Netherland

Joseph O’Neil

Le Mot de l’éditeur : Hans et Rachel vivent à New York avec leur jeune fils lorsque surviennent les attentats du 11 Septembre. Quelques jours plus tard, ils se séparent, et Hans se retrouve seul, perdu dans Manhattan, où il ne se sent plus chez lui. Il fait la connaissance de Chuck, un homme d’affaires survolté qui rêve de lancer le cricket à New York. Sur des terrains de fortune, Hans tente d’échapper à la mélancolie. Le charisme de Chuck draine une foule de joueurs du dimanche, tous venus d’ailleurs – de Trinidad, de Guyane ou de plus loin encore -, tous persuadés que l’Amérique reste le pays des possibles.
Alors que le monde ne croit plus en rien, eux continuent d’espérer. Au milieu de ces exilés, Hans retrouve un second souffle. Mais qui est Chuck ? Il faudra des années avant que le mystère qui entoure sa véritable identité se dissipe.

New York  après le 11 septembre à travers la fin d’une histoire d’amour; le choc des attentats sur le héros, son couple, sa ville d’adoption.  Une ville dans laquelle il se sentait bien avant, quand  tout n’était qu’énergie et ambition. Par un effet miroir, au lendemain de la catastrophe, tout se désagrège pour Hans ; A la recherche d’un nouveau souffle, sa femme retournée en Angleterre,  il s’entiche alors d’un homme mystérieux,  Chuck. Chuck, un émigré à  l’image d’une Amérique de tous les possibles, mais aussi des interdits qu’on doit contourner et des combines qu’on doit monter pour réussir.

Le héros joue au cricket, beaucoup, souvent ..très longues descriptions fastidieuses mais qui nous donnent l’occasion de découvrir  les nombreuses nationalités qui peuplent cette mégalopole  ; on vient aux USA du monde entier pour une vie meilleure, NY reste un Eldorado, une ville  increvable, encore porteuse de rêves et de force.

Un style classique, un ton mélancolique, nostalgique…qui veut donner à travers une histoire personnelle le ” pouls” de cette  ville blessée…telle qu’on la sent quand on aime, puis  détestée quand on n’a plus la pêche. NY n’est pas pour les losers ! Il parait que le Président Obama a beaucoup apprécié ce livre… On ne doit pas avoir tout à fait les mêmes goûts ! Un roman bien écrit c’est vrai mais trop lent, ponctué de réflexions parfois pesantes…à force d’intérioriser, on perd le rythme d’une histoire qui aurait pu être plus percutante ;  le climat de NY après les attentats y est-il pour quelque chose ? Les Américains l’ont peut-être ressenti de cette façon.

Alors que les problèmes existentiels du  héros ne m’ont pas convaincue, j’ai aimé la façon dont il parle de New York, parcs, quartiers typés, atmosphère désuète et surréaliste de l’hôtel Chelsea. Cette grande ville nous semble plus proche, pulse, inquiète, déborde ; c’est la véritable héroïne du roman ! Contrairement à Hans, tiède, désenchanté..en décalage complet avec cette cité frénétique et omniprésente.

Lu dans le cadre du Challenge ” New York ” organisé par Emilie

17 janvier 2012 at 18 06 59 0159 1 commentaire

Enfances

Sempé

Le Mot de l’éditeur : De Sempé, on connaît évidemment les dessins du Petit Nicolas. Mais c’est un autre regard sur l’esprit d’enfance qu’il propose dans ce nouvel album. Dans le long et passionnant entretien avec Marc Lecarpentier, qui accompagne ses dessins, Jean-Jacques Sempé dit ses douleurs et ses joies de jeune Bordelais soucieux de «sauver les apparences», de trouver un métier, et de réussir à placer ses dessins dans les journaux. Et il confie aussi : «Il m’est arrivé de devenir, par moments, raisonnable mais jamais adulte.» Le lecteur le vérifiera, sourire aux lèvres. Les nombreux dessins de ce livre, anciens ou récents, pour la plupart inédits, nous rappellent avec douceur le bonheur de l’insouciance.

Je suis une fan absolue de Sempé, ce vieux monsieur aux yeux tellement bleus, tellement doux !..donc ce billet n’est pas du tout objectif !!
Voilà un gros livre plein de larmes et de rires, plein d’enfance et d’insouciance, suspendu entre joie et tristesse. Dessins de l’instant, du temps arrêté sur le frissonnement du bonheur ; ces petits moments de rien du tout qui font belle la vie ; du soleil, une mer bleue, un champ doré un soir d’été, une superbe passe de ballon, un long après- midi d’ennui…. fantastique ennui où l’imagination nous emporte loin de tout !
J’ai l’impression que maintenant, on ne sait plus s ‘ennuyer, ou plutôt pas question que les enfants s’ennuient !!! Et pourtant, quelle jouissance de ne rien faire ….J’ai des souvenirs de promenades en vélo dans la campagne, sans  autre but que de  suivre sa fantaisie, s’ arrêter près d’un ruisseau, regarder l’eau des heures ; une journée pleine de possibles entrevus  et rêvés qui permettront d’aborder la réalité  avec plus de confiance et de joie.
Sempé  a beaucoup dessiné la mer, les enfants sages qui apprennent à jouer d’un instrument..seuls, appliqués, des enfants qui courent dans les hautes herbes, grimpent sur des arbres, avec la  grande ville autour et  les adultes qui veillent.
 Quand on est enfant, tout parait si énorme, si intimidant !
Il a gardé ce même regard sur  le monde, resté bloqué pour toujours à la case “tendresse”. Lui qui a eu une enfance si dure, si pauvre, si triste – il le raconte ici avec pudeur – . A la maison, il recevait des “torgnoles”, ses parents se battaient, il n’y avait pas d’argent, mais, il savait faire le pitre,  des bêtises, grandes et petites ; et puis,  il y avait les copains, le foot, la musique, la radio….il trouvait là les  moments lumineux qui chassaient  de  son coeur la tristesse.
Un régal ce livre…pas tout le temps drôle ce qu’il raconte mais ce qu’il dessine est toujours sensible et attachant, ironique, nostalgique, baigné d’une tendresse immense.

14 janvier 2012 at 15 03 34 0134 2 commentaires

J’aime mes nouvelles poulaines en laine

C’est peut-être à force d’écouter le nouveau CD de Voulzy… avec des bouts de laine qui me restaient, j’ai réalisé des chaussons dignes d’une châtelaine (pauvre et rustique….mais de bon goût !)  ) du Moyen-Age

C’est rigolo à faire, écologique, confortable et facilement modulable selon la grandeur du pied (pour du 39, il faut tricoter 24 mailles avec des aiguilles de 5 pour le grand carré) , je vais bientôt y coudre du cuir en-dessous pour éviter de me casser la figure dans les escaliers du donjon.

Voilà le travail :)

11 janvier 2012 at 12 12 53 0153 Laisser un commentaire

POP UP : tout pour créer toi-même tes pop-up

Ruth Wickings et Frances Castle

Le Mot de l’éditeur : Les quatre pop-up présentés en pièces détachées dans cet ouvrage sont classés du plus simple au plus difficile à réaliser. Il suffit au lecteur de détacher les pièces prédécoupées, de retirer le papier des languettes autocollantes et de suivre les instructions pas à pas pour créer un dragon qui crache du feu, un château de conte de fées, un monstre Frankenstein et une scène de jungle pleine de détails.Par ailleurs, les « Mini-Cours du Maître » expliquent comment réaliser des cartes simples en employant les techniques du pop-up. L’ouvrage idéal pour s’initier aux techniques de base et devenir très vite un virtuose du pop-up !

Un livre pour petits (pas trop quand même…)  et grands bricoleurs…en plus, c’est pas difficile à réaliser. Pas besoin de colle ni de ciseaux ! !! Les pièces sont prédécoupées, les bords précollés . Il suffit de suivre les instructions pour fabriquer les figures en relief. Les couleurs sont vives, le cartonnage solide et  les thèmes sont ceux qu’aiment les enfants : dragons, châteaux forts, jungle, robots..

  Les techniques de base sont expliquées de façon claire avec dessins et exemples..le livre est beau,  ingénieux, attrayant et fera le bonheur d’un  enfant de plus de 7 ans ou moins s’il est avec un adulte.

 

Tellement tentant, que je n’ai pas pu résister …. Normalement, je garde ce livre pour mon petit fils, mais comme il n’a pas encore deux ans…. je risque  d’attendre un certain temps. Alors, j’ai craqué pour le Dragon Rouge et en quelques instants, j’ai bricolé un magnifique pop up !

C’est beau non ? Et tout le monde peut en faire autant. Ensuite on peut créer des cartes, des mini livres, laisser aller son imagination en 3D…Pas besoin de lunettes ;)

Merci aux Editions Flammarion ( Père Castor)  et à Babelio pour ce livre

8 janvier 2012 at 14 02 47 0147 2 commentaires

Les petits plaisirs du moment…

     Pour faire honneur au Kusmi tea envoyé par Tiphanie, j’ai tricoté un chauffe-théière à ma fidèle compagne.

J’ai trouvé le modèle dans un ancien numéro de “Marie Claire Idées”, il garde mon breuvage au chaud quand je tarde à finir ma tasse tout en écoutant les musiques qui m’enchantent en ce début d’année

Deux univers insolites  : Voulzy le troubadour. Un bel album, du ” Moyen-Age” pop (?), pas sirupeux, mais planant avec des accords subtils ..  “Jeanne”, “En regardant vers le pays de France”..des mélodies baroques qui nous emmèment dans un rêve de temps anciens, de belles dames et d’amour courtois. Délicatesse, douceur, noirceur un peu aussi.

Le monde de “Bat for Lashes” m’a aussi conquise…une pop rythmée et captivante qui rappelle Kate Busch, une voix qui porte à l’imagination, sombre ou légère, crue ou naïve…. un peu de Björk. Pour écouter c’est LA ….Sleep alone

j’aime

Et puis il y a  Sempé. Un cadeau de Noël, “Enfances”.

Il en parle si bien, lui dont la sienne fut si triste ; un billet bientôt sur ce livre drôle et sensible..sourire et larmes..rêve et humour pour s’en sortir. Il reste un éternel enfant pour notre plus grand plaisir.

6 janvier 2012 at 14 02 32 0132 15 commentaires

SWAP du NOUVEL AN

Saraswati….. le (Nnième ) retour ?        Oui,  grâce au swap organisé par le Herisson, me voilà de  nouveau sur mon blog, pleine de bonnes résolutions que je ne tiendrai pas ; la première : écrire très régulièrement ici, même si ma maman est la seule à me lire.

Attention les yeux !!

C’est  qui ?c’est qui ? qui en ces premiers jours de  2012, m’en fait voir de toutes les couleurs ?

Une grosse boîte de Kusmi tea aux agrumes, un petit gâteau aux noix, une boîte de 50 résolutions ( avec lesquelles on a bien ri au Réveillon!!) une carte, un agenda tout rose et tout doux, des marque pages et deux livres fort bien choisis “Le Temps des Possibles” de Suze Rotolo….On y parle de Greenwich Village durant les années 60  et “Chinoises” de Xinran…un auteur que j’adore !

 Merci Thiphanie pour ce joli colis de Nouvel An et Bravo à Sophie qui a organisé ce swap très réussi !

Je profite de ce moment euphorique pour vous souhaiter une EXCELLENTE ANNEE !

Le swap s’intitule “En route pour 2012″ alors, je vous la souhaite semée de bonheur et de surprises.         Comme Arthur, il suffit d’aller d’un bon pas en regardant la course des nuages dans le ciel, le sourire au lèvres pour que tous vos souhaits se réalisent !

4 janvier 2012 at 8 08 11 0111 29 commentaires

Juste avant

Fanny Saintenoy

Le Mot de l’éditeur : Juste avant de disparaître, juste avant de continuer à vivre: voici le bouleversant portrait croisé d’une très vieille dame sur son lit de mort, Juliette, et de son arrière-petite-fille Fanny, bousculée par la vie moderne. Avec leurs deux récits qui alternent en courts chapitres, cinq générations s’observent, un siècle s’écoule: les orteils de Juliette enfant tombent congelés pendant la Première Guerre, le jeune mari Louis, résistant communiste, tombe pendant la Seconde Guerre. Une seule fille naît, c’est une rêveuse impénitente, et elle tombera d’un cancer à tout juste cinquante ans. Elle élèvera une fille sans mari, Martine, l’instit’ hippie, obsédée par les voyages à l’autre bout du monde. Et enfin Fanny, la trentenaire paumée qui a donné naissance à Milena. Face aux duretés de la vie, face à la mort qui sème la zizanie, ces femmes gardent une gaieté indéfectible. Ce texte qui alterne poésie douce et drôlerie franche charme par sa maitrise et sa simplicité.

 Une belle histoire écrite à quatre mains,  une histoire simple qui raconte la vie de cinq générations de femmes qui traversent le siècle. Des vies faites de petits bonheurs, de peines immenses ; une vie où les hommes sont absents ou morts trop tôt ; défilent les années  à travers le prisme du quotidien ; rien d’extraordinaire, la vie quoi…comme on dit. L’arrière grand-mère, Granny se meurt doucement dans une maison de retraite..elle repense à tout ça.. légère, révoltée, apaisée..alors, lui répond en écho sa petite fille, Fanny qui se rappelle la sienne plus courte forcément,  différente mais si semblable .. des moments de grâce, de tristesse…c’est ce que lui a  légué cette grand -mère en début de chaine : une lignée  de moments heureux et malheureux, qui mis bout a bout..blanc, noir… dessinent une  alternance qui rend la vie si palpitante, si incroyablement brève et unique.

Le livre  parle de la mort, de la vieillesse mais aussi et surtout  des souvenirs, des champs de blé en été, de jardin,  de la Dordogne, des fêtes,  des lumières de l’amitié, d’amour, de combat, de l’odeur des gâteaux..Fanny est jeune, forte de la vie de l’autre qui part ; un même sang coule, un même sang qui continuera de couler après, juste après. Une tendre nostalgie, comme une caresse sur la joue, un regard complice..la mort de Granny n’est pas triste ; elle rapproche, donne à toutes ces femmes  la certitude de faire partie d’une famille, de partager à jamais des souvenirs qui les lient, comme un trésor. Un ton mesuré, léger, des mots simples et justes.

Un livre à offrir à ceux qu’on aime..court, bouleversant, parfois drôle…on sourit doucement ;  on y trouve un peu de sa propre vie, de ses peines, de ses joies, de sa famille et de ses souvenirs d’enfance.

15 novembre 2011 at 8 08 05 1105 2 commentaires

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