Sous le signe de Zorro

Travaux d’automne sous le signe du renard et des couleurs de saison !OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un pull bien chaud pour Arthur (laines et modèle Phildar) et un adorable renardeau couché en boule. Réalisé dans une feutrine très douce, ce kit a été acheté sur le site des "Brodeuses Parisiennes". Il ornera le mur d’une chambre.

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29 septembre 2014 at 13 h 35 mi Laisser un commentaire

Pétronille

Amélie Nothomb9782226258311g

Extrait : "L’ivresse ne s’improvise pas. Elle relève de l’art, qui exige don et souci. Boire au hasard ne mène nulle part.
Si la première cuite est si souvent miraculeuse, c’est uniquement grâce à la fameuse chance du débutant : par définition, elle ne se reproduira pas.
Pendant des années, j’ai bu comme tout le monde, au gré des soirées, des choses plus ou moins fortes, dans l’espoir d’atteindre la griserie qui aurait rendu l’existence acceptable : la gueule de bois a été mon principal résultat. Je n’ai pourtant jamais cessé de soupçonner qu’il y avait un meilleur parti à tirer de cette quête.
Mon tempérament expérimental a pris le dessus. À l’exemple des chamans amazoniens qui s’infligent des diètes cruelles avant de mâchouiller une plante inconnue dans le but d’en découvrir les pouvoirs, j’ai eu recours à la technique d’investigation la plus vieille du monde : j’ai jeûné. L’ascèse est un moyen instinctif de créer en soi le vide indispensable à la découverte scientifique.
Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de «manger un truc» : c’est une insulte à la nourriture et plus encore à la boisson. «Sinon, je deviens pompette», bredouillent-ils, aggravant leur cas. J’ai envie de leur suggérer d’éviter de regarder de jolies filles : ils risqueraient d’être charmés.
Boire en voulant éviter l’ivresse est aussi déshonorant que d’écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime.
Donc, j’ai jeûné. Et j’ai rompu le jeûne avec un Veuve-Clicquot. L’idée était de commencer par un bon Champagne, la Veuve ne constituait pas un mauvais choix."

Un roman léger comme des bulles du champagne. Inattendu et exotique.. ???    oui, exotique, l’auteur le prétend …. Mais n’oublions pas qu’Amélie Nothomb est belge :o))

Une histoire d’amitié et d’ivresse…ou d’ivresse de l’amitié et d’amour immodéré du champagne et de ses effets ; ses affres et ses plaisirs. Mensonges et disputes, et toujours cet art consommé de voler tel un pinson au-dessus des contingences de l’existence. J’aime sa folie douce qui pimente un  quotidien parfois bien morose. Tout est possible, petites et grandes décisions..Traverser le Sahara, prendre le RER B, accepter de sortir le caniche noir rasé de l’horrible Viviane Westwood.

Les mots sont bien là, l’écriture à sa place, les tournures implacables..une belle mécanique bien huilée ..on est pris, on sourit, on compatit.

j’ai aussi bien ri … AAAAh Avoriaz  Acariaz et ses locations pleines d’acariens..ça m’a rappelé un séjour pourri ; impossible d’ouvrir les fenêtres et de secouer toute une literie habitée par des milliers de mini monstres dopés à l’altitude. J’ai encore ri…un peu jaune là…lors du voyage chez les Fanto, au pays des prolos…un peu caricature là non ? Ils existent encore des communistes de cet acabit ??

C’est farfelu et touchant.Sacrée personnalité cette Pétronille !

Y a pas à dire, Amélie, le champagne est son domaine…..vraiment agréable à lire …je l’ai lu si vite…trop vite, trop agréable à lire ??? J’ai raté un message ?? Quelque chose d’important, de profond ?? peu importe en fait. Voilà un auteur qui se met en scène avec délectation, fantasme sur la copine idéale, la compagne de beuverie tout terrain (double d’elle même ?)spectatrice et actrice de son oeuvre et de sa vie ?? on peut le penser pour ce roman pas compliqué mais qui l’est peut-être un peu plus que ça ??? Bon là, on va croire que j’ai abusé de la boisson….euh un peu..j’arrête..lisez, buvez, dégustez

En tout cas, j’ai détesté la fin trop brusque de l’histoire. Comme une douche froide, l’impression de boire un quart Perrier éventé au lieu d’une flûte débordante de  Ruinart 2006… Zut, arrêtez tout p.167 à "….bon anniversaire " !20202-650x330-bouteille-de-champagne

28 septembre 2014 at 13 h 46 mi Laisser un commentaire

Eté

 Bientôt, reprise en main  sérieuse du blog….Pendant l’été, pas d’ordi !!!  mais toujours des livres…j’ai goûté à tout, Axel Kahn, Jean-Paul Kauffmann, … Molosses, Yeruldelgger,..etc.. L’étonnant " Mors aux dents" de Vladimir Pozner. Et entre brocantes, balades, cueillette de champignons, averses et nuages (dans le Mézenc, certaines petites bêtes étaient à la fête ) IMG_0017bricolage et bavardages, nous avons décidé de remonter la yourte – souvenir de Mongolie- qui depuis longtemps sommeillait dans le grenier. A part quelques trous et des milliers de crottes, cadeaux des souris qui ont dû passé des hivers 004particulièrement confortables dans les feutres, elle était en bon état.

  Assemblage laborieux avec télescopage des lieux et des époques car grâce aux casques- parfois il est vrai, un peu grands-  on a a évité de recevoir les rayons de bois sur la tête et de fréquents combats ont maintenu haut le moral des troupes :o)084

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25 août 2014 at 9 h 10 mi 1 commentaire

Les "Terracotta Daugthers" de Prune Nourry

Au Centquatre à Paris jusqu’au 1er Juin, on peut voir une armée de terre cuite de 108 adolescentes chinoises qui ,tels les fameux guerriers de Xi’an, seront enterrées en Chine en 2015. C’est un hommage aux millions de filles "disparues" avant leur naissance à cause de leur sexe. Ces statues ont été réalisées en Chine dans les vieux ateliers qui fabriquent encore des répliques des guerriers enterrés. Un projet porté par le talent, la patience et la détermination de Prune Nourry.

Une installation imposante dans le cadre immense du Centquatre. Huit modèles d’origine ( 8 orphelines chinoises) sculptés en terre par l’artiste et répliqués par les artisans avec seulement une petite différence à chaque fois. 108 filles au garde à vous, symboles puissants et immémoriaux de vies à jamais disparues. Elles seront exhumées en 2030 quand les conséquences du déséquilibre démographique culmineront en Chine. Cette installation m’a beaucoup touchée : le silence de ces filles, leur masse, leur fragilité, leur sérénité comme un reproche muet face à cette injustice fondamentale qui fait que parce qu’on est fille, on n’a pas le droit de vivre.

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16 avril 2014 at 15 h 52 mi Laisser un commentaire

Nââândé !?

Eriko Nakamura71xIos62haL._SL1500_

L’éditeur : Nââândé ! ? (Ohlala mais que se passe t-il ! ?), c’est le cri que cette japonaise, vivant à Paris depuis dix ans, continue de pousser chaque jour ou presque dans le métro, lors d’un mariage, d’un réveillon, sur la banquette d’un taxi, dans des toilettes publiques ou chez le boucher. Le médecin ? Le « déshabillez-vous » de nos généralistes est une terrible offense pour les japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse. Le métro ? Mais où sont-ils les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal. (….) Avec humour et sagacité, Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d’être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement violent… au point que certains japonais visitant la capitale pour la première fois sont victimes d’une dépression violente : « le syndrome de Paris ». 
Honte aux Parisiens. Des membres d’une association japonaise "Green Bird" forte de 150 bénévoles  (dossard vert, gants jaunes) nettoient inlassablement avec une pelle et un balai les abords de Notre Dame, du Musée d’Orsay et de la Tour Eiffel uniquement afin de rendre présentable notre capitale à leurs compatriotes qui la découvrent pour la première fois. Car Paris est une ville mythique. Idéalisée à l’extrême par un peuple admiratif d’une France romantique et chic, le choc du réel peut être fatal à certains !. Et ce n’est pas fini !
On a encore (un peu) honte pour pas mal d’autres choses dans ce petit livre mais on rit aussi beaucoup ! Voilà une bonne façon de voir à travers d’autres yeux nos …travers, et nos qualités. De même que j’ai découvert la culture japonaise sous un angle nouveau et parfois inattendu.
Pour certaines pratiques, c’est une autre "planète" où j’aimerais un jour me transporter rien que pour connaitre les toilettes, le respect des biens publics, les trottoirs propres, les visites médicales en pyjama, les réunions au quart de poil avec ordre du jour et respect du temps de parole.Par contre, je n’ai pas vraiment envie de fréquenter un métro ou le pince-fesses est une activité très prisée (Nââândé !!), des collectionneurs de petites culottes usagées ou des lolitas perverses ! Nobody is perfect !
Mai j’ai aussi appris avec plaisir que -contrairement à ce que je pensais- les Japonais, sous leur dehors strict et coincé, le sont parfois bien moins que les français quand il s’agit de faire la fête; ils savent se lâcher pour de bon loin des convenances sociales et des codes vestimentaires. Ils assument et tolèrent les ados attifés comme des personnages de manga, les clients honorables complètement saouls que des hôtesses compréhensives raccompagnent avec dignité jusqu’au taxi.
Tout cela est dit avec humour, délicatesse et "mesure"….Très plaisant!
 Photo du tableau de bord d’un avion d’un WC japonais :42057

20 mars 2014 at 16 h 07 mi Laisser un commentaire

Ormuz

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Quatrième de couverture : Unissant le golfe Persique à la mer d’Arabie, le détroit d’Ormuz voit transiter une part importante du pétrole et du gaz irrigant l’économie mondiale. De temps à autre, l’Iran menace de le bloquer, cependant que les États-Unis y font défiler leurs navires de guerre. En gros, c’est ce que l’on désigne comme une zone de tensions, et comme un enjeu stratégique. Or Wax, un personnage aux contours indécis, a formé malgré tout le projet de le traverser à la nage. Y parviendra-t-il, avec l’aide du narrateur et en dépit de difficultés innombrables, ou bien va-t-il plutôt se noyer dans le détroit, pour finir ?

Wax a-t-il réussi à traverser le détroit ? Et d’ailleurs,Wax existe-t-il vraiment ? …..Après tout, peu importe.

Il nous suffit de suivre sa trace sous la plume de Jean Rolin pour mesurer la vanité de l’aventure et la dangerosité de ce lieu hautement stratégique raconté ici de façon inattendue avec un luxe de détails digne d’un naturaliste. Les lieux, les hommes, les animaux, les bateaux de guerre, les barques de pêche, la contrebande, les plantes. Tout a sa place ni plus ni moins dans ce  jeu d’échec grandeur nature, où les puissances se jaugent et s’affrontent.Oman, Irak,Iran, Emirats, USA, France et d’autres"acteurs" des grandes manoeuvres qui prennent ici des allures de film d’avant guerre avec ses officiers en uniforme blanc, ses bouges et ces supposés espions.

Beaucoup de parenthèses et de digressions baroques et savoureuses tout au long des ces courts chapitres émaillés de noms d’oiseaux (guide ornithologique à l’appui), de navires de guerre (avec fiche technique et armement) de batailles (avec dates et référence youtube)  d’ilôts et de vieux fortins en ruine. C’est plein d’ironie et de sable, ça grince, le soleil tape, les stratégies se déploient dans ce minuscule environnement hostile et brûlant..(ah les stratégie asymétriques !!!) Tout est dans le pouvoir des mots et l’auteur en conteur moderne nous entraîne, sur un sujet pourtant loin d’être romantique, sur les sentiers de l’ailleurs et de l’impalpable. On a alors le sentiment d’un voyage au bout de l’absurdité..Quelques arpents de sable, une mer polluée, un enjeu planétaire où le spectacle des nations qui montrent leurs muscles nous apparait vain et ridicule. Un très bon moment de lecture et une réjouissante leçon de géopolitique !650px-Straße_von_Hormuz

11 mars 2014 at 18 h 07 mi Laisser un commentaire

Stage "osier" 2

A la "Maison du Parc des Marais" près de Carentan à Saint-Côme-du-Mont.

On a réalisé en une courte matinée -frisquette- une tontine en osier vivant….. Fastoche ! Il suffit d’être attentif et méthodique :o)

Il faut un grand pot plein de terreau + 24 tiges d’osier ( 1,80m). On plante les tiges dans la terre, bien les répartir autour du pot (d’abord 12….puis les 12 autres entre les précédentes)et les ficher jusqu’au fond. Ensuite, on les croise 2 par deux, toujours dans le même sens ; on fixe le point de croisement provisoirement avec un lien (ficelle ou fil de fer)

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On continue selon la même technique sur 4 ou 5 hauteurs de façon à obtenir des losanges : à chaque fois on fixe les points de croisement, on enlève les fils de fer au fur et à mesure. Veiller à ce que les pointes des losanges d’une rangée soient toutes à la même hauteur.

Ensuite on confectionne avec deux grands brins d’osier un cercle que l’on va placer dans le bas du treillage (au tiers intérieur), le fixer avec un lien d’osier. Enfin, on réunit les tiges en haut en ficelant le tout avec un des 24 brins que l’on a tressés.OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est de l’osier vivant, c’est à dire qu’il faudra laisser le pot dans une bassine d’eau pendant 1 an pour que les boutures prennent. Ainsi, l’osier va pousser avec cette jolie forme; on peut en attendant, planter au milieu des plantes grimpantes, type volubilis ou capucine. Je sais pas si j’ai été très claire ???? Au bout d’un an, on peut mettre en terre la structure. J’ai hâte de voir les feuilles pousser !

2 mars 2014 at 14 h 26 mi 4 commentaires

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