Afriques

7 novembre 2012 at 13 h 36 mi Laisser un commentaire

Raymond Depardonafriques

l’éditeur : Depuis plus de vingt ans Raymond Depardon a parcouru tout le continent africain auquel il a consacré plusieurs films. Il a réalisé ainsi une grande quantité de photographies dont 350 inédites sont présentées ici.  Ces photographies couvrent toute l’Afrique, à travers une présentation non pas par pays mais par associations originales. Ces associations privilégient un rythme soutenu, sans temps d’arrêt, des enchaînements qui montrent la vie au travers de sujets très variés : portraits, villes, paysages, religions, activités sociales et métiers mais aussi des conflits et la misère.  A travers ses photographies, Raymond Depardon ne livre aucun jugement, aucune thèse. Ce qui relie entre elles ces prises de vue, c’est l’impulsion de l’œil, simplement un regard de photographe et de grand voyageur sur les paysages et les hommes qui peuplent ce continent.

Pourquoi des Afriques ?  « Depuis 1960, je n’ai cessé de photographier l’Afrique. Mais que de lieux, de temps différents ! Une vie toute entière ne suffirait pas à prétendre connaître cette Afrique. Aujourd’hui, les prétextes, les raisons de ces voyages sont oubliés. C’est pour cela que j’avais envie de faire ce livre, pour rendre la liberté à toutes ces photographies et enfin réunir toutes ces Afriques, celles des pistes, des sourires, des famines et des guerres civiles. Je voulais oser ces quatre cents pages de photographies sous respiration. Je voulais étouffer devant l’immense Afrique (…).   Je me souviens de chaque lieu, de chaque temps. J’ose le désordre, il le faut. »

En noir et blanc, grand format. Un cadeau qu’on m’a fait. Mieux que les mots, pas de mots. Des photos qui racontent, parlent, disent l’amour de Depardon pour ce continent. Sans concessions, on y voit la guerre, la famine, les enfants qui rient, des mères, des paysages, des animaux, des rues sales..des paysages secs.DER1994005W00010/24A

Et puis toujours cette distance qu’il cherche à trouver ; la bonne, pas trop près, pas trop loin non plus

Longtemps par timidité il n’a pas voulu photographier les gens, mais ils ont senti quel homme il était..ils se sont laissés faire, l’ont oublié ou lui ont souri.afr2

L’argentique fait des merveilles, saturations,dents blanches, sourires magnifiques, soldats endormis, enfants gris de poussière, lumière crue, voiles blancs, peau mat, noir noir, noir gris, noir clair, contrastes aveuglants.

Gestes arrêtés, temps qui passe doucement ou qui nous renvoie au temps de sa photo.

afr4On devine des histoires derrière les images;

la règle du jeu ici, c’était répondre à cette question « Comment ça va avec la douleur ? » le mot douleur en Afrique n’est pas employé comme chez nous…Grande douleur. Non, ici on parle de petites douleurs, petites misères..comme mal au dos, rhumatismes…ça signifie « comment ça va? » ;  une utilisation plus douce, comme avant, à la campagne chez lui, dans la ferme de son père. Ce père qui cherchait toujours le mot juste. Alors lui cherche toujours l’image juste, qui est bien lui, qui lui correspond.

afri1en ce moment, je découvre « Errances »..un autre voyage, pour bientôt

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Certaines n’avaient jamais vu la mer La porte des larmes

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