Les evapores

4 décembre 2013 at 9 h 37 mi Laisser un commentaire

Thomas B. Reverdy41tZInmmjDL

L’éditeur : Trois cartons et une valise, c est tout ce que Kaze a emporté avec lui cette nuit-là. Et, également, les raisons de sa fuite. Comment peut-on si facilement disparaître ? Ici, au Japon, on en a légalement le droit. D un disparu, on dit simplement qu il s est « évaporé ». Mais Yukiko, elle, ne veut pas renoncer
à chercher son père,qu elle a pourtant quitté depuis des années pour vivre à San Francisco. Elle demande à Richard , son ancien amant, de partir avec elle à la recherche de Kaze. Par amour pour elle, ce détective privé mènera l enquête dans un Japon « parallèle », celui du quartier des travailleurs pauvres de Sanya à Tokyo, repaire pour des milliers d évaporés, et des camps de réfugiés autour de Sendai. Peut-on se débarrasser de son passé ?Ces questions sont au coeur de ce roman qui, sous ses dehors de roman policier et d histoire d amour, mène une véritable enquête existentielle. De façon poétique et sensible, Thomas B. Reverdy explore la part d ombre en chacun de nous et met en scène toutes les variations possibles de notre désir de fuite.

Un roman japonais prenant et original.

Kaze, disparu dans son propre pays : « évaporé » comme  beaucoup le font là-bas. Ils ne donnent aucune nouvelle pendant des années ou plus jamais. La honte et le déshonneur les font changer de vie ou mourir. Mieux vaut ne pas savoir. La famille ne les cherche pas, la police non plus

Mais Yukiko vit aux USA depuis longtemps. Plus vraiment japonaise, pas encore américaine. Elle reviendra chercher ce père disparu et renouera tout naturellement avec sa vie d’avant, ses amis, ses habitudes, les goûts, les odeurs de son pays natal. Des racines profondes et indestructibles.

De très beaux passages sur Kyoto, les quartiers méconnus de Tokyo, les démunis, les paumés, les vies parallèles et clandestines. L’auteur décrit un Japon rarement présenté ainsi.

Subtile beauté des paysages, des femmes japonaises. Portrait d’un pays, après Fukushima, en proie au doute et à la corruption et qui malgré sa modernité semble toujours habité par son passé, ses codes, ses traditions. Mystère de la langue, des signes, de la musique des mots. Rôle de l’oubli, de l’appartenance. Recherche d’une identité à travers un désir de fuite réelle ou imaginée.

Comme Richard l’Américain, l’Occidental, on se sent étranger, maladroit face à ces situations singulières. On ne comprend pas mais on se sent aussi paradoxalement en phase avec le héros disparu dans sa recherche d’une existence nouvelle – C’est attirant – Sera-t-il plus heureux et apaisé ? A-t-on droit à une deuxième chance ? Aura-t-on le courage de regarder sa vie en face, et là sans demi mesure, si le bilan est négatif, partira-t-on sans se retourner ?

Un roman qui soulève bien des questions dérangeantes sur un ton un peu désespéré. Troublant

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Longmire à la télé Ce genre de choses

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