La page blanche

11 février 2012 at 8 h 55 mi Laisser un commentaire

Boulet – Pénélope Bagieu

L’histoire : Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

Une histoire bien ficelée où le trait de Pénélope Bagieu fait eccho à la singularité du scénario de Boulet.  Cette BD m’a plue…. beaucoup, je l’ai lue d’une traite et la relirai certainement encore souvent !  On est un loin de Joséphine c’est sûr, mais ça aurait pu lui arriver; en fait ça devrait arriver à tout le monde !

Le trou noir, un soir sur un banc à Paris : Qui suis-je ? où j’habite? mon métier ? mon nom ?mes amis ? mes amours ?

Alors,  Eloïse va enquêter sur elle-même, tisser les fils de sa vie, d’une vie comme tant d’autres. Elle s’aperçoit que ses goûts sont en fait ceux de tout le monde, lecture, musique, fringues, boulot, copain, famille..rien d’original..alors qu’est-ce qui fait qu’on est unique ? faut-il se pencher sur son passé pour exister ou  tendre toujours vers l’avenir. Les racines ne sont-elles pas essentielles pour se « définir » ?  On est de tout coeur avec elle dans sa recherche et on la suit pas à pas comme dans un polar..indices, pistes, recoupements.

Tour à tour pathétique, drôle, dépressive, allumée, ironique, elle va imaginer le romanesque absolu, une vie trépidante, ou alors le pire, la maladie, la folie, crime, enlèvement…Comme, nous quand on est mal et que tout n’est qu’inquiètude et questionnement sans réponses

Ses repères : l’appart, le chat, des numéros de téléphone, des noms, des amis qu’elle redécouvre autrement et pas vraiment à leur avantage. Elle regarde  le monde du travail avec un oeil neuf…la famille, l’enfance..Qui tient vraiment à vous ? Les gens y sont parfois obligés ;  interessés ? Individualistes,  nous semblons tous façonnés dans le même moule de la société de consommation ( les clients de la librairie m’ont bien fait rire!)

J’ai adoré le jeu des couleurs selon l’humeur de l’héroïne, ses mimiques, les plans originaux, la galerie des personnages qui l’entourent, l’ironie, le chat énigmatique, comme détenteur d’un secret que les humains ignorent, la critique de notre société  de solitude … espoirs déçus, étroitesse des relations humaines. Mais c’est loin d’être triste!! On rit dans cette BD et on aimerait qu’Eloïse s’en sorte car elle est pleine d’énergie et de curiosité… trouvera-t-elle une solution ???

ça se pourrait bien 🙂

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