Je veux devenir moine zen

12 janvier 2013 at 8 h 58 mi Laisser un commentaire

Miura Kiyohiro

Le Mot de l’éditeur : Lorsque votre fils âgé de huit ans, un enfant comme les autres, dissipé à l’école et turbulent à la maison, gavé de hamburgers et de séries télévisées, vous annonce qu’il veut devenir moine zen, comment ne pas tomber des nues ? Pourtant, ce ne sont pas des paroles en l’air et Ryôta laissera derrière lui sa maison, sa famille et jusqu’à son propre nom pour accomplir sa vocation. Un livre comme un kôan zen : d’une simplicité désarmante, il raconte avec une allégresse et un humour dévastateurs comment la décision d’un petit garçon va bousculer toutes les certitudes de ses parents, changer leur rapport au monde et les éveiller malgré eux à des vérités qu’ils n’avaient jamais soupçonnées. Ce roman largement autobiographique a obtenu en 1988 au Japon le prestigieux prix Akutagawa.

Un petit livre plein de sagesse qui raconte combien la vocation d’un jeune garçon va bouleverser la vie d’une famille. Où est la faute ? Pourquoi Ryôta, après avoir accompagné son père à une séance de Zazen, a décidé de tout quitter pour devenir moine. Un couple vacille sous la nouvelle : la mère, meurtrie,  se replie dans le silence, le père lutte, réplique, cherche à le faire renoncer, accable ceux qui l’encouragent dans cette voie.

Une écriture simple et lumineuse..chaque mot à sa place. On est sidéré par la force de la vocation d’un enfant dont le caractère est à l’opposé de celui d’un moine, sidéré par l’intensité de cet appel qui l’amènera à renoncer à tout ce qu’il aimait avant….. Pas de débat philosophique compliqué ici, mais le simple récit  du cheminement des âmes et des esprits vers un apaisement et une compréhension de l’autre . Cette histoire est comme un symbole des difficultés de la communication dans un couple, de l’amour filial surtout, de l’avenir qu’on souhaite aux siens. Il faut leur faire confiance, qu’ils tracent leur route seuls ; c’est leur vie, même si elle est différente de celle qu’on avait imaginée, même s’ils partent loin en corps ou en esprit. Les enfants ne nous appartiennent pas, ils changent, partent mais restent dans notre coeur.

C’est parfois douloureux et long à accepter mais il est bon de les savoir heureux là où ils sont, avec qui ils sont.

Une lecture qui m’a beaucoup touchée car au-delà de l’histoire de cet enfant, Miura Kiyohiro aborde avec des mots justes l’éveil au changement et les difficultés à accueillir les surprises de la vie avec confiance….et « zénitude »zen

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