Les trésors de la mer Rouge

16 décembre 2009 at 14 h 32 mi 2 commentaires

Romain Gary

Présentation de l’éditeur: » Les trésors que j’ai ramenés de là-bas sont immatériels et, lorsque la plume ne s’en saisit pas, ils disparaissent à jamais. Le romancier que je suis, amoureux de ces diamants éphémères, parfois très purs, parfois noirs, mais toujours uniques et bouleversants dans leur mystérieux éclat, est parti à leur recherche vers cette mine de richesse et de pauvreté inépuisable que l’on appelait jadis l’âme humaine – je dis « jadis », car le mot est passé de mode, avec son écho d’au-delà.  » De Djibouti au Yémen, Romain Gary sillonne les terres brûlées et hostiles pour en rapporter un témoignage d’une rare force

 Bookomaton parle de l’influence des couvertures sur l’achat d’un livre. Et bien celle  là m’a carrément « tapé » dans l’oeil…iris violet  souligné de khol sublimement mis en valeur par le voile indigo…un appel au mystère avec un  titre très évocateur aussi… mer Rouge, trésors…Monfreid, Rimbaud, Kessel..une invitation au voyage

Romain Gary nous emmène au pays de la Reine de Saba pour un voyage dans la fournaise du désert sur les pas d’un empire colonial français agonisant ; Bat d’Af, spahis, légionnaires..comme les ombres d’un passé glorieux où  l’héroïsme n’est pas toujours là où on le croit..portraits de toubibs, d’instituteurs ou de militaires dont le seul but est de soulager une population livrée à la souffrance et au dénuement.

Ambiance Mac Orlan : La  Bandera, sable chaud, désert impitoyable..un peu désuet ce livre mais écrit avec le coeur, comme un livre d’espionnage des années 60 aussi, style OSS 117  à Djibouti..agent double, triple, jeu de dupes, macheurs de kat faussement endormis, hommes devenus fous car incapables de s’adapter à la destruction d’un vieux monde où honneur, patrie, fidélité, et abnégation signifiaient quelque chose.

Dans un style parfois theâtral, l’auteur se met en scène tel  Lawrence d’Arabie sur sa Royal Enfield, mais il fait aussi montre de beaucoup d’humanité et de respect et sait admrablement évoquer la  fébrilité  de paysages d’une sauvagerie inouie là où l’homme n’a pas de place…désert de lave, pas de vie..vide intégral qui  donne furieusement envie d’en savoir plus sur cette Arabie Heureuse qui malheureusement aujourd’hui paraît plus sauvage et inhospitalière que jamais. Petit livre très prenant …

Lu dans le cadre du challenge de Cynthia

LUS  5/ beaucoup

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Bartabas, roman Salade arménienne

2 commentaires Add your own

  • 1. Cynthia  |  17 décembre 2009 à 20 h 32 mi

    C’est un auteur que je n’ai pas encore découvert! J’ai  » Gros câlin » dans ma PAL et je lirais sans doute aussi « La vie devant soi » avant de lire éventuellement celui-ci 😉
    Billet noté dans le récap’ 😉

    Réponse
  • 2. sarawastibus  |  18 décembre 2009 à 7 h 25 mi

    j’ai adoré « la vie devant soi »..plein de tendresse et d’humour, le film qui en est tiré est épatant, surtout Simone Signoret!

    Réponse

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