Kiki de Montparnasse

5 janvier 2011 at 13 h 03 mi 8 commentaires

Catel & Bocquet

Le Mot de l’éditeur : Kiki de Montparnasse, née Alice Prin au tout début du XXe siècle, fut l’une des figures les plus marquantes de la vie artistique parisienne de l’entre-deux guerres, lors des Années Folles. Egérie et amie de très nombreux artistes – Modigliani, Duchamp, Desnos, Picasso, Cocteau, Aragon, bon nombre des surréalistes –, Kiki fut la muse et l’inspiratrice de créateurs devenus depuis des signatures majeures de l’art moderne, comme Foujita et Man Ray. C’est cette existence hors norme, retracée à travers la plupart des épisodes-clés d’un parcours de vie trépidant, que racontent avec passion Catel et José-Louis Bocquet, dans un album ambitieux qui est autant l’évocation d’une époque que le magnifique portrait d’une femme libre.

Je ne suis pas vraiment fan de BD, mais voilà un  gros pavé de presque 400 pages que j’ai lu avec délectation!  Des dessins en noir et blanc d’un trait juste, nerveux, sensible pour faire revivre le Paris d’alors : quartiers chauds, ateliers d’artiste, cafés à la mode, un Paris disparu…quand Montparnasse était le  centre du monde.  Et au milieu cette fille légère qui aurait pu avoir un destin tellement plus ordinaire. Mais tout le monde se souvient de Kiki, sa gouaille, son physique, son goût de la fête et des excès..quelle femme ! Un destin hors norme à force de volonté, de rencontres et d’amour ! Une femme libre, tellement vivante.

Aimant  les artistes, brûlant sa vie…partageant tout. Elle sera modèle, égérie, maîtresse, peintre elle même, Sur ses traces on rencontre Foujita, Picasso, Giacometti, Duchamp, bien d’autres.. Elle cotoie les plus grands, les inspire, les aide, les soutient, les comprend, les déteste…Cocteau, Desnos, Tzara. Scandales et beuveries, doutes et succès…Kiki est toujours là! Et puis Man Ray bien sûr, son grand amour. Tout était à inventer après la guerre : peinture, musique, photo, théâtre, cinéma.. elle voulait en être, ne pas rater ça !

 Le dessin nous fait pénétrer son univers, explique l’engouement pour cette fille qui savait s’adapter à chaque peintre, à chaque folie, à chaque aventure ; il  rend bien les hauts et les bas…toujours la tête haute Kiki. Sans éducation mais tellement fine et vraie ; ne se souciant pas du lendemain…. la vraie bonhême, généreuse et malheureuse aussi..un excellent  prétexte pour parler de cet entre-deux-guerres fascinant ; comme un film muet en accéléré, une page en appelle une autre.. Aimanté par cette BD pleine de vie et de créativité, on est emporté par le tourbillon d’une époque que l’on sent à jamais perdue.

C’est mon premier livre pour inaugurer le challenge « Paris, je t’aime » de L’Ogresse de Paris Allez donc sur son site pour plus de détails !

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8 commentaires Add your own

  • 1. zarline  |  5 janvier 2011 à 13 h 57 mi

    J’aime beaucoup la photo de la femme-violon mais je ne connaissais pas du tout le destin de cette muse.Tu me donnes sacrément envie de réparer tout ça. Je regarde peu cette collection BD après plusieurs déceptions mais je vais définitivement me pencher sur cette bd-là.

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    • 2. saraswati  |  5 janvier 2011 à 15 h 30 mi

      je trouve que la façon de dessiner, de « croquer  » Kiki correpond bien à l’époque, on y apprend beaucoup dans une atmosphère très réaliste…il ne manque plus que la voix de Josephine Baker ou de Chevalier pour être dans l’ambiance 😀

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  • 3. wens  |  5 janvier 2011 à 18 h 16 mi

    Ton article donne en vie de se lancer dans la lecture de cette BD surtout que la période artistique me passionne.

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    • 4. saraswati  |  5 janvier 2011 à 19 h 34 mi

      j’aime aussi beaucoup cette période, alors j’avais pris ce livre au hasard…au vue de la couverture. J’ai été heureusement surprise..on replonge d’emblée dans cette époque extraordinaire et avec Kiki comme guide on ne s’ennuie jamais 🙂

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  • 5. Karine:)  |  5 janvier 2011 à 18 h 39 mi

    J’avais repéré l’album mais les 400 pages me faisaient un peu peur. Bon, ça va maintenant, la peur est finir… et j’ai juste envie de le lire!

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    • 6. saraswati  |  5 janvier 2011 à 19 h 37 mi

      c’est comme un vrai feuilleton à l’ancienne…de ceux que l’on trouvait dans les journaux du soir, sauf que là on a tout d’un coup..émotions, pleurs, rires, amour, misère, talent..j’ai adoré 😀

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  • 7. Gustave&Cie  |  6 janvier 2011 à 10 h 14 mi

    Les mémoires de Kiki (parues chez Corti) sont dans ma PAL… et cette BD me tente depuis un bout de temps… Merci de la rappeler à mon bon souvenir 🙂

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    • 8. saraswati  |  6 janvier 2011 à 12 h 47 mi

      salut les crapotes 😀 …chez Corti, je note..

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