Les mères juives ne meurent jamais

24 septembre 2013 at 13 h 07 mi Laisser un commentaire

Natalie David-Weill41l2mOdJveL

L’éditeur : A son arrivée au Paradis, Rebecca rencontre sept mères d’hommes célèbres : Freud, Proust, Einstein, Romain Gary, Albert Cohen, Woody Allen et les Marx Brothers. Sept femmes aimantes, possessives, angoissées, insupportables.

Un seul sujet de conversation : leurs fils singuliers et géniaux. Ce bain d’amour maternel est-il à l’origine du talent et de la personnalité de ces illustres enfants ?

Rebecca a beaucoup de chance d’aller au paradis..plus encore d’y séjourner en compagnie de mères juives de rejetons célèbres. Ce livre est l’occasion d’en dresser des portraits pleins d’humour, d’humanité et d’érudition. De grands hommes qui ne furent à un moment de leur existence que des petits garçons dans les jupes de leur maman ! Et quelles mamans !

A l’heure du thé ou sous les frondaisons, ces dames papotent, échangent, se fâchent, et racontent pour l’éternité leur fils adoré…écrivain célèbre, mathématicien ou humoriste..elles disent la délicatesse de Proust, la  cocasserie des Marx Brothers, la fragilité de Romain ou la précocité et la tyrannie du jeune Sigmund. Leur partialité est totale, leur passion contagieuse.

Est ce grâce (à cause ?) à elles qu’ils sont devenus célèbres…par leurs soins, leur dévouement..ou grâce au milieu dans lequel ils évoluaient et à leur génie propre ? Des mères omniprésentes, étouffantes parfois, qui revendiquent cette intrusion, la regrettent rarement ; leur fierté est immense et le fait qu’elles soient au Paradis prouve bien qu’elles ont fait une très bonne action en « poussant » leur enfant aux dépens parfois des autres membres de la famille !

Nul besoin d’avoir engendré un génie ou d’être juive pour estimer que son enfant est le plus beau. N’est-ce pas l’éducation et l’amour qu’on lui donne qui feront de lui un adulte épanoui (à défaut d’un être d’exception…) ? Faut il mettre pression et exigence pour qu’il le devienne, l’ont-elles fait pour eux ou pour elles ? Autant de questions qu’on se pose au long du livre dans une atmosphère d’éternel printemps. Pendant de délicieuses soirées au coin du feu, ces dames nous donneront l’occasion de réfléchir à des destinées prestigieuses, des vies qui auraient pû être autres sans une mère directive, intrusive attentive, à la valeur et à la difficulté de l’éducation.

Une question me taraude pourtant : il n’y a ici de place que pour les hommes ..mais alors les mères de femmes célèbres, quelle place ont-elles ? Sont-elles aussi au Paradis ? Les femmes ont elles autant besoin de leur maman pour accomplir leur destinée ?casablancaAnnex-Marx-Brothers-A-Night-in-Casablanca_01

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