Posts tagged ‘FEMMES’

Le roi disait que j’étais diable

Clara Dupont-Monod41WsFV2JROL

Présentation de l’éditeur : Depuis le XIIe siècle, Aliénor d’Aquitaine a sa légende. On l’a décrite libre, sorcière, conquérante : « le roi disait que j’étais diable », selon la formule de l’évêque de Tournai…Clara Dupont-Monod reprend cette figure mythique et invente ses premières années comme reine de France, aux côtés de Louis VII.
Leurs voix alternent pour dessiner le portrait poignant d’une Aliénor ambitieuse, fragile, et le roman d’un amour impossible.
Des noces royales à la seconde croisade, du chant des troubadours au fracas des armes, émerge un Moyen Age lumineux, qui prépare sa mue.

Un livre flamboyant, une écriture lumineuse qui nous entraine vers une époque extraordinaire en compagnie d’Aliénor d’Aquitaine. Fière, libre, sauvage, érudite et guerrière, digne fille d’ Occitanie avide de passions et de poésies…. Troubadours énamourés, chevaliers prompts à tirer l’épée du fourreau, guerres sanglantes..pouvoir, puissance.. Face à cette fille de feu, Louis VII taciturne et roide, transi d’amour muet pour cette amazone magnifique qui connaitra bien d’autres destins, d’autres vies, un autre époux à sa mesure. Comme il est agréable de revoir (ou plutôt d’imaginer)  son histoire de France à l’aune de ce beau texte ! Qu’importe la vérité car cela aurait très bien pu se dérouler ainsi entre ces deux-là; c’est la force du livre de nous le faire croire !

Aliénor y chevauche tout du long ;  dans Paris, lors des guerres et des croisades, gourmande de la vie, de ses plaisirs et de sa rudesse.

Un roman épique à deux voix que tout oppose,mais rédigé dans une même langue superbe. L’auteur manie le verbe telle une conteuse des temps anciens, un vocabulaire riche, des phrases courtes et travaillées, des tournures percutantes;  les mots habillent de chair et de sang ce récit fait d’intimité et de déchirures, d’amour et de haine..vivant, mordant. On accroche tout de suite, on suit avec gourmandise le rythme haletant de cette chanson de geste,de ces joutes amoureuses et guerrières qui aujourd’hui encore font vibrer nos coeurs.

Allégorie d'Aliénor d'Aquitaine

4 octobre 2014 at 12 h 51 mi Laisser un commentaire

Des nouvelles d’Agafia : elle va bien !

Voilà – trouvées sur le site Topworldnews.ru-  des nouvelles fraîches ! C’est le cas de le dire : elles datent de quelques jours et là où elle vit il fait un froid de loup !

Voilà ce que ça donne en russe : Власти Кемеровской области наградили известную отшельницу Агафью Лыкову медалью «За веру и добро». Думаем, сама Агафья Лыкова отнеслась к этой медали со скрытым недоумением. Потому что в ответ она попросила, чтобы ей привезли резиновые сапоги, козла, взамен умершего и петуха. А то ее совсем не поет. Как говорится, два мира — два детства. В мир Агафьи Лыковой — последней из большой семьи Лыковых, обнаруженных в конце 70-х геологом Ерофеем Седым, попасть практически невозможно.

AHAHA ! maintenant les surprises de la traduction chez Google…. « Si loin de la société  (le 25 janvier 2013 )les Autorités de zone de Kemerovo ont attribué une médaille de recluse connue Agafia Lykov « Pour la croyance et la sorte ». Nous pensons, Agaf’ya Lykov elle-même lié à cette médaille avec la confusion cachée. Parce que répondre elle a demandé qu’à cela ils apportent des bottes en caoutchouc, la chèvre, au lieu de mort et le coq. Et cela la chante pas du tout. Comme ils disent, deux mondes sont deux enfances. Au monde d’Agaf’i Lykova – Lykovy dernier de grande famille a découvert à la fin des années 70 par le géologue Erofeem Aux cheveux gris, il est pratiquement impossible de tomber. C’est possible seulement de s’étendre par l’hélicoptère. » Si vous parlez russe, faites moi signe afin de proposer une meilleure interprétation!Agafia_Likova_2013

Une vidéo nous montre Agafia (cf. Des nouvelles d’Agafia de Vassili Peskov).

Elle est en forme, habite toujours dans la forêt sibérienne, seule (?)-un barbu à maillot rayé fait une courte apparition)- Elle étudie sans cesse les textes sacrés ….à la lueur d’une frontale (seule concession à la modernité), vit en autarcie, loin de tout, va puiser l’eau dans un trou glacé avec ses pauvres mains abîmées…peut-être s’en plaint-elle dans la vidéo ?? Mais elle sourit et semble inébranlable ! Pour la rencontrer il faut prendre un hélicoptère et elle se fiche pas mal des honneurs et aurait préféré recevoir une chèvre et des bottes plutôt qu’une médaille…elle n’a pas changé et j’en suis heureuse..elle mène une vie dure mais libre et fidèle à ses principes !

28 janvier 2013 at 14 h 28 mi 14 commentaires

Les Disparues de Vancouver

Elise Fontenaille

Le Mot de l’éditeur :  » Pourquoi sortir l’affaire des disparues de Vancouver au moment des Jeux olympiques ? Parce qu’elle en est le négatif absolu…
D’un côté, les cimes, la blancheur, la glace, l’exploit, la vitesse, les corps vainqueurs, venus du monde entier, ce que Vancouver veut montrer au monde, une image rêvée… De l’autre, la noirceur, un gouffre au coeur de la ville, les corps vaincus, détruits, drogués, les Indiennes, l’échec, la mort, tout ce que l’on voudrait cacher.  » E.F. A Vancouver, les prostituées du downtown eastside disparaissent.
Soixante-neuf déjà. Parmi elles, Sarah, jolie, rieuse, pleine de vie. Mais qui se soucie du sort de ces filles qui vendent leur corps pour un peu d’héroïne ? Dans ce roman vrai, émouvant, lucide, Elise Fontenaille offre à Sarah un espoir de survie : tombeau et résurrection.

Des mots pour ne pas oublier. Pas vraiment un roman, plutôt une enquête engagée et sobre sur des évènements réels. Vancouver, Downton Eastside. Dans ce quartier pourri où drogués et marginaux s’entassent – « Dix blocs qui ressemblent à l’enfer » – des dizaines de filles disparaissent une à une. Indiennes, pour la plupart d’entre elles, putes et junkies : des proies faciles dont personne ne se soucie « Rien à foutre » dit la police. L’endroit attire toutes sortes de détraqués et pour avoir leur dose de crack ou d’héroïne, elles sont prêtes à faire n’importe quoi non ?

Pas le choix. Leur descente aux enfers était programmée bien avant leur naissance. Nées dans une réserve où violence, alcoolisme, viols, incestes, chômage et  acculturation sont la règle. Un génocide commencé avec l’arrivée des Blancs et qui continue dans l’indifférence générale.

Histoire poignante, racontée à travers  la vie gâchée de Sarah de Vries et la quête de Wayne Leng pour retrouver celle qu’il aime. Il faudra des années pour arrêter le coupable (est-ce vraiment le seul ?). Il s’appelle William Pickton, éleveur de porcs, connu de tous, apprécié, régalant ses amis avec la viande de ses bêtes  auxquels ils donnait à manger les restes de ces femmes..horreur absolue, insoutenable, indicible…pourtant elle le fait avec la retenue qu’il faut ; mots neutres et froids. Comment faire autrement ? Pour évoquer le tabou du cannibalisme, elle en appelle à Levi Strauss…. comme si on parlait de pratiques tribales  qui n’existent plus maintenant que la civilisation est là ! Hélas, les hommes semblent avoir gardé les mêmes instincts  primitifs. Bien sûr que les gens savaient, les voisins, les fêtards, Hell’s Angels brutaux qui participaient aux orgies organisées dans le restaurant de la ferme…. Corps suppliciés, disséminés dans le lisier des porcs que l’assassin élevait.

Un livre court, percutant, dur à lire, à accepter….Beaucoup d’empathie pour faire revivre le calvaire de ces femmes et le courage de Wayne! Corruption de la police, de l’administration. Ville gangrénée par le racisme, Vancouver est le symbole de la faillite d’une société soi-disant évoluée. Patience, dignité et  compassion sont du côté des opprimés. Pour que les choses changent, ils n’ont plus que les mots, comme Sarah qui dans son journal se fait la porte-parole de toutes ces ombres disparues.

Des gens continuent à se battre pour que le sort des femmes indiennes s’améliore. Mais, un peu  plus loin, sur l‘Higway of the Tears, des corps sans vie sont retrouvés le long de la route ;  encore des Indiennes..beaucoup de réserves le long de cette voie magnifique. La tragédie continue.

Wayne Leng continue à se battre.  ICI  sur son blog

Le photographe Lincoln Clarkes, dans son livre « Héroïnes » témoigne, par ses photos qui les magnifient, de la beauté de ces filles paumées aux regards intenses ; photographe des stars et des top-model, il a pour elles un grand respect et les fait poser, à la façon des mannequins, dans leur décor sordide….son site est  ici

24 février 2012 at 14 h 28 mi 3 commentaires

Entre Dieu et moi, c’est fini

Katarina Mazetti

Le Mot de l’éditeur : Linnea a seize ans, plein de complexes, et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia. Sa meilleure amie pour la vie. Enfin, pour cent vingt jours, Linnea a fait le calcul une fois. Puisque Pia est morte. Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, du prof de bio qui devait se faire interner mais qui au lieu de ça harcèle la classe entière, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui a une liaison tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie « croire en Dieu »? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Comment le trouver ? Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. quand Pia se jette sous un train, évidemment Linnea se demande comment elle s’est débrouillée pour ne s’apercevoir de rien. (….) Alors elle se souvient, de Pia, de leur rencontre, de leur amitié. Et elle raconte tout ça à son mur, avec une bonne dose d’humour et d’auto-dérision.

Une belle façon drôle et acidulée de parler des ados et de leurs problèmes. Injustice de la mort qui frappe Pia, la meilleure amie de Linnea ; complicité entre les deux filles, comme les doigts de la main..Interrogations sur la vie, et Dieu. Mais est-ce que c’est normal de penser à Dieu quand on a quinze ans ? Tout à fait, car après c’est fichu, on est pris dans le vie ; pas le temps de réfléchir, on fonce..plus tard, plus vieux, on y repensera parce que la mort approche et qu’on est au pied du mur-toujours les murs- et que ce serait quand même bien de savoir ce qu’il y a derrière.

Un ton plein d’humour et de tendresse par l’auteure du mec de la tombe d’à côté ; dérision, amour de la vie, petites touches dévastatrices sur les adultes qui passent à côté de tout, seules les grands-mères semblent à la hauteur ! ah,  la famille qui entoure, qui étouffe, qui tue..la difficulté d’aimer surtout, de dire les choses, les vraies choses, celles qui comptent.

On passe du rire aux larmes dans la minute comme des ados, on plonge dans la tête de Linnea,  on voit avec ses yeux et son coeur, ses boutons, sa grande taille..elle rase les murs et leur parle ; paumée, intelligente, curieuse, intrépide, marrante, la vraie copine qu’on aurait aimé avoir à cet âge là..et les garçons ? grande question! bellâtre gentillet ou intellectuel mou avec des tentacules au bout  des bras ? Allez à un moment, on a tous eu ce choix non ?

Mais la mort est là, elle frappe, pour mieux donner du poids à la vie et aussi pour faire ressortir la place des mots qu’on ne trouve pas pour dire l’essentiel..alors, c’est vrai mieux vaut se confier à un vieux mur au papier décrépi ; au moins, on  ne fait du mal à personne !

j’ai aimé ce livre

6 avril 2011 at 7 h 43 mi 8 commentaires

Messages de mères inconnues

XINRAN

Le Mot de l’éditeur : Une fois de plus, Xinran nous emmène au cœur de la vie des femmes chinoises – étudiantes, femmes d’affaires, sages-femmes, paysannes – toutes hantées par des souvenirs qui ont marqué leur vie d’une empreinte indélébile. Que ce soit à cause de la politique de l’enfant unique, de traditions séculaires destructrices ou de terribles nécessités économiques, des femmes ont été contraintes de donner leurs filles en adoption, d’autres ont dû les abandonner – dans la rue, aux portes des hôpitaux, dans les orphelinats ou sur des quais de gare –, à d’autres encore, on a enlevé leurs petites filles à peine nées pour les noyer. À toutes les petites Chinoises qui ont été adoptées à l’étranger, ce livre adresse un message poignant, pour leur montrer ce que leurs mères ont réellement vécu et pour leur dire qu’elles ont été aimées et ne seront jamais oubliées. 

En cette journée de la femme, voici un livre pour témoigner de la malédiction de naître fille dans certains pays ; en Chine c’est encore souvent la mort ou l’abandon même aujourd’hui et ce n’est pas seulement le fait de paysannes illettrées mais aussi de femmes modernes qui ne peuvent mener de front travail et enfant….surtout quand c’est une fille ; pour un garçon on fera tous les sacrifices. La fille c’est la honte, toujours..la belle famille est impitoyable..elle pousse les femmes à tuer et à abandonner ; alors, on pourrait croire ces mères cruelles et sans pitié..quelle erreur, ! n’ayant jamais connu la tendresse ou la chaleur elle revêtent une cuirasse pour ne pas sombrer dans la folie ou le désespoir ; Xinran nous parle aussi des orphelinats..mouroirs à bébés filles (on n’y trouve pas de garçons ou alors handicapés…), passés au statut de pourvoyeur de devises pour des étrangers en mal d’adoption…Toutes ces petites chinoises de par le monde que leur vraie mère cherchera en vain , car en Chine, pas d’archive de peur que la sanction tombe sur un travail mal fait..aucune trace.
Xinran sait raconter, rapporter des faits horribles avec humanité et douceur à travers des histoires incroyables tout en se dévoilant un peu. Comme journaliste, elle a sillonné son pays à l’écoute des plus misérables et semble posséder des antennes spéciales pour détecter ces mères culpabilisées à vie, car elle a connu un peu de cette détresse.
Chine en perpétuelle évolution dont on entrevoie ici les failles et les bouleversements.
Bienveillante, outrée, l’auteur nous livre un récit touchant, plein d’empathie et d’humanité qui n’excuse rien mais  explique comment un système de pensée et une mentalité modelée par des siècles de guerre et de révolution peut engendrer de tels drames ; la modernité arrivant de plein fouet dans ce pays on peut espérer que la situation des femmes évolue dans le bon sens.

8 mars 2011 at 10 h 39 mi 5 commentaires

Des ailleurs impossibles

Eugénia Patrizia Soldà

Présentation de l’éditeur: Eugénia Patrizia Solda nous plonge dans la France des années 60. A dix-sept ans, elle étouffe dans une famille dont elle ne peut accepter l’étroitesse et l’hypocrisie et se retrouve aussi confrontée à une société de classes, encore bardée de rejets et où elle, la Ritale, peine à trouver des repères. Avec une finesse et une justesse qui donnent le ton de ce livre, elle nous décrit une France ouvrière(….), la France d’avant mai 68 où sont déjà perceptibles les frémissements et la révolte d’une jeunesse qui rêvait de briser les carcans. Quelques jours dans la vie d’une femme, une errance, des amours , des rencontres dans les rues et les nuits de Paris, une ville magnifiquement décrite, et surtout une quête : celle d’une presque femme à la recherche d’ailleurs impossibles, et surtout en quête d’elle-même dans un univers où son corps de femme lui est prison, et où elle sait que si elle ne veut pas se perdre, il lui faut « se battre, mordre et survivre ».

Journal intime d’une jeune fille dans les années 60. C’est le ton du livre…un ton qui date un peu,  poétique parfois, mais  très fleur bleue…elle passe par toute la  gamme des émotions qu’on éprouve à l’adolescence; je l’ai lu comme un témoignage  sur cette période -ni plus ni moins -témoignage d’une jeunesse révoltée contre la société,  le manque de liberté, l’injustice, l’intolérance .

On suit son errance à travers le  Paris d’alors…le long de la Seine, dans  le square du Vert Galant où vivent  les  hippies.. paumée, peur d’elle-même, de son corps, de ses réactions, de celles des garçons…Amours, amitiés, fuites…encore et encore. Indécisions,  mal de vivre..Beaucoup d’interrogations…c’est long, très long ! Mais j’ai aimé l’atmosphère qu’elle décrit, qu’elle ressent : Paris la nuit quand il pleut,  les quartiers populaires, les bars, les boites, les ouvrières ….elle a su trouver les odeurs, les couleurs, composer une atmosphère ; le cadre est joli, l’aventure moins..Dommage ! Elle essaie de mettre des mots sur ces ailleurs impossibles…mais ce sont des mots déjà entendus , des mots qui devaient lui paraitre lumineux mais qui ne m’ont pas touchée..des images convenues, des histoires de filles ou de psychologie féminine comme on en lit dans les magazines. Déçue.

Merci à Babélio et aux Editions  Chévre-feuille étoilée pour ce livre

6 février 2011 at 19 h 39 mi Laisser un commentaire

Confidences à Allah

Saphia Azzedine

L’éditeur : Le monologue fiévreux, enragé et plein d’humour d’une jeune fille du Maghreb qui tente d’échapper à l’enfermement. Comment devenir libre quand tout vous destine à la soumission ? Un cri de révolte. Mais aussi, au-delà du désespoir et de la misère, la prière bouleversante d’une femme qui reste debout face à Dieu et aux hommes. Itinéraire d’une jeune fille musulmane d’aujourd’hui, qui connaîtra la misère, la prostitution, la prison,  un témoignage direct, cru, et cependant plein de poésie et d’humour, sur l’oppression des femmes. Tout en décrivant les pires dérives d’une société figée dans le patriarcat, hypocritement arc-boutée sur un islam caricatural, Saphia Azzeddine livre un message de foi et d’espoir.  

Un texte aux antipodes de « Neige »! c’est ce que j’aime dans la lecture, basculer d’un monde dans l’autre, d’une poésie pleine de silence et de beauté à une réalité nue, laide, criante.

Nous voilà maintenant dans la tête et les tripes de Jbara, petite bergère du Maghreb, pauvre, sale, sans amour, sans éducation….rien sinon un corps qu’elle cède à une brute pour un Raïbi Jamila, un yaourt rose et sucré. Mais elle a la rage ! elle sait qu’elle peut espèrer autre chose…alors elle part avec Allah dans le coeur ; elle lui parle, implore, peste, discute, accuse, repond, bluffe, insulte,  supplie,  cajole. La faute à qui si elle est comme ça ? et Dieu là dedans il est où ? il permet ça, pourquoi ? Pas sa faute à lui non plus, mais à cause des hommes qui trouvent plus facile de dire « Dieu l’a voulu ou Dieu y pourvoira »  plutôt que de « se bouger le cul » ; c’est vrai que le ton est souvent  cru, parfois obscène…elle manie le verbe comme une maitraillette,  s’épanche avec ce qui lui tombe sous la langue, les vilaines choses se disent avec des mots puants ; elle s’apaisera en rencontrant un homme plus tendre..un iman..un comble ? un signe du ciel ? Des mots plus doux mais la volonté intacte de prendre  son destin en main..avec l’aide d’Allah « Ce qui anime ma foi c’est de t’aimer. T’aimer m’a permis de m’aimer et m’aimer m’a permis d’aimer. Le bien et le mal n’existent pas. Tu es bien trop subtil pout ça. Allah, Tu n’es que nuances et c’est pour ça que je T’aime. »

 Un livre plein de vie et de haine, d’amour et de rouerie, de sexe et d’humour … parfois en overdose ! Mais le  message passe, dans la douleur et la colère, un message essentiel tellement d’actualité ! A cause de l’ignorance et de la misère, la religion dévoyée est utilisée pour garder le pouvoir sur les autres,  sur les femmes surtout ; la vraie religion n’est pas comme ça……mais en son nom on continue à opprimer et à tuer.

…… en Afghanistan, on lapide encore aujourd’hui !  quels mots auraient  Jbara pour dénoncer ces atrocités ?

 

2 février 2011 at 15 h 30 mi 4 commentaires

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