Sur la route 66, petites fictions d’Amérique

9 octobre 2009 at 11 h 14 mi 2 commentaires

Eric Sarner66

Un livre offert par Kevin  lors d’un swap mémorable  organisé avec Bookomaton

….avec en prime l’intégrale des cartes routières !

66swap Présentation de l’éditeur
Pour John Steinbeck, c’était la Mother Road. Quatre mille kilomètres entre Chicago et Los Angeles, construits à l’époque de la prohibition dans des conditions insensées, à travers les plus beaux paysages du monde. La première voie intercontinentale goudronnée des Etats-Unis, la route de toutes les légendes américaines, et de quelques-uns de ses cauchemars, chantée par Nat King Cole et Bobby Troup, la route des pionniers et des Raisins de la colère. Officiellement déclassée le 27 juin 1985, réduite par endroits à l’état de piste, défoncée, perdue dans les broussailles, fermée parfois en cul-de-sac, elle ne porte pas moins avec elle la mémoire de l’Amérique. Et ce sont bien des fantômes qui se mêlent aux vivants devant Eric Sarner. Bien des souvenirs aussi de ses propres mythologies, de la manière dont ces « fictions d’Amérique  » l’ont façonné : la route n’est-elle pas pour chacun comme un miroir ? Patronne de bar à Chicago, pêcheur à la truite dans les eaux du Mississippi, gardien de motel, collectionneur de Mustang, Indien Zuni, eux aussi croisent les ombres d’Allen Ginsberg et de Jack Kerouac, de John Steinbeck et d’Elvis Presley, dans des paysages que l’on dirait d’Edward Hopper.

Un guide précieux pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus ou tout simplement inhaler une bonne dose d’air pur  sur fond de grands espaces.  L’auteur nous fait revivre la route à travers les hommes, les évènements , petite et grande histoire…poussières et larmes, cow boys et pionniers…parfois aussi  une Amérique de cinéma, de carton pâte ou de fulgutante beauté, dans un décor en technicolor. On part à la découverte d’un pays encore jeune , plein de violence et de fantasmes où  rôdent bien  des fantômes  :  stars hollywoodiennes des années héroïques, Indiens, poursuites, pauvreté, massacres, destins exceptionnels aussi  …démesure des distances,  des sentiments, ennui radical sur des centaines de kilomètres ou éblouissements qui vous scotchent devant la splendeur de décors de début du monde… la 66  épine dorsale de ce pays hors norme qui attire et repousse à la manière d’un puissant aimant.

Délire de Sarner parfois…  hommages aux poètes, aux écrivains de la Beat generation, aux musiciens de Jazz, Dylan aussi…Beaucoup de références « cinéma  » .   Tout au long de la route, c’est le sien qu’il se fait  au volant de  sa vieille Dodge

Oui voilà, c’est  une route pour se faire son cinéma sur l’Amérique, celle d’hier et d’aujourd’hui, la vraie et la rêvée : les motels et les petits musées, le Badgad café et les paysages du Momument Valley, Cadillac Ranch et hamburger « raisin de la colère ». Des villes qui défilent  et puis des vrais gens,  vies  défoncées ou révélées , bleds perdus et motels « classe » ou miteux, des rencontres surtout.

Les USA comme un grand puzzle ( pas celui de Jim Harrison …)  reconstitué autour de cette « mother road » dont il ne reste que de minuscules morceaux mais dont la légende continue…même au-delà de Los Angeles  « quand la route s’arrête, le ciel continue. »

une citation de Kerouac   James Crumley fera l’affaire :  » Quand vous êtes enfermés à l’intérieur de votre voiture, avec seulement des kilomètres et des kilomètres de montagnes… vous ne pouvez pas vous empêcher de croire que vous êtes redevenu un homme libre et meilleur. »

Cadillac-Ranch3

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Dîner au lycée hôtelier Le long de la Seine..

2 commentaires Add your own

  • 1. bookomaton  |  15 octobre 2009 à 12 h 14 mi

    Waouh, que tu me donnes envie ! Dommage que tu n’habites pas plus près…

    Se faire son cinéma sur l’Amérique, c’est exactement ça ! En quelques jours à New York, les souvenirs cinématographiques se sont bousculés, enchaînés, réveillés… Un bonheur.

    Réponse
  • 2. sarawastibus  |  22 octobre 2009 à 6 h 42 mi

    j’ai hâte d’aller là bas … l’an prochain peut-être…

    Réponse

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