De flammes et d’argile

31 octobre 2012 at 15 h 01 mi 2 commentaires

Mark Spraggflam

L’éditeur :  Au cœur d’une nature rude et saisissante, Ishawooa, dans le Wyoming, est de ces villes dont l’âme marque au fer rouge le quotidien de ses habitants. Depuis l’eau glacée d’Owl Creek jusqu’aux vastes étendues du ranch d’Einar Gilkyson, les destinées de plusieurs familles s’entremêlent. Il y a Kenneth, le gamin épris des grands espaces, partagé entre son père et l’homme qui lui a appris à aimer la terre où il vit. Griff, la jeune femme passionnée de sculpture, prête à renoncer à ses études pour rester auprès de son grand-père. Et le shérif Carlson qui découvre un cadavre dans un laboratoire clandestin de méthamphétamine, pendant que sa femme Jean s’adonne aux plaisirs du bourbon et de l’herbe sans même remarquer la maladie qui le frappe.
Au milieu des drames, des vérités inaudibles et des apaisements difficiles, Mark Spragg a l’art de faire surgir des instants de drôlerie, de surprise et de beauté.
 Au cinéma, sans avoir lu le livre avant, j’avais beaucoup aimé « Une vie inachevée » : le choix des acteurs, les paysages, l’ambiance sauvage et surtout ce vieux ranch en bois planté face à un paysage majestueux où vivent des hommes forcément différents, plus authentiques, plus passionnés.
Aussi en lisant « De flammes et d’argile », j’avoue qu’Einar a eu dès le début tout naturellement les traits de Robert Redford..il l’incarne bien, fortement, vraiment et c’est bien comme ça..c’est comme si je l’avais quitté hier..j’ai repris le fil de l’histoire avec une totale connivence avec  les personnages
La magie opère dès les premières lignes. Spragg est un conteur hors pair…évocation de paysages grandioses, histoires d’amour et de haine. Il nous immerge dans un entrelac de destinées sauvages et rudes en accord avec la nature magnifique du Wyoming.wyoming
Einar a vieilli, Mitch est mort mais garde toute son aura, Griff a magnifiquement grandi dans l’ombre des Indiens et de leurs croyances. Des dialogues vifs, une histoire à fleur de peau entre violence et tendresse qu’on n’ose pas se dire..la mort rôde, la vieillesse, la maladie mais aussi  l’espoir et la jeunesse. C’est parfois touchant, drôle aussi et inattendu. C’est toujours beau..la montagne, les arbres à l’automne, les chevaux sont  plus forts que tout. Ils génèrent une énergie formidable..même quand les hommes doivent quitter leur contrée, elle reste gravée dans leur coeur .
Apaisement et  sérénité  violence ou passion ..belle écriture vivante, nerveuse, sensible.
Une pensée spéciale pour Kenneth, ce petit garçon terriblement adulte qui tout au long du livre l’illumine de sa candeur et de son courage, de sa spontanéité et de son total accord avec l’esprit des lieux ;  Pour sûr, un futur héros qui prendra, j’espère, la suite d’Einar pour de nouvelles chroniques d’Ishawooa !

Un livre que j’ai lu d’une traite (au galop…) Triste et » chamboulée »  quand je l’ai refermé ! Déjà fini..envie de le relire plus doucement peut-être.vie

Merci à Babelio et aux Editions Gallmeister pour ce voyage !

Publicités

Entry filed under: coup de coeur, USA. Tags: , .

2012 : Ma première foire à Fay-sur-Lignon Peste & Choléra

2 commentaires Add your own

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Saraswati a dit

Welcome to the Magicbus !

Je participe :

SWAP :

Visiteurs :

Pour me contacter :


%d blogueurs aiment cette page :