La porte des Larmes : retour vers l’Abyssinie

16 décembre 2012 at 12 h 56 mi Laisser un commentaire

Raymond Depardon

Jean-Claude Guillebaudporte  

L’éditeur : Leur amour partagé pour l’Ethiopie a plusieurs fois conduit Jean-Claude Guillebaud et Raymond Depardon en Abyssinie. C’est avec émotion qu’ils redécouvrent un pays dont La beauté demeure intacte, malgré des années de guerre et de bouleversements politiques. L’écrivain confie ses souvenirs, le photographe saisit une civilisation et un paysage d’une beauté stupéfiante.

L’Ethiopie toujours

J’avais emporté ce livre pendant mon voyage.

Des mots sincères qu’éclairent des photos de Depardon, peu de photos ; deux hommes reviennent sur les lieux où ils ont vécu pour raconter, filmer la guerre, la famine, où ils ont aimé, souffert.

Complètement fascinés par ce pays multiple où les femmes semblent posséder un pouvoir, une essence différente, spécifique…Il y a dans le récit un passage très sensuel ; ils sont sur le toit du vieux train qui relie Djibouti à Addis, il fait très chaud ; des jeunes femmes montent à leurs côtés, leur sourient, les regardent avec insistance …elles s’endormiront tout contre eux, les effleurant seulement…Au matin, elles quitteront le train sans même un regard pour eux.

l’Ethiopie a changé depuis 20 ans mais a gardé  la même magie malgré les destructions, les massacres, les famines. Paysages sublimes, femmes coiffées comme les pharaonnes de l »Egypte ancienne… un parfum de nostalgie et d’éternité…silhouettes hiératiques, dignité, profils purs, vêtements éclatants de ceux qui habitent pourtant des taudis crasseux.

Impressions de voyages racontées avec sensibilité. Moments d’harmonie ou de gêne quand, quittant le confort du 4×4 et marchant sur la route à côté de ceux qu’on croise habituellement « de loin », on les voit tels qu’ils sont ; pauvres et meurtris… femmes qui portent de lourds fardeaux de bois, paysans exténués par leur journée de travail. On touche le réel au delà de l’ exotisme et de l’esthétique d’un paysage extraordinaire ou d’une femme particulièrement belle sous son châle blanc..Nos sens sont abusés par la beauté des choses ..Qui n’a pas vécu ça en voyage et comme il est parfois douloureux de revenir à la réalité!

Que penser, comment connaître un pays ? Question de temps…le temps court du reportage, du scoop, du terrain, de l’info qui doit passer, de l’opinion que le journaliste doit se faire, vite, trop vite ; et le temps long du voyageur, sans pression pour expliquer, éclairer de façon plus vraie les évènements. Guillebaud s’interroge alors sur son travail de reporter, sur sa fiabilité.

Les photos de Depardon sont lumineuses, pleines de retenue, appuyant le texte, faisant pencher la balance

Publicités

Entry filed under: Afrique, voyage. Tags: , , , .

Des livres pour les Fêtes Vive la Belgique !!!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Saraswati a dit

Welcome to the Magicbus !

Je participe :

SWAP :

Visiteurs :

Pour me contacter :


%d blogueurs aiment cette page :