Posts tagged ‘challenge’

La promesse de l’aube

Romain Garygary

L’éditeur : « – Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es ! Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : – Alors, tu as honte de ta vieille mère ?
romain Le bel hommage d’un éternel petit garçon à sa mère qui l’aimait d’un amour inconditionnel et total ; elle savait qu’il allait devenir « quelqu’un », elle seule savait, malgré l’exil et les épreuves. Par une volonté quasi mystique,elle a entretenu une flamme où tous deux se réchauffaient. Les mots du roman disent cette magie et cette terrible force.
Romain Gary, par une écriture pleine de tendresse parvient à nous  emmener dans le monde merveilleux et exigeant de cet amour auquel viendra, peu à peu, se juxtaposer la tristesse de la réalité de l’existence ; la vie n’est pas l’oeuvre d’art qu’elle lui a décrite, cette septième balle avec laquelle il n’arrivera jamais à jongler. Mais abreuvé de contes de nourrice sur une France idéalisée et bercé de légendes pleines de Dieux tartares terribles et menaçants, il deviendra le preux chevalier qu’il a promis d’être.
  J’ai particulièrement aimé découvrir ses années d’exil et de jeunesse…Par des anecdotes pittoresques, avec humour ou ironie, il rend très vivante la Pologne des années 20, les pelisses en fourrure, les belles robes de Paris, les calèches, les leçons d’escrime, de tir au pistolet..les leçons de tout ce qui pouvait faire de lui un Prince avec toujours le poids de cette exigence..ce tas de bois dans lequel il se réfugie pour rêver, reprendre courage devant les autres. Cette dualité (le monde tel qu’il est et le monde selon sa mère) le poursuivra toute sa vie ; son rapport aux femmes en sera particulièrement marqué  : « Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, à chaque  fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances »romain-gary
     C’est une autobiographie romantique, pleine d’humanité et de lucidité. Et si il lui arrive de parler de lui-même avec dérision, comme il le fait parfois des autres, ce n’est pas par mépris (on lui reprochera souvent) ; il est  seulement malheureux de voir à quel point les hommes, lui le premier, ne sont pas à la hauteur.
J’ai aimé son extrême sensibilité, son amour de toute forme de vie, son attitude écologique avant l’heure. Citoyen d’un monde imparfait que, toute sa vie, poussé par l’énergie et le souvenir d’une mère extraordinaire, il s’efforcera de rendre meilleur par sa plume et ses actes. Une lecture marquante.
Lu dans le cadre du Challenge « Un Classique par mois » chez StéphieClassique-

12 février 2013 at 21 h 14 mi 2 commentaires

Au pays des kangourous

Gilles Pariskangourous

L’éditeur : Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets.

« Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. »  Sûr que ce début donne envie de continuer !

C’est toujours mieux de voir le monde et ses misères avec des yeux d’enfant; ça parait plus léger, des choses se passent..c’est comme ça, on fait avec et puis autour il se passe toujours d’autres choses, des gens sont là pour nous aider..des gens qu’on aime et qu’on connait mais aussi ceux qu’on s’invente pour se donner du courage ou qui sont vraiment vrais…parce que seuls les enfants croient à ces anges gardiens qui -j’en suis certaine-veillent sur nous. Les adultes ne comprennent rien aux choses importantes ! il n’y a vraiment que les enfants et les « vieux » pour posséder ce Don !

Le papa de Simon est dépressif, sa maman en Australie. C’est triste oui, oui, mais pas question d’essuyer une larme au coin de l’oeil !  Car il y a « mamie » Lola et ses copines farfelues. Chez elle, c’est la bohème, la vie en couleur, la vie en douceur, comme un rempart qui amortit la maladie de papa et l’absence de maman. L’espoir reviendra petit à petit..les vacances, le bleu de la mer, le jaune du sable, la peau couleur caramel d’Alice, les sauts de kangourou que fait le papa de Simon pour attraper la balle rouge. Le gris s’éloigne.

Une belle histoire qu’on voudrait réelle, même si dans les romans on sait bien que c’est pour de faux !! Mais, après tout, on s’en fiche !

J’ai aimé le ton, les personnages, les moments triste mais beaux et après….plus si tristes. C’est drôle et tendre, plein de larmes et de rires, d’amour, de vieilles dames indignes, de chien qui embrasse sur la bouche, de manège et de barbe à papa !

Lu dans le cadre du Challenge Parischallenge_Paris-1- chez Sharonbarbapapa

1 février 2013 at 16 h 53 mi 4 commentaires

Connaissez-vous Paris ?

Raymond Queneauparis

Quatrième de couverture : Y a-t-il un rapport entre l’eau de Javel et le quai du même nom ? Combien y a-t-il d’arcs de triomphe à Paris ? Quel agréable souvenir dentaire est attaché à la place des États-Unis ? Entre novembre 1936 et octobre 1938, Raymond Queneau pose chaque jour aux lecteurs du quotidien L’Intransigeant trois questions sur Paris. L’Histoire s’y mêle à l’anecdote, la pratique documentaire aux dérives dans la ville, le sourire au savoir. (…)La présente édition vous propose plus de quatre cents de ces questions assorties de leurs réponses. Pour parcourir la Ville Lumière en compagnie de l’un de ses plus éminents piétons et découvrir une œuvre méconnue de Raymond Queneau, jamais encore publiée en volume.

Chaque jour, Raymond Queneau (encore méconnu) propose 3 questions sur Paris. Nous sommes en 1936 et d’une façon très moderne, il établit ainsi un lien direct avec le lecteur, excite sa curiosité. Ce fut pour lui une époque très heureuse où il mêla balade le nez au vent dans « sa » ville et recherches à la Bibliothèque Nationale.lintran

« Queneau lit Paris, de la bibliothèque à la rue. Son parcours est historique et littéraire, son travail lucratif et cathartique. Au désordre de l’actualité, il préfère  » l’ordre séculaire de l’histoire/qui se dépose sur la ville/en traces plus ou moins futiles/qu’on déchiffre comme un grimoire ». (…) Il fouille la mémoire des livres et des pierres, tisse son texte et trace son chemin d’écriture, pour vivre. Il ordonne une ville écrite pour son lecteur…les pierres lui obéissaient, venant se placer d’elles-mêmes à l’endroit voulu. » (Emmanuel Souchier)

Voilà les trois premières questions posées  (et trouvées sur un site bien sympa qui s’intitule : Paris à NU )

1) Où se trouvent le trône de Napoléon et le manteau qu’il portait au sacre ?

2) Qui était le Père-Lachaise ?

3)  En allant de la place de la République à l’Ile Saint-Louis quels arbres remarquables voit-on sur son chemin ?

Alors ?????    (Réponses ….. ICI)

Ce petit livre propose plus de 400 questions /réponses aussi diverses que variées, pointues, générales, étonnantes, drôles, historiques, littéraires, dures à trouver, anecdotiques, inattendues  : Dans quelle maison est mort Molière , quel roi fit de Paris la capitale de la France, à quelle époque fut créé le Jardins des Plantes, sur quel immeuble moderne peut-on voir un phénix renaître de ses cendres..etc..etc..

A vous de jouer, de chercher la fontaine Trogneux, la curieuse façade du 85 rue du Bac ou l’emplacement de la porte par où les assaillants pénétrèrent dans la Bastille…..Travail de détective, jeux de pistes. Pas de plan de Paris pour vous aider et c’est bien comme ça ! Il faut chercher, fureter, flâner, ou simplement feuilleter les pages pour arpenter cette belle ville pleine d’histoire.

Pour les amoureux de la Capitale, les curieux, les fouineurs.

Lu dans le cadre du Challenge Parischallenge_Paris-1- chez Sharonatget

20 janvier 2013 at 19 h 16 mi 1 commentaire

Netherland

Joseph O’Neil

Le Mot de l’éditeur : Hans et Rachel vivent à New York avec leur jeune fils lorsque surviennent les attentats du 11 Septembre. Quelques jours plus tard, ils se séparent, et Hans se retrouve seul, perdu dans Manhattan, où il ne se sent plus chez lui. Il fait la connaissance de Chuck, un homme d’affaires survolté qui rêve de lancer le cricket à New York. Sur des terrains de fortune, Hans tente d’échapper à la mélancolie. Le charisme de Chuck draine une foule de joueurs du dimanche, tous venus d’ailleurs – de Trinidad, de Guyane ou de plus loin encore -, tous persuadés que l’Amérique reste le pays des possibles.
Alors que le monde ne croit plus en rien, eux continuent d’espérer. Au milieu de ces exilés, Hans retrouve un second souffle. Mais qui est Chuck ? Il faudra des années avant que le mystère qui entoure sa véritable identité se dissipe.

New York  après le 11 septembre à travers la fin d’une histoire d’amour; le choc des attentats sur le héros, son couple, sa ville d’adoption.  Une ville dans laquelle il se sentait bien avant, quand  tout n’était qu’énergie et ambition. Par un effet miroir, au lendemain de la catastrophe, tout se désagrège pour Hans ; A la recherche d’un nouveau souffle, sa femme retournée en Angleterre,  il s’entiche alors d’un homme mystérieux,  Chuck. Chuck, un émigré à  l’image d’une Amérique de tous les possibles, mais aussi des interdits qu’on doit contourner et des combines qu’on doit monter pour réussir.

Le héros joue au cricket, beaucoup, souvent ..très longues descriptions fastidieuses mais qui nous donnent l’occasion de découvrir  les nombreuses nationalités qui peuplent cette mégalopole  ; on vient aux USA du monde entier pour une vie meilleure, NY reste un Eldorado, une ville  increvable, encore porteuse de rêves et de force.

Un style classique, un ton mélancolique, nostalgique…qui veut donner à travers une histoire personnelle le  » pouls » de cette  ville blessée…telle qu’on la sent quand on aime, puis  détestée quand on n’a plus la pêche. NY n’est pas pour les losers ! Il parait que le Président Obama a beaucoup apprécié ce livre… On ne doit pas avoir tout à fait les mêmes goûts ! Un roman bien écrit c’est vrai mais trop lent, ponctué de réflexions parfois pesantes…à force d’intérioriser, on perd le rythme d’une histoire qui aurait pu être plus percutante ;  le climat de NY après les attentats y est-il pour quelque chose ? Les Américains l’ont peut-être ressenti de cette façon.

Alors que les problèmes existentiels du  héros ne m’ont pas convaincue, j’ai aimé la façon dont il parle de New York, parcs, quartiers typés, atmosphère désuète et surréaliste de l’hôtel Chelsea. Cette grande ville nous semble plus proche, pulse, inquiète, déborde ; c’est la véritable héroïne du roman ! Contrairement à Hans, tiède, désenchanté..en décalage complet avec cette cité frénétique et omniprésente.

Lu dans le cadre du Challenge  » New York  » organisé par Emilie

17 janvier 2012 at 18 h 59 mi 1 commentaire

Caprice

COCOLA’S  organise un challenge diabolique

il s’ appelle   CAPRICE …. »chaque participante aura une challengée et une challengeuse. La challengeuse choisit un seul roman, que la challengée devra lire avant la fin 2010. Ce sera le challenge Caprice, car il faudra donc se plier aux désirs les plus fous de votre challengeuse ! Et en tant que challengeuse, vous pouvez être conciliante et imposer un titre qui intéresse déjà votre challengée, pédagogue en l’invitant à découvrir un de vos coups de cœur, ou cruelle en l’obligeant à lire un livre terrible ! Votre seule obligation : cela doit être un livre que votre challengée n’a jamais lu. »

Pour s’inscrire  (jusqu’au 15 février)  c’est ICI

26 janvier 2010 at 17 h 48 mi 8 commentaires

Les trésors de la mer Rouge

Romain Gary

Présentation de l’éditeur: » Les trésors que j’ai ramenés de là-bas sont immatériels et, lorsque la plume ne s’en saisit pas, ils disparaissent à jamais. Le romancier que je suis, amoureux de ces diamants éphémères, parfois très purs, parfois noirs, mais toujours uniques et bouleversants dans leur mystérieux éclat, est parti à leur recherche vers cette mine de richesse et de pauvreté inépuisable que l’on appelait jadis l’âme humaine – je dis « jadis », car le mot est passé de mode, avec son écho d’au-delà.  » De Djibouti au Yémen, Romain Gary sillonne les terres brûlées et hostiles pour en rapporter un témoignage d’une rare force

 Bookomaton parle de l’influence des couvertures sur l’achat d’un livre. Et bien celle  là m’a carrément « tapé » dans l’oeil…iris violet  souligné de khol sublimement mis en valeur par le voile indigo…un appel au mystère avec un  titre très évocateur aussi… mer Rouge, trésors…Monfreid, Rimbaud, Kessel..une invitation au voyage

Romain Gary nous emmène au pays de la Reine de Saba pour un voyage dans la fournaise du désert sur les pas d’un empire colonial français agonisant ; Bat d’Af, spahis, légionnaires..comme les ombres d’un passé glorieux où  l’héroïsme n’est pas toujours là où on le croit..portraits de toubibs, d’instituteurs ou de militaires dont le seul but est de soulager une population livrée à la souffrance et au dénuement.

Ambiance Mac Orlan : La  Bandera, sable chaud, désert impitoyable..un peu désuet ce livre mais écrit avec le coeur, comme un livre d’espionnage des années 60 aussi, style OSS 117  à Djibouti..agent double, triple, jeu de dupes, macheurs de kat faussement endormis, hommes devenus fous car incapables de s’adapter à la destruction d’un vieux monde où honneur, patrie, fidélité, et abnégation signifiaient quelque chose.

Dans un style parfois theâtral, l’auteur se met en scène tel  Lawrence d’Arabie sur sa Royal Enfield, mais il fait aussi montre de beaucoup d’humanité et de respect et sait admrablement évoquer la  fébrilité  de paysages d’une sauvagerie inouie là où l’homme n’a pas de place…désert de lave, pas de vie..vide intégral qui  donne furieusement envie d’en savoir plus sur cette Arabie Heureuse qui malheureusement aujourd’hui paraît plus sauvage et inhospitalière que jamais. Petit livre très prenant …

Lu dans le cadre du challenge de Cynthia

LUS  5/ beaucoup

16 décembre 2009 at 14 h 32 mi 2 commentaires

Incognito à Buchenwald..

Mircea Eliade

Présentation de l’éditeur : Comment monter un spectacle expérimental qui aurait pour cadre le camp de Buchenwald, « un endroit où des êtres humains se font piéger » ?Comment réagirait le public d’une pièce dont le premier mot serait  » Adieu ! …
 » et c’est tout ? Ensuite plus rien, ni acteur ni lever de rideau…
Mircea Eliade, dans ces deux fables étonnantes, entraîne le lecteur à travers une réflexion sur la vie, le temps et la mort.
 
C’est un livre offert par Anne à l’occasion d’un Swap..omythes  
J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre…à y rester.. et à finir!
il est question de théâtre expérimental. Dans la première partie il s’agit d’une pièce dont le texte tient en trois mots : Adieu! Adieu! Adieu!..le reste de l’intrigue (?) se passe derrière le rideau le plus souvent à voix basse…le spectacle est plutôt dans la salle
L’auteur relate les discussions des spectateurs étonnés de ce drôle de non-spectacle
moi aussi je suis étonnée et désorientée…le discours roule sur les religions, la relation au temps, au Mahayana, à l’ Islam..bien écrit mais très  alambiqué …. pas d’unité de lieu, de temps, pas de textes, des acteurs cachés et un auteur incapable de fournir une explication claire sur son oeuvre…… obscur
Seconde nouvelle sur la liberté interieure que l’on peut avoir même dans un camp de concentration… drôle d’idée quand on a froid, faim, peur et qu’on est certain de mourir…on pense à ça ? Peut-être car c’est  tout ce qui reste.
Conjectures,  reflexions  sur le temps,  sa relativité et ses ravages à l’image de cette vieille demeure qui se lézarde.. la mort.. une autre dimension… au moins la quinzième !! cette seconde nouvelle m’a davantage touchée à travers des personnages enigmatiques en quête de vérités et d’ explications.
bref un beau style , des références philisophiques et religieuses,  le vide et le plein, la vacuité……la lecture est facile  mais le propos fort complexe… Avis aux amateurs de voyages expérimentaux dans l’espace temps littéraire !
Lu (avec peine ) dans le cadre du challenge à 2 euros de Cynthia
Lus 4/beaucoup
Du même auteur, j’ai dans ma PAL « La nuit bengali« … je suis curieuse de savoir si c’est du même style ?

25 novembre 2009 at 9 h 09 mi 4 commentaires

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