Juste avant

15 novembre 2011 at 8 h 05 mi 2 commentaires

Fanny Saintenoy

Le Mot de l’éditeur : Juste avant de disparaître, juste avant de continuer à vivre: voici le bouleversant portrait croisé d’une très vieille dame sur son lit de mort, Juliette, et de son arrière-petite-fille Fanny, bousculée par la vie moderne. Avec leurs deux récits qui alternent en courts chapitres, cinq générations s’observent, un siècle s’écoule: les orteils de Juliette enfant tombent congelés pendant la Première Guerre, le jeune mari Louis, résistant communiste, tombe pendant la Seconde Guerre. Une seule fille naît, c’est une rêveuse impénitente, et elle tombera d’un cancer à tout juste cinquante ans. Elle élèvera une fille sans mari, Martine, l’instit’ hippie, obsédée par les voyages à l’autre bout du monde. Et enfin Fanny, la trentenaire paumée qui a donné naissance à Milena. Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, ces femmes gardent une gaieté indéfectible. Ce texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche charme par sa maitrise et sa simplicité.

 Une belle histoire écrite à quatre mains,  une histoire simple qui raconte la vie de cinq générations de femmes qui traversent le siècle. Des vies faites de petits bonheurs, de peines immenses ; une vie où les hommes sont absents ou morts trop tôt ; défilent les années  à travers le prisme du quotidien ; rien d’extraordinaire, la vie quoi…comme on dit. L’arrière grand-mère, Granny se meurt doucement dans une maison de retraite..elle repense à tout ça.. légère, révoltée, apaisée..alors, lui répond en écho sa petite fille, Fanny qui se rappelle la sienne plus courte forcément,  différente mais si semblable .. des moments de grâce, de tristesse…c’est ce que lui a  légué cette grand -mère en début de chaine : une lignée  de moments heureux et malheureux, qui mis bout a bout..blanc, noir… dessinent une  alternance qui rend la vie si palpitante, si incroyablement brève et unique.

Le livre  parle de la mort, de la vieillesse mais aussi et surtout  des souvenirs, des champs de blé en été, de jardin,  de la Dordogne, des fêtes,  des lumières de l’amitié, d’amour, de combat, de l’odeur des gâteaux..Fanny est jeune, forte de la vie de l’autre qui part ; un même sang coule, un même sang qui continuera de couler après, juste après. Une tendre nostalgie, comme une caresse sur la joue, un regard complice..la mort de Granny n’est pas triste ; elle rapproche, donne à toutes ces femmes  la certitude de faire partie d’une famille, de partager à jamais des souvenirs qui les lient, comme un trésor. Un ton mesuré, léger, des mots simples et justes.

Un livre à offrir à ceux qu’on aime..court, bouleversant, parfois drôle…on sourit doucement ;  on y trouve un peu de sa propre vie, de ses peines, de ses joies, de sa famille et de ses souvenirs d’enfance.

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Jayne Mansfield 1967 SWAP du NOUVEL AN

2 commentaires Add your own

  • 1. Stephie  |  19 novembre 2011 à 7 h 39 mi

    J’ai l’impression que je suis la seule à ne pas avoir accroché

    Réponse
    • 2. saraswati  |  19 novembre 2011 à 8 h 54 mi

      aurais-tu un coeur de pierre ? 😉

      Réponse

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