Peste & Choléra

2 novembre 2012 at 7 h 44 mi 2 commentaires

Patrick Devillepeste

L’éditeur : Parmi les jeunes chercheurs qui ont constitué la première équipe de l’Institut Pasteur créé en 1887, Alexandre Yersin aura mené la vie la plus mouvementée. Très vite il part en Asie, se fait marin, puis explorateur. Découvreur à Hong Kong, en 1894, du bacille de la peste, il s’installe en Indochine, à Nha Trang, loin du brouhaha des guerres, et multiplie les observations scientifiques, développe la culture de l’hévéa et de l’arbre à quinquina. Il meurt en 1943 pendant l’occupation japonaise. Pour raconter cette formidable aventure scientifique et humaine, Patrick Deville a suivi les traces de Yersin autour du monde, et s’est nourri des correspondances et documents déposés aux archives des Instituts Pasteur.

Un livre qui nous apprend beaucoup de choses. Des chapitres incisifs, documentés. Yersin était un homme insatiable..découvreur et explorateur dans l’âme..maladies, terres inconnues… un aventurier frénétique dans sa soif d’apprendre..un mélange d’intelligence, de chance et de curiosité.

Un  livre qui donne la nostalgie d’un siècle où tout était encore à inventer. Cet humaniste qui a sauvé des milliers de vies a laissé davantage de traces au Vietnam qu’en France ; tout au long de son existence, il a eu des lubies qu’il a assouvies avec application et entêtement. Homme de laboratoire autant qu’homme de terrain.

Un livre que j’ai lu sans intérêt particulier au début. Yersin m’est apparu comme un homme sans état d’âme, un peu sec, tout entier dans l’action. On admire ce savant singulier sans ressentir d’empathie avec lui..Deville n’aurait-il  écrit qu’une biographie savante ?

Pas seulement ; peu à peu, pour l’écriture et à cause d’elle, je suis allée jusqu’au bout du roman avec plaisir ; j’ai aimé le style, les chapitres courts, les mots choisis avec justesse et retenue, qui rendent bien l’atmosphère de l’époque, la course aux vaccins, les rivalités entre les grandes puissances, la luxuriance de l’Asie, son incroyable besoin de tout noter, tout comprendre, son désir de se construire un paradis loin de la métropole.

Sur un sujet austère, l’auteur a réussi à donner chair à ce personnage, à sa quête ..  Je l’imagine à Nha Trang sur la terrasse de sa maison de bois, un soleil  rouge se reflète dans  une mer d’huile… ce soir, à quoi pense-t-il ?yersin

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De flammes et d’argile Certaines n’avaient jamais vu la mer

2 commentaires Add your own

  • 1. marilynelm  |  2 novembre 2012 à 8 h 18 mi

    Ah, celui-ci m’attend patiemment. Repéré dans les programmes de parutions avant l’été, je le réserve pour l’après médiatisation. Si tu as aimé cette écriture, cette sobriété pourtant si vivante et toute en atmosphère, je te conseille sincèrement son  » Kampuchéa  » paru l’année dernière ( que j’avais adoré )
    Ravie de te relire depuis quelques jours

    ( emmyne )

    Réponse
  • 2. saraswati  |  2 novembre 2012 à 8 h 42 mi

    merci beaucoup :)…..je note « Kampuchéa » !

    Réponse

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