Urkas ! Itinéraire d’un parfait bandit sibérien

4 octobre 2010 at 16 h 57 mi 8 commentaires

Nicolas Lilin

Le Mot de l’éditeur :  Le jeune Nicolaï naît dans une petite ville de Transnistrie où ont été déportés les derniers représentants des communautés sibériennes, opposants farouches au régime stalinien. Les Urkas, microsociété extrêmement violente et hiérarchisée, fonctionnent selon un code d’honneur très scrupuleux, auquel les enfants sont initiés dès leur plus jeune âge. Nicolaï se voit offrir son premier couteau à six ans, comme un rite de passage. À treize ans, il est déjà condamné pour meurtre. Entre-temps, comme tous les membres, il devra apprendre à mépriser la police, l’État et tout représentant de l’autorité extérieure, mais aussi prouver son allégeance à son groupe et aux valeurs de solidarité qu’il incarne.
Haletant, sombre, violent, ce récit de vie en forme de puzzle nous plonge dans un monde peuplé de personnages paumés et attachants, où seul le crime semble pouvoir maintenir en vie.

J’ai un faible pour les belles couvertures…et les (un peu) mauvais garçons, alors forcément, je suis tombée sur ce livre…Avide d’aventures et  de grands espaces ..passionnnant..haletant ??  non, non, déçue !  Voilà un récit froid comme une lame de couteau et parfois fastidieux comme un manuel de savoir vivre. Lilin nous convie à une visite guidée chez les bandits sibériens, bandits « d’honneur » pleins de principes qui, parfois,  seraient  presque sympathiques ne serait-ce leurs activités quotidiennes qui est de tuer, voler, faire du trafic en tout genre … Un monde fermé et hiérarchisé avec ses codes et les règles que le livre nous liste très en détails….comment se faire reconnaitre des siens, s’adresser à un bandit plus âgé, faire passer un message…etc, etc..  A noter quand même l’étonnnant passage  sur la signification du tatouage ( l’auteur est lui-même un tatoueur émérite)…message secret, histoire de la vie, passeport pour l’enfer ou le paradis, un vrai livre d’image qui a une longue tradition en Sibérie, notamment aupres de ceux, bandits ou non,  qui ont connu les goulags de Staline..ils ont leur vie dans la peau, leurs souffrances gravées à jamais sur eux, pour ne pas oublier et pour montrer ce qu’ils ont enduré..là-bas, on ne dit pas faire mais  « souffrir un tatouage ».

Beaucoup de solidarité chez ces hommes durs et religieux qui protègent les leurs mais se désintéressent complètement des  humains qui ne sont pas de leur clan ! Ames sensibles s’abstenir, certains passages de viols et autres horreurs dans les prisons pour mineurs sont insoutenabes…les bandits Siberiens en sont les témoins muets  et passifs. Beaucoup d’histoires des rixes,  de meurtres et règlements de compte au couteau d’abord pour les plus jeunes.. puis avec les armes à feu  ensuite. Souvent un  manque d’émotion et de « moëlle » dans ce livre sauf un léger trésaillement  dans les quelques passages où il parle du fleuve et des moments où il part « se reposer » au contact de la nature.

Roman  sombre et violent…..nationalistes, anarchistes, rebelles à toute autorité, sans pitié, ces anciens bandits n’existent plus..des figures cocasses que l’auteur nous  présente comme des résistants à l’arbitraire et au stalinisme..beaucoup ont connu le monde impitoyable des camps, mais comme « droits communs », pas comme politiques..ce sont avant tout des assassins et des voleurs…Un brin exotique, Lilin semble nous parler du bon vieux temps ou les criminels avaient des principes et de la discipline…doit-on le regretter ?

Une explication de l’auteur et quelques  tatouages pour vous mettre dans l’ambiance

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Des Hommes et des Dieux Atelier d’écriture

8 commentaires Add your own

  • 1. Gwenaëlle  |  5 octobre 2010 à 7 h 59 mi

    Je te laisse les bad boys et je passe! 😉

    Réponse
    • 2. sarawastibus  |  5 octobre 2010 à 10 h 28 mi

      ce qui est bien avec ces gars là … pas besoin de bouquin…avec les tatouages, on a de quoi lire pour les longues nuits d’hiver 😉

      Réponse
  • 3. Hathaway  |  8 octobre 2010 à 5 h 53 mi

    Non alors là je passe mon chemin vite vite… Suis une âme sensible moi !!

    Réponse
    • 4. sarawastibus  |  8 octobre 2010 à 6 h 27 mi

      Il y a vraiment des choses très dures dans ce livre …en plus c’est raconté « cliniquement »..très dérangeant

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  • 5. Kikine/Carine  |  10 octobre 2010 à 10 h 51 mi

    Dommage que tu aies été déçue. Je craque aussi sur la couverture : le gars qui y est représenté ressemble étrangement à un ami ukrainien sans tatoo

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    • 6. sarawastibus  |  10 octobre 2010 à 12 h 36 mi

      ah la chance de connaître un (pas trop) mauvais garçon avec cet accent si romantique….;)

      Réponse
  • 7. choco  |  30 octobre 2010 à 13 h 34 mi

    j’aime les bad boys, j’aime les tatouages et j’avais déjà repéré ce roman. malgré les avis mitigés lu ici et là, mon intéret ne faiblit pas…

    Réponse
    • 8. sarawastibus  |  30 octobre 2010 à 20 h 09 mi

      alors qu’est-ce que tu attends pour le lire 🙂

      Réponse

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