Riwan ou le chemin de sable

23 septembre 2009 at 18 h 20 mi Laisser un commentaire

riwan de Ken Bugul

Présentation de l’éditeur
Dans un récit bouleversant et puisé aux sources d’un vécu authentique, ce livre raconte des destins croisés de femmes africaines prises dans des relations monogamiques modernes ou polygamiques traditionnelles. Intellectuelle, évoluée, sans vraiment être heureuse de l’être, malgré de grandes illusions initiales, la Narratrice-Personnage devient la 28ème épouse d’un marabout dont elle s’était d’abord prise d’amitié et qui habite un village quelque part dans le centre du Sénégal. Mariage qui ne sera rompu que par la mort de ce dernier. A travers la quête éperdue du personnage central pour retrouver une identité reconstruite, apaisée et réconciliée avec elle-même, il y a  une réflexion lucide et sans complaisance sur le féminisme. Beaucoup de préjugés, d’opinions reçues sur la condition des femmes africaines sont bousculés, disséqués sans pitié. Dans ce Chemin de sable dont l’auteur nous invite à suivre la trace, il y a une réflexion paradoxale et courageuse sur les traditions africaines, sur la polygamie, sur la monogamie, l’aliénation, la séduction, la vie et la mort.

 Après le noir, le jaune et le rouge de l’Afrique et du soleil…un roman brûlant qui fait l’éloge de la polygamie . C’est l’autobiographie d’une africaine cultivée très occidentalisée qui  se marie avec une homme âgé et très respecté : le Serigné, le grand Serigné admiré et adoré de ses 28 épouses..L’homme  est riche, doux et plein d’humanité…le paradis sur terre ?? pour Ken Bugul, sans aucun doute… Plus que pour le propos, j‘ai aimé le roman  pour l’ambiance,  la description du monde des femmes, riche et  plein de sensualité ;  coutumes et odeurs, mariage et désir, sexe et pouvoir…les vraies heroînes ici  sont les  femmes africaines libres et joyeuses dans le gynécée :  le mariage polygamique  est là bas  un véritable choix de vie… en Occident sous pretexte d’émancipation la femme ne serait pas vraiment heureuse car appartenir à  un seul  homme,  entraine jalousie, mensonges et névrose….ah bon ??..enfin c’est ce que pense Ken Bugul

 Son style est imagé, chaud et épicé…l’histoire est   rythmée de phrases, chansons, dictons…tournoiement des sens, parfums…ah! les petites pagnes de l’amour .. ce livre nous donne de véritable leçons de séduction pour nous les femmes occidentales un peu coincées(?) parfois  sur ce plan là..voilà une autre culture où tout est fait pour l’homme pour qu’il vous désire et vous pouvez alors l’ensorceler et le tuer d’amour et de plaisir…quel programme !!  Le ton n’est  pas cru et flamboyant comme chez Calixthe Beyala qui chauffe au fer rouge  (j’avais adoré « Femme nue, femme noire » et  « Cuisiner son mari à l’africaine » )  mais plutôt suggestif et plus poétique.

Même si on ne partage pas ses idées on suit volontiers   l’auteure sur ce chemin de sable chaud… la reflexion est bien menée ; quant à affirmer que la femme africaine est plus libre et plus heureuse en polygamie c’est une autre histoire, mais le livre irradie de tant de   bonheur d’une identité retrouvée et d’une féminité  assumée qu’un doute s’insinue…. 

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