Ecrivains

29 septembre 2010 at 16 h 28 mi 5 commentaires

Antoine Volodine

Présentation de l’éditeur:La figure de l’écrivain telle que l’imagine Antoine Volodine. Ni alcoolique génial ni géant hugolien, ni romantique torturé, et encore moins sommité mondaine adulée par les médias. L’écrivain ici se débat contre le silence et la maladie, quand il n’est pas sur le point d’être assassiné par des fous ou des codétenus. Qu’il soit homme ou femme, il sait qu’il n’a aucun avenir. Souvent, il est analphabète, comme Kouriline, qui évoque oralement la terreur stalinienne en s’inclinant devant des poupées en ferraille. Il peut aussi lui arriver d’être déjà mort, comme Maria Trois-Cent-Treize, qui fait une conférence sur l’écriture dans l’obscurité totale qui suit son décès. Ou d’être en transe, comme Linda Woo, qui depuis sa cellule donne elle-même une définition des écrivains :  » Leur mémoire est devenue un recueil de rêves. Ils inventent des mondes où l’échec est aussi systématique et cuisant que dans ce que vous appelez le monde réel.

Un univers à mi chemin entre Enki Bilal et Soljenitsyne. Un monde bien à lui mais qui n’est pas le mien. Volodine nous entraîne dans une ére post-exotique imaginaire où les écrivains sont emprisonnés, torturés, réduits au silence. Régimes totalitaires, hopitaux psychiatriques…Des écrivains parfois sans écritures souvent analphabètes ..des écrivains sans lecteurs..ou du moins sans les lecteurs habituels..ici ce sont des fous dangeureux, des insectes ou des spectres et des morts .

Au milieu de cet univers noir et déprimant..une oasis d’humour  surréaliste  qui s’intitule  » Remerciements » où l’auteur rend hommage à tous ceux qui l’ont aidé à produire, à écrire…un inventaire fantastique qui va d’une femme qui lui a fait touché sa délicieuse poitrine , à la contemplation d’une collection de cochons d’Inde empaillés en passant par trois valises de manuscrits perdus à Malaga et un chien nommé Ramsés qui avec intelligence l’a toujours averti de l’approche des importuns….suivent mille choses encore plutôt cocasses qui peuvent déclencher, induire, donner de la matière, du sens à l’écriture..écrire des listes, des silences…

Un roman bien écrit mais le sens m’échappe..

Un roman bizarre, un peu barré….. un véritable univers clos et sans issue…continent du No Future  où l’auteur prétend vouloir  « démolir l’idée romantique de l’écrivain dominateur, maître du monde ». Je n’ai pas accroché du tout ! Effectivement, c’est une entreprise de démolition …que rien ne remplace !

un autre avis chez Cynthia et Mobylivres qui a trouvé l’ouvrage….excellent.

Merci à la FNAC pour m’avoir fait découvrir cet OVNI  OLNI!

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5 commentaires Add your own

  • 1. Cynthia  |  29 septembre 2010 à 16 h 46 mi

    J’ajoute à mon billet un lien vers le tien. Effectivement, ce roman est très spécial et comme je le disais dans mon billet, j’ai parfois perdu le coche surtout en lisant le portrait de Linda Woo.
    Je vois que tu as toi aussi aimé l’humour de « Remerciements », une récréation bien plaisante au milieu de cette noirceur ambiante.

    Réponse
    • 2. sarawastibus  |  29 septembre 2010 à 16 h 56 mi

      oui ce chapitre est comme un petit rayon de soleil dans la noirceur du roman…Dopmmage ce parti pris désespérant, je ne vois pas où il veut en venir ????

      Réponse
  • 3. Cynthia  |  29 septembre 2010 à 16 h 49 mi

    Arf j’ai parlé de Linda Woo mais non je voulais dire Maria trois-cent-treize, la femme nue qui donne une conférence…

    Réponse
  • 4. Cynthia  |  29 septembre 2010 à 17 h 19 mi

    Cet auteur veut-il seulement être compris? Il y a 7 personnages dans ce roman et pourtant ils semblent parler d’une seule voix, un peu comme l’auteur d’ailleurs qui prend plusieurs pseudos pour publier.
    A mon avis, il doit y avoir des indices dans ses autres romans…
    Héhé tout ça me rappelle notre lecture commune du « syndicat des pauvres types » ^^

    Réponse
    • 5. sarawastibus  |  29 septembre 2010 à 17 h 55 mi

      possible que peu lui importe d’être compris….en tout cas, s’il publie c’est qu’il veut être lu…il est obsédé par la mort et la souffrance..un monde de proies et de prédateurs où l’écrivain ne sert à rien sinon à assouvir sa folie ou celle du monde..un sacré univers de loosers qui rappelle effectivement celui des « pauvres types »…là c « le syndicats des écrivains sans lecteurs » et presque sans livres parce qu’ils parlent plus qu’ils n’écrivent…alors est-ce que ce sont encore des écrivains ??? oulalal j’ai mal à la tête là 😉

      Réponse

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