Des ailleurs impossibles

6 février 2011 at 19 h 39 mi Laisser un commentaire

Eugénia Patrizia Soldà

Présentation de l’éditeur: Eugénia Patrizia Solda nous plonge dans la France des années 60. A dix-sept ans, elle étouffe dans une famille dont elle ne peut accepter l’étroitesse et l’hypocrisie et se retrouve aussi confrontée à une société de classes, encore bardée de rejets et où elle, la Ritale, peine à trouver des repères. Avec une finesse et une justesse qui donnent le ton de ce livre, elle nous décrit une France ouvrière(….), la France d’avant mai 68 où sont déjà perceptibles les frémissements et la révolte d’une jeunesse qui rêvait de briser les carcans. Quelques jours dans la vie d’une femme, une errance, des amours , des rencontres dans les rues et les nuits de Paris, une ville magnifiquement décrite, et surtout une quête : celle d’une presque femme à la recherche d’ailleurs impossibles, et surtout en quête d’elle-même dans un univers où son corps de femme lui est prison, et où elle sait que si elle ne veut pas se perdre, il lui faut « se battre, mordre et survivre ».

Journal intime d’une jeune fille dans les années 60. C’est le ton du livre…un ton qui date un peu,  poétique parfois, mais  très fleur bleue…elle passe par toute la  gamme des émotions qu’on éprouve à l’adolescence; je l’ai lu comme un témoignage  sur cette période -ni plus ni moins -témoignage d’une jeunesse révoltée contre la société,  le manque de liberté, l’injustice, l’intolérance .

On suit son errance à travers le  Paris d’alors…le long de la Seine, dans  le square du Vert Galant où vivent  les  hippies.. paumée, peur d’elle-même, de son corps, de ses réactions, de celles des garçons…Amours, amitiés, fuites…encore et encore. Indécisions,  mal de vivre..Beaucoup d’interrogations…c’est long, très long ! Mais j’ai aimé l’atmosphère qu’elle décrit, qu’elle ressent : Paris la nuit quand il pleut,  les quartiers populaires, les bars, les boites, les ouvrières ….elle a su trouver les odeurs, les couleurs, composer une atmosphère ; le cadre est joli, l’aventure moins..Dommage ! Elle essaie de mettre des mots sur ces ailleurs impossibles…mais ce sont des mots déjà entendus , des mots qui devaient lui paraitre lumineux mais qui ne m’ont pas touchée..des images convenues, des histoires de filles ou de psychologie féminine comme on en lit dans les magazines. Déçue.

Merci à Babélio et aux Editions  Chévre-feuille étoilée pour ce livre

Publicités

Entry filed under: autobiographie, récit. Tags: , .

Bienvenue dans l’année du Lapin L’oiseau canadèche

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Saraswati a dit

Welcome to the Magicbus !

Je participe :

SWAP :

Visiteurs :

Pour me contacter :


%d blogueurs aiment cette page :