Netherland

17 janvier 2012 at 18 h 59 mi 1 commentaire

Joseph O’Neil

Le Mot de l’éditeur : Hans et Rachel vivent à New York avec leur jeune fils lorsque surviennent les attentats du 11 Septembre. Quelques jours plus tard, ils se séparent, et Hans se retrouve seul, perdu dans Manhattan, où il ne se sent plus chez lui. Il fait la connaissance de Chuck, un homme d’affaires survolté qui rêve de lancer le cricket à New York. Sur des terrains de fortune, Hans tente d’échapper à la mélancolie. Le charisme de Chuck draine une foule de joueurs du dimanche, tous venus d’ailleurs – de Trinidad, de Guyane ou de plus loin encore -, tous persuadés que l’Amérique reste le pays des possibles.
Alors que le monde ne croit plus en rien, eux continuent d’espérer. Au milieu de ces exilés, Hans retrouve un second souffle. Mais qui est Chuck ? Il faudra des années avant que le mystère qui entoure sa véritable identité se dissipe.

New York  après le 11 septembre à travers la fin d’une histoire d’amour; le choc des attentats sur le héros, son couple, sa ville d’adoption.  Une ville dans laquelle il se sentait bien avant, quand  tout n’était qu’énergie et ambition. Par un effet miroir, au lendemain de la catastrophe, tout se désagrège pour Hans ; A la recherche d’un nouveau souffle, sa femme retournée en Angleterre,  il s’entiche alors d’un homme mystérieux,  Chuck. Chuck, un émigré à  l’image d’une Amérique de tous les possibles, mais aussi des interdits qu’on doit contourner et des combines qu’on doit monter pour réussir.

Le héros joue au cricket, beaucoup, souvent ..très longues descriptions fastidieuses mais qui nous donnent l’occasion de découvrir  les nombreuses nationalités qui peuplent cette mégalopole  ; on vient aux USA du monde entier pour une vie meilleure, NY reste un Eldorado, une ville  increvable, encore porteuse de rêves et de force.

Un style classique, un ton mélancolique, nostalgique…qui veut donner à travers une histoire personnelle le  » pouls » de cette  ville blessée…telle qu’on la sent quand on aime, puis  détestée quand on n’a plus la pêche. NY n’est pas pour les losers ! Il parait que le Président Obama a beaucoup apprécié ce livre… On ne doit pas avoir tout à fait les mêmes goûts ! Un roman bien écrit c’est vrai mais trop lent, ponctué de réflexions parfois pesantes…à force d’intérioriser, on perd le rythme d’une histoire qui aurait pu être plus percutante ;  le climat de NY après les attentats y est-il pour quelque chose ? Les Américains l’ont peut-être ressenti de cette façon.

Alors que les problèmes existentiels du  héros ne m’ont pas convaincue, j’ai aimé la façon dont il parle de New York, parcs, quartiers typés, atmosphère désuète et surréaliste de l’hôtel Chelsea. Cette grande ville nous semble plus proche, pulse, inquiète, déborde ; c’est la véritable héroïne du roman ! Contrairement à Hans, tiède, désenchanté..en décalage complet avec cette cité frénétique et omniprésente.

Lu dans le cadre du Challenge  » New York  » organisé par Emilie

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