Ormuz

11 mars 2014 at 18 h 07 mi Laisser un commentaire

Jean Rolin41850MkP76L

Quatrième de couverture : Unissant le golfe Persique à la mer d’Arabie, le détroit d’Ormuz voit transiter une part importante du pétrole et du gaz irrigant l’économie mondiale. De temps à autre, l’Iran menace de le bloquer, cependant que les États-Unis y font défiler leurs navires de guerre. En gros, c’est ce que l’on désigne comme une zone de tensions, et comme un enjeu stratégique. Or Wax, un personnage aux contours indécis, a formé malgré tout le projet de le traverser à la nage. Y parviendra-t-il, avec l’aide du narrateur et en dépit de difficultés innombrables, ou bien va-t-il plutôt se noyer dans le détroit, pour finir ?

Wax a-t-il réussi à traverser le détroit ? Et d’ailleurs,Wax existe-t-il vraiment ? …..Après tout, peu importe.

Il nous suffit de suivre sa trace sous la plume de Jean Rolin pour mesurer la vanité de l’aventure et la dangerosité de ce lieu hautement stratégique raconté ici de façon inattendue avec un luxe de détails digne d’un naturaliste. Les lieux, les hommes, les animaux, les bateaux de guerre, les barques de pêche, la contrebande, les plantes. Tout a sa place ni plus ni moins dans ce  jeu d’échec grandeur nature, où les puissances se jaugent et s’affrontent.Oman, Irak,Iran, Emirats, USA, France et d’autres »acteurs » des grandes manoeuvres qui prennent ici des allures de film d’avant guerre avec ses officiers en uniforme blanc, ses bouges et ces supposés espions.

Beaucoup de parenthèses et de digressions baroques et savoureuses tout au long des ces courts chapitres émaillés de noms d’oiseaux (guide ornithologique à l’appui), de navires de guerre (avec fiche technique et armement) de batailles (avec dates et référence youtube)  d’ilôts et de vieux fortins en ruine. C’est plein d’ironie et de sable, ça grince, le soleil tape, les stratégies se déploient dans ce minuscule environnement hostile et brûlant..(ah les stratégie asymétriques !!!) Tout est dans le pouvoir des mots et l’auteur en conteur moderne nous entraîne, sur un sujet pourtant loin d’être romantique, sur les sentiers de l’ailleurs et de l’impalpable. On a alors le sentiment d’un voyage au bout de l’absurdité..Quelques arpents de sable, une mer polluée, un enjeu planétaire où le spectacle des nations qui montrent leurs muscles nous apparait vain et ridicule. Un très bon moment de lecture et une réjouissante leçon de géopolitique !650px-Straße_von_Hormuz

Publicités

Entry filed under: roman, voyage. Tags: , .

Stage « osier » 2 Nââândé !?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Saraswati a dit

Welcome to the Magicbus !

Je participe :

SWAP :

Visiteurs :

Pour me contacter :


%d blogueurs aiment cette page :