Darshan
5 décembre 2009 at 12 12 52 1252 2 commentaires
Hier soir, première du nouveau spectacle du théâtre équestre Zingaro : DARSHAN (vision du divin)
un peu déçue
..et/ou destabilisée ?
Prête à faire quelques centaines de kilomètres pour aller voir les créations de Bartabas….quand on aime… J’avais adoré Battuta et Lungta, épopées flamboyantes : chevaux, odeurs, couleurs des robes, drôlerie, fantaisie et poésie des scènes, prouesses des cavaliers à l’assiette impeccable au milieu des spectateurs redevenus enfants devant la piste qu’on embrasse toute entière du regard !
Là, nous étions au milieu de la piste sur une sorte de grosse pièce montée qui tournait très lentement. Devant nous une petite piste et une grande toile comme un mur lumineux animé de couleurs, peintures, fresques, photos avec chevaux et cavaliers en ombres chinoises.
Se succèdent alors des tableaux sans vraiment de fil conducteur, si ce n’est l’imagination fertile du créateur ; c’est un voyage intérieur, des visions chamaniques avec le cheval pour vecteur des songes. Les musiques sont sublimes. C’est très graphique mais au détriment de l’émotion pure !
Argh! je n’aime pas cette nouvelle scénographie qui ne donne qu’une vue parcellaire du spectacle, , on tend le cou pour voir, surtout ne pas se mettre en bas près de la piste..D’habitude, c’est mon plaisir d’être au ras du cercle dans l’odeur du crottin de la sciure, en résonance avec les sabots de chevaux et les performances des cavaliers. Hier soir, j’étais en manque de grande chevauchées, de hordes au galop, du souffle des bêtes ! Presque tout se déroule en ombres derrière le mur de toile !
Reste l’impression d’une représentation moins prenante que les autres, tout aussi belle mais plus cérébrale. Bartabas prétend montrer l’invisible…Il faut la prendre telle quelle et juxtaposer les instants sans chercher à les relier…. avec cependant toujours des trouvailles fantastiques, des chevaux magnifiques (un arabe d’une blancheur immaculée qui galope seul sur la piste..) des visions de rêve ou de cauchemar, Dante et Polichinelle, Mongols au triple galop, poursuites infernales d’animaux vrais ou mythiques, moine bouddhiste au masque à gaz (ben oui…) !
Le Maitre (que vous pouvez écouter s’expliquer ici ) apparaît à la fin dans un piaffé impeccable en centaure longiligne, parfait symbole de ce spectacle épuré

…un peu trop à mon gré!







1. Hautin | 6 décembre 2009 à 21 09 43 1243
Voyage intérieur, vision chamanique…votre critique est aimable et généreuse. Pendant 30mn. on espère. Ensuite on désespère. Que c’est long. Quel ennui. Le Maître ne nous a pas même honorés d’une chevauchée. Il n’est apparu que pour recevoir de maigres applaudissements
2. sarawastibus | 7 décembre 2009 à 7 07 26 1226
..chez moi l’espoir prime toujours ! j’essaie d’être positive.. en cherchant a posterioti la poésie de ce spectacle mais c’est vrai que sur le coup je suis restée sur ma faim ;o)