Crépuscule

14 mars 2012 at 19 h 10 mi 2 commentaires

Michael Cunningham

Le Mot de l’éditeur : Au cœur d’un New York insomniaque, un roman éblouissant sur l’art, le désir, le couple, la mort. Le grand retour de Michael Cunningham pour une œuvre d’une douloureuse beauté. Peter et Rebecca Harris ou le couple new-yorkais par excellence : lui est galeriste, elle est éditrice, ils ont la quarantaine fringante, un superbe loft à Soho, une fille en route pour l’université, des amis brillants. En un mot, la quintessence de la réussite et du bonheur. Jusqu’à l’arrivée de Mizzy, le frère de Rebecca, jeune beauté androgyne de vingt-trois ans au charme ambigu.  Fasciné, envieux de la liberté de Mizzy, troublé par ce prince gracieux et décadent qui lui rappelle tant son défunt frère, Peter va tout remettre en question, ses artistes, sa carrière, son mariage, le monde qu’il avait mis tant de soin à se construire…

New York  la nuit, miroitement de l’eau noire, noctambules ivres, quand la silhouette anonyme du voisin de l’immeuble d’en  face vous  ramène à votre  propre solitude. Les héros sont ici des gens ordinaires qui ont plutôt bien réussi. L’irruption du frère de Rebecca  va remettre en question  les fondements même de l’existence de Peter de sa femme.  Dans un style intimiste, profond et douloureux, l’auteur nous tend le miroir parfait de nos faiblesses et de nos interrogations..Mizzy est  délicieusement dangereux, il attire Peter comme un gouffre ouvert sur  des blessures anciennes et des penchants refoulés.

Symbole de jeunesse, de liberté, d’insouciance..un goût d ‘éternité.Tout brûler, tout quitter pour un regard, une promesse qui ne sera pas tenue..c’est quoi le bonheur ?? L’aventure ou la tendresse d’une épouse, la satisfaction d’un métier qu’on aime ou l’expérience d’une passion qui vous brûle ?

Roman envoûtant et fort qui raconte si bien la complicité d’un couple qui se connaît depuis  longtemps. On se dit (presque) tout. Certes, le mystère est parti, mais la routine est  comme un  nid où se reposer des hypocrisies et des faux semblants. Une belle vie en somme.  Il suffit pourtant d’en entrevoir une autre pour balancer ce qu’on a mis des années à construire…même sa galerie d’Art lui pèse..L’occasion pour l’auteur de  réflexions drôles et  ironiques sur les riches clients  et leurs  lubies, sur les artistes… charlatans  géniaux ou authentiques créateurs.. Un monde de fric où il est difficile d’être sincère.

Peter le héros est proche de nous par ses contradictions et  ses silences.  Il parle de ce qu’on a tous dans un coin de notre tête, de ce quelque chose qui un jour ou l’autre nous fera ou pas dévier de notre route ordinaire.

un magnifique roman qui sème le doute.

ny                       New York par Bérénice Abbott

Lu dans le cadre du Challenge New York 2012 organisé par Emily

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