L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

14 octobre 2013 at 7 h 34 mi Laisser un commentaire

Romain Puertolas9782842637767

L’éditeur : Un voyage low-cost… dans une armoire Ikea ! Une aventure humaine incroyable aux quatre coins de l’Europe et dans la Libye post-Kadhafiste. Une histoire d’amour plus pétillante que le Coca-Cola, un éclat de rire à chaque page mais aussi le reflet d’une terrible réalité, le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle, sur le chemin des pays libres. Il était une fois Ajatashatru Lavash Patel (à prononcer, selon les aptitudes linguales, «j’arrache ta charrue» ou «achète un chat roux»), un hindou de gris vêtu, aux oreilles forées d’anneaux et considérablement moustachu. Profession : fakir assez escroc, grand gobeur de clous en sucre . Ledit hindou débarque un jour à Roissy, direction La Mecque du kit, le Lourdes du mode d’emploi : Ikea, et ce aux fins d’y renouveler sa planche de salut et son gagne-pain en dur : un lit à clous…
 J’ai lu quelque part qu’à l’heure de midi, des milliers de chinois s’installent sur les canapés des magasins Ikea pour faire la sieste… Alors, avant la fermeture, une vérification des lieux s’impose ; certains se cachent peut-être dans les placards tout comme le fakir du petit livre jaune !
 Son histoire est amusante et complètement farfelue avec, c’est vrai, un  humour parfois tendance « Almanach Vermot ». Mais quelle imagination !
Une fable moderne sur le destin, les rencontres….. et les voyages que notre homme effectuera, de gré ou de force, avec toutes sortes de moyens de transport ..valise Vuitton, armoire, camion, bateau, montgolfière, taxi…..pas de temps mort..bel enchaînement ; c’est pas le tour du monde en 80 jours mais celui de l’Europe en quelques heures !
 Mais, on ne fait pas que se réjouir durant cette odyssée. On y croise des migrants et leur extraordinaire courage. Le monde nous parait alors tout petit, la richesse reste un rêve lointain pour tant de gens renvoyés sans raison d’un bout à l’autre de l’Europe comme des balles de flipper….Soudanais, Lybiens, beaucoup d’autres se retrouvent dans les aéroports les ports, les gares, en attente d’une vie meilleure. L’auteur intègre ce lourd problème à son récit avec beaucoup de naturel et d’humanité ; c’est grâce à ces hommes que le fakir fera « sa mue », une façon de leur rendre hommage.
Puertolas est un bon conteur; il nous refait ici le coup « des Mille et Une Nuits » avec des rebondissements, des bonheurs, de l’amour, des hasards. On voudrait que ça ne s’arrête jamais !!! et puis zut, la fin est là, bien trop tôt à mon goût !
Happy end téléphoné (dommage)….mais dans les contes, ça finit toujours comme ça non ? (redommage)
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