La solitude heureuse du voyageur

30 novembre 2012 at 10 h 20 mi Laisser un commentaire

Raymond Depardonsolo

Présentation de l’éditeur :  » La Solitude heureuse du voyageur est un choix de photographies tiré de mes voyages, rempli de déserts, de villes et de chambres d’hôtel. Comme pour  » Notes « , mon premier livre fondateur, il y a toujours la place d’une femme aimée au bord du cadre, comme si je photographiais mon désir et que le paysage me renvoyait un moi enfin apaisé.  » R. D.

De retour d’un étonnant voyage dans le sud éthiopien, dont je parlerai plus tard…le temps de réintégrer mon enveloppe normale (??) ..je parlerai d’abord de ce petit livre que j’avais emmené avec moi.

Depardon commente ses photos..il en regrette certaines, a la nostalgie de beaucoup, du temps qui passe, des rencontres..comme celle avec Massoud, son jeune guide inconnu alors..il s’étend sur leur signification, sur le moment où il a appuyé sur le déclencheur

En miroir, il parle de lui, de son état d’esprit d’alors..amour d’une femme qui le quitte,  regret de la ferme du Garet, là où il est né et où il a passé toute son enfance. Prégnance de cette enfance paysanne. Il pense à sa mère, à son père, à la cour de la ferme..ses cadrages reflètent parfois l’architecture de cette ferme, de la cour..rond, fermé..il y pense sans arrêt..Quand il photographie des combattants Nouristanais en Afghanistan, il retrouve  les bûcherons de son enfance.

J’ai aimé quand il mêle sa vie, ses sentiments, ses regrets et ses réflexions aussi sur la signification des photos…photos de guerre de famine..a-t-on le droit de photographier l’horreur, la faim..témoignage, voyeurisme..la photo est toujours un vol dans lequel tu mets beaucoup de toi..il a souffert pour certains clichés..marche dans la neige, fatigues, mines..risques fous pris pour témoigner

C’est l’envers du décor, du métier de correspondant de guerre..sans gloriole..une photo, c’est le résultat de beaucoup de choses..on le comprend bien ici.

Il parle vrai, il parle bien, il se confie.

.. Cette belle confession à la fin du livre…« Mon souhait, c’est d’y aller avec la femme que j’aime, parce que j’ai toujours eu cette idée qui me restera sans doute toute ma vie, d’emmener une femme désirée, une femme croisée dans la rue, pour la regarder dans une chambre d’hôtel, à la tombée du jour, se confier, écouter, être amoureux. Cela me vient d’une adolescence que je n’ai passée ni à Villefranche, ni à Paris mais en voyage, dans des chambres d’hôtel, et qui m’a donné l’envie d’une revanche. Comme si je pouvais aussi habiter l’espace du voyage. »solsoli

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