Les vieilles

31 mars 2010 at 15 h 09 mi 6 commentaires

Pascale Gautier

Présentation de l’éditeur : Il y en a une qui prie, une autre qui est en prison, une autre encore qui parle à son chat, et certaines qui regardent les voisines de haut en buvant leur thé infect. Leurs maris ont tous disparu. Elles sont vieilles, certes, mais savent qu’elles pourraient bien rester en vie une ou deux décennies encore, dans ce pays où il n’est plus rare de devenir centenaire. Alors elles passent leur temps chez le coiffeur, à boire et à jouer au Scrabble, à essayer de comprendre comment fonctionne un téléphone, à critiquer leur progéniture qui ne vient pas assez… Elles savent que le monde bouge, et qu’elles devraient changer leurs habitudes, mais comment faire, à leur âge? Aussi, l’arrivée de Nicole, une  » jeunesse  » qui entame tout juste sa retraite, et l’annonce d’une catastrophe imminente, vont perturber leur quotidien. Ce nouveau roman de Pascale Gautier est irrésistible par sa fraîcheur, sa volonté de prendre avec humour le contre-pied de certaines idées reçues sur la vieillesse.

Une galerie  de « vieilles » dames indignes ; elle habitent  « Le Trou », un village où le soleil brille toute l’année, un ghetto pour vieux et surtout pour vieilles  car les hommes sont rares tout comme les jeunes..les seuls encore « frais » sont ceux qui s’occupent des Pompes Funèbres et de la clinique …et ils sont surbookés forcément!

Des vieilles pas comme on croit, ben sûr..elles se fichent du monde qui marche, qui évolue, vivent entre elles, médisent, parlottent, trottinent, leurs travers  s’accentuent ; l’approche de la mort dépouille de tout artifice . Certaines sont horribles, d’autres adorables. Le seul homme a 80 ans et porte beau ;  prototype de la jeunesse éternelle, Don Juan au coeur sec « auréolé de gloire dans son short bleu ».

Au village, pour éviter de sombrer, chacun a un but : faire tourner  ses enfants en bourrique, se raccrocher à quelque chose… le ciel, les virées  en voiture, le porto et la télévision, la religion, un amour disparu, le sexe aussi..elles ont encore des désirs  ces dames; la froussarde, la ronchon, la grenouille de bénitier, la romantique …on a la vieillesse qu’on mérite, l’essentiel étant de  continuer à exister aux yeux des autres et des siens…ah! les  enfants, quelle  déception ! Quand ils sont loin ils téléphonent pour ne rien dire ..alors inutile de décrocher, et quand ils sont près, c’est un déluge de reproches et de recommandations!.. il y là-dessus des passages vraiment drôles dans ce roman qui a  un denouement  curieux où emerge le fantastique..la mort arrive plus tôt que prévu et  ça gâche  tout….dommage, pourquoi vouloir absolument une fin définitive à cette chronique d’une mort annoncée de toute façon vu l’âge des héros !

Dialogues de sourdes, répétition de certaines formules, soleil perpétuel,  vies si rapidement passées et liberté qui ne sert plus à rien rendent en fait ce livre un peu flippant, le rire est souvent grinçant et puis tout le monde un jour devriendra vieux et si c’est ce qui nous attend, c’est pas gai !

Aurore  a bien aimé

Publicités

Entry filed under: roman.

Allumer le chat La machine à mots…

6 commentaires Add your own

  • 1. Aurore  |  31 mars 2010 à 17 h 30 mi

    Un romn très sympa et grinçant…mais c’est vrai que la fin est un peu… précipitée!

    Réponse
    • 2. sarawastibus  |  31 mars 2010 à 17 h 58 mi

      ….j’imagine l’adaptation cinématographique qu’on pourrait en faire ..un hybride entre film « catastrophe » et Tatie Daniel 🙂

      Réponse
  • 3. Kikine  |  31 mars 2010 à 19 h 55 mi

    Ça me déprime et me fait souvent mal au coeur quand je lis des livres sur les « vieux ». Mais je suis tenté par celui-ci

    Réponse
    • 4. sarawastibus  |  31 mars 2010 à 20 h 51 mi

      en lisant le livre, on éprouve des sentiments contradictoires..rire, pitié, compassion, detestation…les vieux sont des gens comme les autres..mais plus pathétiques parce que pour eux les jeux sont fait..quoique….et ici le ton adopté rend le propos plus »‘léger »

      Réponse
  • 5. zarline  |  1 avril 2010 à 11 h 48 mi

    La veillesse traitée de manière grinçante… je suis tentée aussi.

    Réponse
    • 6. sarawastibus  |  1 avril 2010 à 13 h 32 mi

      c’est pas du tout larmoyant mais plutôt caustique….et il y a des jeunes qui ont les mêmes travers que les vieilles du livres !

      Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Saraswati a dit

Welcome to the Magicbus !

Je participe :

SWAP :

Visiteurs :

Pour me contacter :


%d blogueurs aiment cette page :