Dérive sanglante

6 juin 2010 at 13 h 08 mi 5 commentaires

 William G.Tapply

Le Mot de l’éditeur : Suite à un improbable accident de montagne qui lui a fait perdre la mémoire, Stoney Calhoun est un homme sans passé. Cinq ans après avoir quitté l’hôpital, une confortable somme d’argent en poche, il a refait sa vie dans le Maine et coule des jours paisibles entre la boutique de pêche où il travaille et sa cabane enfouie au coeur des bois. Jusqu’à ce que son meilleur ami disparaisse.
Calhoun se lance alors sur sa piste et accumule les découvertes macabres. Au fur et à mesure, il se découvre d’inattendus talents d’enquêteur qui vont le confronter aux fantômes de son passé.
Première aventure de Stoney Calhoun, Dérive sanglante nous promène à travers les paysages idylliques et chargés d’histoire du Maine, jusqu’à un final aussi violent qu’étonnant.

 Comme Walt Longmire, le shérif de « Little Bird » le héros a un chien. A part ça, peu de point commun. Ici on est dans le Maine pays des rivières et des bois, parsemé  de vieilles baraques pleines de revenants ; le royaume de la pêche à la mouche, un véritable art de vivre..atmosphère humide et pesante qui confère au livre un aspect inquiètant d’autant plus que le héros est énigmatique parce que sans passé..une intrigue dans l’intrigue..par petits bouts il essaie de reconstituer son puzzle personnel…passionnant à suivre pour le lecteur!

Comme chez Walt il y a des jolies femmes ( blondes, sportives bronzées..off course), une petite ville tranquille, un sherif débonnaire, une épicerie à l’ancienne, des habitants typiques avec chemises à carreaux  … et une cabane au fond des bois, qu’en bon disciple de Thoreau, Calhoun  s’applique à préserver ; des heures à regarder la rivière  et les truites . Mais de vieilles histoires refont surface, des fantômes  réapparaissent…suspens garanti, pas d’humour mais un climat électrique qui s’installe et vous enserre.  Avec un style alerte et l’art de semer ici et là quelques indices qui mettent la puce à l’oreille, Tapply nous tient en haleine jusqu’au bout. Superbe  description d’une  nature préservée, paysages enchanteurs qui peuvent se révéler être des endroits de mort..comme chez Johnson un environnement omniprésent qui façonne l’histoire et les hommes….se méfier de l’eau qui dort !

j’ai apprécié, tout en finesse, surtout le style… mais forcément j’ai fait le parallèle avec Walt Longmire !   Alors j’avoue ! Je préfère l’univers de Johnson, les montagnes, le ton désabusé,  l’humour, les Indiens..pour moi, ça respire la nature sauvage, primitive… plus roots !

Plus sophistiqué Taply, l’intrigue est vraiment bien ficélee..en douceur, comme pour ferrer la fario..c’est très bien écrit …..Ralph est un bon chien, mais je préfère celui de  Walt qui n’a même pas de nom ; son maître  aime picoler, reluquer les filles, vivre « fort ». Il respire le vrai justicier de l’ouest à l’ancienne!. Calhoun est énigmatique certes mais  demande la permission au mari pour devenir l’amant de sa femme, il ne se laisse jamais aller…trop bien..trop sérieux !

   C’est vrai, je suis de parti pris, mais ce n’est pas ma faute si  parfois les pêcheurs me laissent perplexes. Je songe ici à un adepte du « no kill  »  (une tribu  qui nomadise parfois entre la Durance et la Haute Loire). Quand il part à la pêche,  outre les cannes, mouches, et autre matériel technique, P.  emporte aussi un appareil photo. La pauvre M.  sait alors que, le soir venant, elle aura de superbes clichés de truites ou d’énormes black bass… mais rien dans son assiette 🙂

merci à Choco pour m’avoir fait découvrir ce bon polar, un véritable roman qui, plus sérieusement m’a fait passer un très bon moment !

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La vie est belle Alexandra David Néel, mon Tibet

5 commentaires Add your own

  • 1. Gwenaelle  |  6 juin 2010 à 13 h 36 mi

    J’ai lu Tapply avant Johnson et du coup, j’ai pu apprécier sans avoir à comparer… Un faible pour Calhoun et un coup de cœur pour l’humour chez Johnson. J’aime les deux, je l’avoue! 😉

    Réponse
    • 2. sarawastibus  |  6 juin 2010 à 17 h 59 mi

      en tout cas des lectures passionnantes et des héros bien campés..après c’est une affaire de goût 😉

      Réponse
  • 3. Choco  |  6 juin 2010 à 19 h 22 mi

    Je vois qu’il va falloir découvrir ce fameux johnson ! Je sens qu’il va me plaire !

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    • 4. sarawastibus  |  6 juin 2010 à 19 h 41 mi

      ouaip, pour sûr, ya des chances 🙂

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  • 5. P.  |  21 juin 2010 à 21 h 17 mi

    En fait si P. relâche à la rivière les poissons capturés c’est pour que le petit A., quand il deviendra grand, puisse lui aussi découvrir les joies de la pêche. Les populations piscicoles sont plus fragiles qu’on ne le pense et une pression de pêche trop forte peut conduire à la disparition des espèces. C’est pourquoi il est important de savoir limiter ses prélèvements car si un jour il n’y a plus de poissons, fini les joies de la pêche…

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