 at 13 h 12 mi 6 commentaires

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